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Octobre 2003
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Conseil Général
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17 - 2003, ASES 304 G - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, d'engager la consultation pour la fourniture de médicaments, de produits pharmaceutiques et de parapharmacie et de petit matériel médical, destinés aux services du Département de Paris

Débat/ Conseil général/ Octobre 2003


M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération ASES 304 G relatif à l'engagement de la consultation pour la fourniture de médicaments, de produits pharmaceutiques et de parapharmacie et de petit matériel médical destinés aux services du Département de Paris.
M. Christian LE ROUX a souhaité intervenir.
M. Christian LE ROUX. - Ma question portera essentiellement sur le centre médico-social situé 109, rue Saint-Dominique. Lorsque la décision de l'A.P.-H.P. de fermer l'hôpital Laënnec a été connue, sur décision de M. KOUCHNER alors Ministre de la Santé, Mme AURILLAC, maire du 7e arrondissement, avait demandé et obtenu de la Ville de Paris que l'ancien dispensaire soit transformé en centre de santé.
Ce centre de santé effectue un travail admirable avec, notamment, pour la première fois à Paris, la création d'un centre de dépistage des maladies cardio-vasculaires en liaison avec les services du Professeur SIMON à l'hôpital Broussais.
D'autres spécialités sont proposées : des consultations de médecine générale, de dermatologie, de gynécologie, de rhumatologie ainsi que des soins infirmiers.
L'ouverture de consultations de pédicurie a connu un rapide succès correspondant à une forte demande locale, à tel point qu'aujourd'hui les délais d'attente pour obtenir un rendez-vous sont de trois mois.
Par lettre en date du 27 avril 2001, je vous avais demandé de bien vouloir étudier la possibilité de doubler les vacations de pédicurie.
Par courrier en date du 1er juin 2001, vos services m'ont fait savoir que cette demande était à l'étude, mais qu'une étude plus globale sur les centres de santé des disciplines qui sont dispensées était engagée.
Le 14 septembre 2001, Mme AURILLAC avait demandé deux vacations supplémentaires d'infirmières. Le 31 octobre 2001, vos services nous ont répondu que cette deuxième demande était également à l'étude.
Par lettre en date du 8 juillet 2002, Mme AURILLAC vous avait fait part du souhait de l'Association de réseau bronchiolite de mettre en place une consultation quotidienne sur la difficulté des enfants atteints de bronchiolite. La réponse du 30 juillet 2002 de vos services évoquait de nouveau une étude menée par la Ville.
Nous sommes fin 2003 et aucune de nos demandes n'a reçu de réponses concrètes autres que celle "à l'étude".
Sans aucun souci de polémique inutile, sur un sujet concernant l'offre de service de santé au public, je ne comprends pas que les habitants du 7e arrondissement puissent être ainsi négligés.
Je vous demande d'apporter des réponses à nos demandes de vacations supplémentaires d'infirmières de pédicurie et d'ouverture sur le problème de la bronchiolite.
(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).
M. Christian SAUTTER, président. - Merci. Votre question est très pertinente pour le 7e arrondissement, mais elle n'a aucun rapport avec le projet de délibération qui nous est proposé.
La parole est à M. LHOSTIS.
M. Alain LHOSTIS, au lieu et place de Mme Olga TROSTIANSKY, au nom de la 6e Commission. - J'essaierai d'apporter une réponse qui a un rapport avec la question qui m'a été posée. Je crois que c'est un sujet extrêmement sérieux.
A la fin des années 1970 et au début des années 1980, il a été décidé par la majorité de l'époque de ne plus aider les centres de santé associatifs dans la Ville de Paris et de ne plus considérer comme une priorité l'existence des centres de santé, à tel point que la gestion de ceux de la Ville a été confiée au Centre d'action sociale de la Ville de Paris sans aucune politique sanitaire de la Ville.
La nouvelle Municipalité a souhaité réexaminer cette situation et nous avons, effectivement, après tout un travail qui n'est pas simple, décidé que ces centres seraient repris sous l'autorité de la Ville au sein de la DASES au 1er janvier 2005.
Parallèlement, le Docteur TUFFELI, médecin dont une des missions prioritaires est de faire le point sur le service rendu, a été nommé. Je rappelle que 70.000 consultations sont dispensées dans l'ensemble de ces centres de santé et que la Ville apporte un concours hors investissement de 1,2 million d'euros par an.
Ce soutien financier est donc important. Au Gros-Caillou, pour 5.365 consultations pendant l'année 2001, ce sont 180.000 euros qui sont apportés hors investissements.
Je ne sais pas si c'est trop, je ne sais pas si c'est assez, mais, en tout cas, il faut regarder les choses de très près. Surtout, nous ne pouvons pas au coup par coup répondre aux demandes, comme vous le faites sur la base simplement de la demande spontanée.
Nous devons définir des projets médicaux. C'est la mission du Docteur TUFFELI.
Au fur et à mesure de la connaissance dans les semaines et les mois qui viennent de ces travaux, nous ferons des propositions pour la réorientation de tel ou tel centre. Vous voyez bien que nous avons une grande ambition dans ce domaine et la situation du centre de santé du Gros-Caillou dans le 7e arrondissement sera examinée dans ce contexte.
M. Christian SAUTTER, président. - Monsieur LE ROUX, vous étiez déjà hors sujet dans votre intervention, vous posez des questions d'actualité lors de l'examen des délibérations, ce qui est un peu limite. Je pense que vous pourrez continuer le dialogue bilatéral avec M. LHOSTIS...
Si c'est simplement pour remercier M. LHOSTIS, vous n'avez pas besoin de micro, merci.
Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 304 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, ASES 304 G).