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Juillet 1998
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Conseil Municipal
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51 - 1998, DAUC 150 - Approbation, après enquête publique, de la modification du Plan d'occupation des sols général de Paris ayant pour objet la levée d'un emplacement réservé pour élargissement de voirie aux nos 65, 67, 71 à 81, rue Riquet (18e)

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 1998


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DAUC 150 qui concerne l'approbation après enquête publique de la modification du Plan d'occupation des sols général de Paris ayant pour objet la levée d'un emplacement réservé pour élargissement de voirie aux numéros 65, 67, 71 à 81, rue Riquet.
La parole est à M. BLET.
M. Jean-François BLET. - Monsieur le Maire, comme pour la rue de Charonne précédemment, ce projet nous satisfait entièrement sur son principe.
Nous souhaitons qu'enfin et rapidement les levées et les suppressions de réserve de voirie puissent se multiplier sur Paris pour libérer de l'incertitude les riverains qui se trouvent le long de ces dizaines de kilomètres en attente d'un sort hypothétique.
L'abandon de l'élargissement de la rue Riquet est le fruit de plusieurs années de combat mené avec persévérance par les habitants de ce quartier regroupés dans les associations " SRPG ", puis " Riquet Village " et " La Chapelle ".
Mais là encore, la question principale qui nous interpelle concerne le devenir des immeubles partiellement ou totalement acquis par la Ville dans ce secteur.
Et là encore nous craignons le retrait total de la Ville, le refus d'assumer ses responsabilités après plusieurs années de préjudices générés par l'action de la Ville sur ce quartier.
Ainsi plusieurs copropriétaires partageant avec la Ville la gestion d'immeubles concernés par la réserve ont dénoncé lors de l'enquête publique les préjudices qu'ils ont subis des années durant.
Le commissaire-enquêteur a pris conscience de l'ampleur de ce problème, et a assorti son avis favorable de la condition suivante : " la Ville fera droit à toute demande d'indemnisation émanant de toute personne habitant dans l'un des immeubles visés par la levée de la réserve, qui justifierait dans un délai raisonnable avoir subi un préjudice anormal ou spécial... "
Cette demande est légitime, mais votre réaction est pour le moins étrange, voire équivoque. Au lieu d'entendre cette plainte, cette souffrance des habitants de ce quartier populaire malmenés par une politique urbaine brutaliste, votre réaction est quasi juridique, précontentieuse. Le problème serait celui du champ de compétence du commissaire-enquêteur. Diable ! Il fallait y penser.
Alors qu'il vous est demandé une écoute, une compréhension, une reconnaissance des traumatismes infligés et des dégâts causés. Bref, ce qui vous est demandé, c'est une déclaration de repentance et une volonté de réparation.
Certes, vous vous engagez à voter certains travaux dans les immeubles où la Ville est copropriétaire, mais surtout vous annoncez la revente de ces lots de copropriété. Vous voulez vous débarrasser du problème. Il y a ambiguïté sur votre attitude future.
Ce qu'il faut pour ces immeubles où la Ville est copropriétaire, ce n'est pas seulement d'approuver du bout des doigts le vote des travaux, mais véritablement d'y impulser des travaux de réhabilitation, de remise en état, et d'entretien, tant pour les parties privatives que pour les parties communes.
Cela nécessite un minimum de stabilité dans les copropriétés et que la Ville s'engage à s'y maintenir au minimum plusieurs années, le temps d'effectuer quelques travaux.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je donne la parole à M. BULTÉ pour répondre à M. BLET.
M. Michel BULTÉ, adjoint, au nom de la 6e Commission. - Nous respecterons nos engagements dans cette affaire. Nous respecterons l'intégralité du projet de délibération qui vous est soumis. je ne peux pas en dire plus. Je souhaite qu'on passe au vote.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je mets aux voix le projet de délibération.
Qui est pour ?
Monsieur PIERRE-BLOCH, vous voulez intervenir ?
M. Jean-Pierre PIERRE BLOCH, adjoint. - Juste un mot, Monsieur le Maire, concernant l'action de Michel BULTÉ en faveur de levées qui existaient sur la rue Riquet. C'est une bataille que j'ai menée depuis un certain nombre d'années contre l'élargissement de cette rue qui était à l'époque une folie. Je considère que la Ville de Paris enfin a compris qu'on ne pouvait pas déstabiliser ce quartier, c'est une très bonne action. Je vous en remercie.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. -
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAUC 150.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, M. REVEAU s'étant abstenu. (1998, DAUC 150).