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Juillet 1997
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Conseil Général
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6- 1997, ASES 69 G - Subventions à des organismes participant à l'opération " Ville-Vie-Vacances ".

Débat/ Conseil général/ Juillet 1997



M. LE PRÉSIDENT. - Nous passons à l'examen du projet de délibération ASES 69 G accordant des subventions à des organismes participant à l'opération " Ville-Vie-Vacances ".
Mme CAPELLE a la parole.
Mme Liliane CAPELLE. - Merci, Monsieur le Président.
Cette année encore, l'Etat et la Ville de Paris participent conjointement à l'opération " Ville-Vie-Vacances ", et on ne peut que s'en féliciter.
Je voudrais souligner l'effort particulier consenti cet été, par la Préfecture de police pour les activités proposées aux jeunes Parisiens.
Ainsi l'Etat a décidé, cette année, d'amplifier son action et de renforcer le programme de ces activités " Ville-Vie-Vacances ". J'ai pu constater personnellement et sur le terrain l'intérêt tout particulier des jeunes de ces quartiers défavorisés pour ces activités en relation avec des jeunes policiers, qui font là un travail tout à fait remarquable.
A Paris, la Préfecture de police affecte spécialement, pendant les mois de juillet et d'août, une centaine de gardiens de la paix. Cet effort important, essentiellement réparti dans les arrondissements de l'Est de la Capitale, permettra de répondre à l'intérêt croissant que les jeunes Parisiens portent à ce programme d'activités.
Dans le 11e arrondissement, cinq gardiens de la paix participeront à l'animation des activités proposées à la piscine Rigane, au gymnase Saint-Bernard, à des actions de prévention routière. Dans le 20e arrondissement, ce sont vingt gardiens de la paix, tous volontaires, qui accueilleront les jeunes sur des sites aussi variés que le terrain d'éducation physique de la rue Le-Vau, le stade Léon-Frapié, la piscine Georges-Vallerey.
En plus de ces actions spécifiques, les enfants qui se rendront à la base interdépartementale de Choisy-le-Roy ou à Pantin seront encadrés par 43 gardiens de la paix et policiers auxiliaires.
A ce renforcement de l'encadrement s'ajoute la diversification des activités proposées aux jeunes Parisiens. Pour simplifier, je dirai qu'il y en a pour tous les goûts, du football au basket-ball, du volley-ball au handball, de la natation au V.T.T. et aux jeux de société, toute une panoplie d'activités de nature à satisfaire les plus exigeants.
Si je souligne volontiers l'action et le volontarisme de la Préfecture de police, c'est pour déplorer que l'effort de la Ville de Paris ne soit pas, cette année encore, à la hauteur de l'enjeu.
Les subventions aux organismes participant à l'opération " Ville-Vie-Vacances " sont en diminution en franc constant par rapport à 1996. Les subventions pour les associations sont systématiquement revues à la baisse. Il devient difficile, naturellement, pour ces organismes dont la volonté n'est pas à mettre en cause, de proposer un nombre de places plus important ou d'allonger la durée des séjours.
Je voudrais, à ce moment du débat, interroger l'adjoint au Maire chargé de la Prévention et de la Protection pour lui demander de me préciser les actions spécifiques prévues par ses services.
Vous allez me dire que ce sujet a fait l'objet d'une discussion lors du dernier Conseil de Paris, mais il était indiqué dans la délibération que nous avons votée l'ouverture permanente, cet été, de toutes les antennes jeunes.
Or, il semble bien que ce ne soit pas le cas pour l'antenne jeunes du secteur " Belleville-Orillon ", même si nous avons des réserves quant à l'emplacement de celle-ci.
Il va de soi que les élus du Mouvement des citoyens voteront ces subventions, même si nous regrettons que l'engagement de la Ville de Paris ne soit pas à la hauteur du défi et de l'effort consenti par les services de l'Etat.
Je vous demande également, comme je le fais assez régulièrement, que ces opérations " Ville-Vie-Vacances " fassent l'objet d'une grande concertation avec les mairies d'arrondissement. Ce n'est pas le cas et c'est regrettable. Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs des groupes du Mouvement des citoyens, socialiste et communiste).
