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Avril 2002
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Conseil Municipal
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109 - QOC 2002-301 Question de Mmes Khédija BOURCART, Anne LE STRAT et des membres du groupe "Les Verts" à M. le Préfet de police au sujet des agressions répétées subies par les responsables du M.R.A.P. et du saccage de leurs locaux

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2002


Mme Anne LE STRAT. - J'aimerais comprendre pourquoi notre question n'a pas eu de réponse. Nous l'avons modifiée justement pour qu'elle soit adressée au Maire de Paris. En l'occurrence, le Préfet de police était là ce matin. J'ai bien entendu qu'il avait un devoir de réserve pour répondre à la question orale mais on l'a modifiée pour qu'elle soit posée au Maire de Paris afin qu'il sollicite le Préfet de police.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Il n'y a pas de réponse du Maire de Paris. En revanche, j'ai les réponses écrites du Préfet de police qui seront remises aux élus qui ont posé les questions au Préfet de police. Je n'ai pas de réponse du Maire de Paris puisque, honnêtement, ce n'est pas du tout dans son champ de compétence.
Mme Anne LE STRAT. - Pouvez-vous nous donner une explication orale ? Pourquoi le Préfet de police était-il là ce matin, sans devoir de réserve, et pourquoi ne peut-il pas être là ce soir ?
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Le Préfet n'a pas participé à cette séance. Il est venu de façon exceptionnelle pour l'hommage aux victimes de Nanterre et pour le débat sur les mesures concernant la sécurisation des lieux de culte.
Mme Anne LE STRAT. - Je l'ai entendu ce matin. J'en prends acte mais je regrette juste cette décision, devant les plaintes déposées par les responsables du M.R.A.P. et concernant les demandes qu'ils ont déjà faites.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - J'ai néanmoins une réponse du Préfet de police. Vous l'aurez simplement par écrit.
Mme Anne LE STRAT. - Merci, Monsieur le Maire.
Libellé de la question :
"Mmes Khédija BOURCART, Anne LE STRAT et les membres du groupe "Les Verts" s'inquiètent des agressions répétées dont sont victimes des responsables du M.R.A.P. et, à plusieurs reprises, le saccage de leurs locaux. Le dernier en date ayant eu lieu dans la nuit du vendredi 15 mars 2002.
Les responsables du M.R.A.P. ont à plusieurs reprises interpellé les pouvoirs publics afin que la police soit saisie, que des enquêtes soient diligentées et que les coupables soient traduits devant la justice. A ce jour, les responsables du M.R.A.P. n'ont reçu aucune suite aux plaintes déposées par leur association. Et, aucune mesure de sécurité n'est venue répondre aux agressions que subissent leurs militants et leurs salariés.
Par ailleurs, chacun connaît le travail et l'engagement du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples, reconnu d'utilité publique, dans la lutte contre le racisme et l'antisémitisme.
C'est pourquoi, Mmes Khédija BOURCART, Anne LE STRAT et les membres du groupe "Les Verts" souhaitent connaître le dispositif de sécurité mis en place par les services de police pour préserver la sécurité des biens et des personnes de ladite association et si toutefois, ce dispositif n'a pas encore été mis en place, M. le Préfet de police peut-il les rassurer sur sa prochaine installation ?"
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Le 16 mars dernier, des effectifs de la Direction de la Police urbaine de proximité du 10e arrondissement ont été amenés à intervenir au siège du M.R.A.P. (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié des peuples) situé 43, boulevard de Magenta, pour un bris de vitrine, commis au cours de la nuit précédente.
Les premiers éléments de l'enquête ont fait apparaître l'implication d'un ou de plusieurs individus ayant lancé des projectiles contre un panneau vitré, le brisant sur une petite surface.
Cette vitrine était fragilisée à la suite de dégradations similaires commises le 19 décembre 2001.
Ces deux actes ont fait l'objet d'un dépôt de plainte par le responsable de cette association.
Malgré les minutieuses investigations menées par les fonctionnaires de l'unité de police de quartier Saint-Martin, il n'a pas été possible de recueillir d'élément exploitable permettant d'orienter l'enquête.
Les deux procédures seront prochainement transmises en vaines recherches au Parquet de Paris.
J'ajoute qu'aucun autre incident ou agression n'a été enregistré, à ce jour, par les services de police de l'arrondissement.
Par ailleurs, s'agissant des mesures mises en place pour assurer la sécurité de ces locaux, je puis vous préciser que des instructions ont été données aux effectifs de l'arrondissement pour que des rondes et des patrouilles soient réalisées en permanence, sur ce site.
Je puis vous donner l'assurance que cette mesure fait l'objet de rappels de consignes réguliers et que les effectifs de police font preuve de la plus grande vigilance dans l'accomplissement de cette mission."