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Juillet 2001
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Conseil Général
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13 - 2001, ASES 58 G - Participation du Département de Paris, au titre de 2001, pour les actions menées par l'Union française pour la santé bucco-dentaire 75 - Comité de Paris (9e). - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de signer avec ledit organisme une nouvelle convention

Débat/ Conseil général/ Juillet 2001


Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons au projet de délibération suivant ASES 58 G. Il s'agit de la participation du Département de Paris, au titre de 2001, pour les actions menées par l'Union française pour la santé bucco-dentaire 75 - Comité de Paris.
Je donne la parole à Mme CAPELLE.
Mme Liliane CAPELLE. - Merci, Madame la Présidente.
Ce projet de délibération, nous l'approuverons, mais vraiment faute de mieux !
En effet, les actions de dépistage et de prévention bucco-dentaire sont indispensables notamment en direction des enfants et des pré-adolescents. Mais il faut ensuite que se mette en place un suivi des soins surtout lorsque ceux qui en besoin sont les jeunes issus des milieux les plus défavorisés.
Or, le système qui prévaut comporte une lacune importante puisque si les soins d'orthodontie sont effectivement effectués à l'I.P.D.I., il n'en est pas de même pour les soins des caries, par exemple, et ceci pour une raison simple : parce que dans une continuité de logique extrêmement libérale, la C.P.A.M. s'est désengagée de toute la partie soins dispensée justement à l'I.P.D.I. Cet établissement est rutilant, neuf, bien équipé et sera certainement performant dans le seul domaine qui lui est maintenant dévolu : l'orthodontie mais quid des petits Parisiens qui ont besoin de soins dentaires et dont les familles, pour des raisons diverses, le plus souvent financières, ne peuvent se rendre dans des cabinets de dentistes libéraux ? Je devrais préciser "non seulement ne peuvent pas", mais il leur est certainement très difficile avec des bons, parce que c'est cela le système mis en place, c'est quelquefois très humiliant de présenter ces fameux bons. Il faut donc remettre en place un système de ramassage des enfants dans les écoles vers des centres de soins, des partenariats sont à envisager peut-être avec l'hôpital Rothschild qui dans le cadre de sa réorganisation accueille un service d'orthodontie, ou toutes autres structures situées dans l'Est parisien. C'est le seul moyen qui puisse garantir à tous les enfants après dépistage d'être soignés car que vaut un dépistage s'il n'y a pas de soin ensuite ?
C'est un enjeu important de santé publique, voire prioritaire, car ce sont les plus exclus qui se trouvent encore confrontés à des difficultés qui viennent se surajouter à d'autres.
Le Département de Paris se doit dans ce domaine d'être exemplaire, comme dans d'autres.
Je vous remercie.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci.
La parole est à M. LHOSTIS.
M. Alain LHOSTIS, au nom de la 5e Commission. - J'ai noté ce que vient de dire Mme CAPELLE ; elle a annoncé qu'elle soutiendrait la délibération, elle a dit qu'elle la voterait, faute de mieux.
Je crois toutefois qu'il faut rappeler que les résultats des dépistages, pour l'année scolaire 2000-2001, ont fait qu'avec l'U.F.S.B.D., sur 42.572 enfants, 29.916 ont bénéficié de séances d'éducation ; à l'I.P.D.I., 15.150 ont bénéficié d'une séance d'éducation.
Bien évidemment, sera communiqué au Conseil de Paris, dès que les rapports d'activité seront disponibles, un bilan complet de l'activité des deux organismes.
La remarque qui est faite par Mme CAPELLE sur le suivi après le dépistage, des problèmes de soins des enfants est un problème majeur. Je serai un peu moins sévère qu'elle pour rappeler qu'il va y avoir une avancée de la part de la Caisse primaire qui, jusqu'à présent, ne mettait en place un dispositif de gratuité des soins que pour les enfants des arrondissements du nord-est ; à la rentrée, cela sera étendu, avec la participation de l'U.F.S.B.D., à l'ensemble des arrondissements parisiens.
Vous avez raison, le dispositif avec la prise en charge par les vignettes peut avoir un caractère stigmatisant, voire humiliant ; toutefois, dans l'attente de rediscuter avec la Caisse primaire d'assurance maladie, je pense que nous devons donner une suite favorable à ce dispositif. Pour en avoir parlé récemment avec le Président de la Caisse primaire d'assurance maladie de Paris, à l'occasion de l'inauguration, à laquelle vous assistiez, des magnifiques locaux consacrés à l'orthodontie, je lui ai rappelé que vous, moi et d'autres, nous avons agi à l'époque pour qu'on puisse continuer à faire du soin. Sans vouloir l'engager plus qu'il ne me l'a dit, il m'a informé qu'il était ouvert à une discussion de ce type pour éventuellement envisager si l'I.P.D.I. ne pourrait pas répondre en partie à nouveau à ce type de problème. Mais, dans l'attente, je rappelle aussi que tous les enfants qui sont dépistés à l'U.F.S.B.D. peuvent se rendre au centre dentaire Georges-Eastman, ce qui est également un bon élément de réponse. Par ailleurs, j'ai demandé à la D.A.S.E.S. que la médecine scolaire s'implique plus fortement sur ce problème bucco-dentaire, et que pour les enfants dépistés avec des caries, on tente de faire les rappels nécessaires pour qu'ils soient suivis avec les soins adéquats.
Voilà certes quelque chose qui est en développement, sur lequel il faut continuer de travailler, mais je pense qu'aujourd'hui, la Caisse primaire d'assurance maladie est prête à revoir son action dans un renforcement du dépistage, y compris des soins, et je pense que sur ce plan, nous pourrions arriver à des avancées dans les mois qui viennent.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci, Monsieur LHOSTIS.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 58 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2001, ASES 58 G).