(M. Philippe LAFAY, vice-président, remplace M. Jean TIBÉRI au fauteuil de la présidence).
M. Philippe LAFAY, président. - Monsieur GOUJON, vous avez la parole.
M. Philippe GOUJON, au nom de la 3e Commission. - Je suivrai Mme CAPELLE quand elle fait l'éloge de l'opération " Ville-Vie-Vacances ", lancée par la Préfecture de police avec l'aide, notamment sur le plan du financement, de la Ville de Paris et de la Préfecture de Paris.
Ces opérations qui existent depuis quatre ans ont pris un certain envol. Il y a environ un millier d'enfants qui grâce à cette action commune de la Préfecture de police et de la Ville peuvent exercer des activités diverses pendant les vacances.
Là où je ne partage pas, et elle s'en doutera, son avis, c'est quand elle critique l'action de la Ville qui, non seulement, n'est pas une action en régression, mais est une action en progression.
Depuis 1984, vous le savez, le Département participe aux opérations de prévention menées pendant les vacances scolaires, ce qui permet à ces jeunes de sortir, de faire des séjours, des camps, ainsi que de pratiquer des chantiers d'insertion pour les plus grands, initiatives sportives et culturelles, etc.
En 1995, cette opération se déroulait seulement pendant les vacances d'été, mais elle a été étendue en 1996, comme vous le savez, à l'ensemble des vacances scolaires. A cet effet, la dotation attribuée aux différents organismes de quartiers, dans ce cadre, a progressé de plus de 70 %.
Certes, l'opération des vacances d'été a été étendue à l'ensemble des petites vacances, mais vous pouvez constater que c'est une augmentation des crédits - ce n'est pas par redéploiement - qui est considérable. Nous avons tenu compte des besoins importants de ces jeunes tout au long des petites vacances durant l'année.
Cette dotation est passée de 568.000 F à 968.000 F.
De plus, la dotation de l'Association de prévention du site de la Villette, l'A.P.S.V., qui fait un travail tout à fait remarquable, sous l'autorité du Docteur BRULE, sur le site de la Villette, a été doublée pour sa part, passant de 200.000 à 400.000 F cette année, pour développer aussi les activités proposées aux jeunes Parisiens pendant les congés scolaires.
En 1997, le dispositif a été maintenu et la dotation est portée de 968.000 F à 970.000 F. Disons qu'il y a maintien mais l'année précédente, c'était une augmentation de 70 %. Donc, vous comprendrez aisément qu'elle soit maintenue à l'identique pour cette année.
Ce dispositif a permis en 1996 de toucher sur l'ensemble des congés scolaires plus de 8.000 jeunes et principalement sur les quartiers de l'Est parisien ou sur les secteurs périphériques du nord et du sud de Paris.
Pendant l'été, ce sont environ 4.500 jeunes qui peuvent en profiter. Pour 1997, j'informe Mme CAPELLE que nous allons toucher un nombre de jeunes plus important puisqu'il passera de 4.500 à 4.800 jeunes environ et que nous porterons notre effort sur un certain nombre de critères :
- un effort sur les 13-18 ans ;
- sur certains quartiers ;
- un travail en direction des plus jeunes de plus en plus vulnérables ;
- un effort en direction des jeunes filles qui sont souvent oubliées de ces dispositifs ;
- un effort sur les sorties hors de la ville qui permettent aux jeunes de sortir de leur cadre habituel ;
- un effort sur les projets culturels ;
- un effort sur les quartiers sensibles.
J'ajoute qu'il y a eu un gros travail de concertation avec l'Etat, notamment pour envisager les cofinancements possibles et le financement que nous vous présentons n'est que le financement de la Ville. Nous tenons compte des types de financement différents pour les divers partenaires.
Pour ce qui concerne les A.J.I., je n'ai pas connaissance de la fermeture d'une antenne, mais je me renseignerai plus avant et je donnerai la réponse à Mme CAPELLE que je remercie de son vote favorable sur ce budget.
(M. CHÉRIOUX, vice-président, remplace M. Philippe LAFAY au fauteuil de la présidence).
M. CHÉRIOUX, président. - Je vous remercie.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 69 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, M. REVEAU s'étant abstenu. (1997, ASES 69 G).