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Juillet 1998
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55 - 1998, CABRI 18 - Subvention à l'association " Yovel Israël " (8e). - Montant : 500.000 F

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 1998


M. Jean-François LEGARET, adjoint, Président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération CABRI 18 relatif à la subvention à l'Association " Yovel-Israël ".
Madame SILHOUETTE vous avez la parole.
Mme Cécile SILHOUETTE. - Merci, Monsieur le Maire.
Monsieur LEGARET, vous expliquiez tout à l'heure à Jacques BRAVO que les projets de délibération ne répondaient pas encore tous aux nouvelles exigences de présentation des subventions aux associations, mais vous le justifiiez par le traitement déjà ancien de certains projets.
Or, voici une délibération qui ne donne aucune information, alors qu'elle est visiblement récente, la subvention n'ayant même pas été inscrite au budget primitif.
Le montant de la cérémonie du 30 avril pour les 50 ans de l'Etat d'Israël est estimé - pourquoi seulement " estimé " ? - à 4,3 millions de francs.
J'aimerais donc avoir le bilan de cette cérémonie et les statuts de cette association qui doivent être obligatoirement en votre possession.
Vous voyez que je ne me lasse pas de faire ces demandes.
Par ailleurs, et sur le fond, les commentaires de votre projet suscitent quelques questions.
En effet, vous indiquiez que cette célébration des 50 ans de l'Etat d'Israël était l'occasion, pour les Parisiens, de " réaffirmer les valeurs qui ont présidé à la naissance de l'Etat d'Israël " et que " cette commémoration permettra de mieux rappeler les enjeux des efforts déjà déployés et toujours actuels, pour progresser sur le difficile chemin de la paix et de la sécurité au Moyen-Orient ".
Effectivement, beaucoup de Parisiens aujourd'hui espèrent que le processus de paix pourra aboutir au Moyen-Orient, mais l'actuel gouvernement israélien bafoue ses engagements vis-à-vis des Palestiniens.
Je propose donc que la Ville de Paris, dans un geste de volonté affirmée d'une politique internationale ambitieuse pour la paix dans le monde décide aujourd'hui de surseoir exceptionnellement à cette subvention en attendant que l'Etat israélien donne de vraies garanties quant à sa volonté de participer au processus de paix et retrouve ainsi, comme le dit le Professeur Leibowitz, les valeurs qui ont présidé à son projet fondateur. Je vous remercie.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Monsieur Jean-Pierre PIERRE-BLOCH, vous avez la parole.
M. Jean-Pierre PIERRE-BLOCH, adjoint. - Monsieur le Maire, je trouve le propos de Mme SILHOUETTE totalement déplacé, ce n'est pas le lieu et la place dans ce Conseil municipal, c'est plutôt au Parlement, en plus ces propos sont totalement erronés et complètement faux et je tiens à dire d'une façon formelle que j'en suis choqué.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - La parole est à M. PICOURT.
M. Patrick-Olivier PICOURT, adjoint, au nom de la 7e Commission. - La volonté de Mme SILHOUETTE d'influer sur la politique de l'Etat israelien n'a qu'un lointain rapport avec le financement d'une manifestation sur l'esplanade des " Droits de l'Homme ", place du Trocadero qui, au milieu de la population parisienne, a rassemblé de manière oecuménique les plus hautes autorités politiques et morales de notre pays quelle que soit leur tendance.
Je répondrai simplement à Mme Cécile SILHOUETTE que cette manifestation était une démonstration de hauteur d'esprit et de dignité.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération CABRI 18.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, le groupe des Indépendants et M. REVEAU s'étant abstenus, Mmes SCHERER et SILHOUETTE n'ayant pas pris part au vote, Mme BILLARD et M. BLET ayant voté contre. (1998, CABRI 18).