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Octobre 2003
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Conseil Général
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9 - 2003, ASES 294 G - Programme de renforcement des actions de prévention en direction des jeunes en difficulté. - Dispositif animation prévention précoce concernant 13 associations de quartier

Débat/ Conseil général/ Octobre 2003


M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération ASES 294 G, ayant pour but de renforcer les actions de prévention en direction des jeunes en difficulté. Il s'agit d'un dispositif d'animation de la prévention précoce qui concerne 13 associations de quartier.
C'est M. LE ROUX qui souhaite intervenir et c'est Mme STIEVENARD qui lui répondra.
M. Christian LE ROUX. - Merci, Monsieur le Président.
L'effort de la collectivité parisienne en faveur des clubs de prévention est tout à fait considérable et a été fortement accru en 2001. A la lecture de ce projet de délibération, nous pouvons continuer à nous interroger sur les actions concrètes de vos associations. Quel est le réel bilan d'activité opérationnel de ces associations ? Nous souhaiterions le savoir. D'autre part, aucun détail n'est donné pour justifier l'augmentation de cette subvention, si ce n'est que le coût du personnel a augmenté de près de 600.000 euros. Je voudrais également vous faire part de mon étonnement, une fois de plus, de ne pas avoir reçu de réponse au courrier que j'ai adressé le 4 juin 2003 à votre adjoint chargé de la solidarité et des affaires sociales, concernant la demande de subvention formulée par l'association "La Pause", dont le siège se trouve 6, rue Augereau, dans le 7e arrondissement. Cette association s'attache à aider la résolution des conflits familiaux, en soutenant les parents dans leur fonction d'éducateurs, à suivre, à orienter les jeunes et leur famille en difficulté en s'inscrivant dans une politique de réseau, à sensibiliser et informer les jeunes et leur famille sur les conduites à risques liées à leur tranche d'âge. Tout ceci, en respectant l'anonymat et la gratuité du service rendu pour des jeunes de 12 à 25 ans touchés par des problèmes liés à la toxicomanie et à la délinquance.
Cette association est dirigée par un psychiatre de l'hôpital Sainte-Anne, un psychologue et un psychothérapeute. Tous, spécialisés notamment dans le suivi de l'enfance et de l'adolescence confrontés aux drogues dures et douces ou le suivi de jeunes adultes en liberté provisoire. L'action sociale de cette association est incontestable. Son seul défaut pourrait être celui d'être domiciliée dans le 7e arrondissement. J'ose espérer que ce défaut n'empêchera pas le traitement de cette demande de subvention avec la rigueur et l'objectivité indispensables à la transparence que vous prônez.
(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).
M. Christian SAUTTER, président. - La parole est à Mme STIEVENARD qui va vous répondre avec objectivité, rigueur et transparence.
Mme Gisèle STIEVENARD, vice-présidente, au nom de la 6e Commission. - Monsieur LE ROUX, nous avons financé en 2001, 10 associations de quartier qui font un travail tout à fait utile auprès d'enfants et d'adolescents, en lien étroit avec les familles. Quelles sont ces activités ? De l'accompagnement scolaire, des ateliers d'expression manuelle, lecture, théâtre, des activités sportives et de loisirs, des sorties culturelles, des séjours de vacances, des lieux d'accueil de rencontre et de dialogue pour les adolescents.
Il s'agit aussi de soutenir dans leur rôle les parents et bien souvent de jouer un rôle de médiation avec les institutions, notamment les établissements scolaires.
Il est vrai que l'activité des associations repose pour une grande part sur du bénévolat et que certaines souhaitent avoir davantage de professionnels. Jusqu'ici, ces associations n'ont jamais été financées pour leur fonctionnement de base dans le cadre du droit commun, c'est-à-dire qu'elles étaient financées sur projets uniquement, que ce soit au titre de la politique de la ville, du dispositif "Ville-Vie-Vacances" ou de la lutte contre l'échec scolaire. Pour 2003, 13 associations seront financées. Un renforcement important leur est donc accordé : plus de 565.000 euros comparés aux 100.000 euros qui étaient octroyés en 2000.
Il s'agit de prévention précoce et tout cela a une vraie utilité. S'il y a des dépenses de personnel, ce n'est pas très surprenant, compte tenu de la nature des activités conduites. Quant à l'interrogation que vous posez sur la demande de subvention de "La Pause", si je ne vous ai pas répondu en temps utile, je le regrette, c'est assez rare de ma part, mais il me semble que les actions que vous décrivez s'inscrivent davantage dans le champ de la santé, soit santé mentale, soit lutte contre la toxicomanie. D'ailleurs l'association travaille en concertation avec des C.M.P. Par conséquent, c'est au niveau de la Sous-direction de la Santé que ce projet doit être examiné. Je suis prête à regarder où en est le cheminement de cette demande de subvention. Croyez bien que le fait qu'elle ait son adresse dans le 7e arrondissement ne présente aucun désavantage, non plus que pour d'autres arrondissements qui pourraient être aussi bien concernés.
Merci.
M. Christian SAUTTER, président. - Monsieur LE ROUX, vous pourrez peut-être vous adresser à M. LHOSTIS pour votre demande de subvention.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 294 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, ASES 294 G).