Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Juillet 1999
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

49 - 1999, ASES 111 - Subvention à l'Union parisienne des associations agréées de service aux personnes. - Montant : 900.000 F

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 1999


M. Gérard LEBAN, adjoint, président. Nous passons au projet de délibération ASES 111 relatif à une subvention à l'Union parisienne des associations agréées de service aux personnes.
La parole est à Mme TROSTIANSKY.
Mme Olga TROSTIANSKY.- Monsieur le Maire, chers collègues, la Ville et le Département de Paris ont versé, cette année, 2,8 millions de francs à l'Union parisienne des associations agréées de service aux personnes sans que nous ayons un éclairage convaincant sur l'utilisation adéquate de ce budget. C'est la raison pour laquelle nous nous abstiendrons.
Cette union de 70 associations a été créée depuis deux ans, en reprenant une grosse partie des anciennes activités de l'U.D.A.F., l'Union départementale des associations familiales, sans qu'aucune explication ne soit donnée sur les raisons de ce transfert.
La mission de cette nouvelle association n'a plus de vocation familiale au sens de l'écoute, du soutien et des propositions sur les besoins des familles. Elle s'est uniquement transformée en association de promotion des emplois familiaux.
Ces emplois familiaux concernent les personnes âgées et les personnes handicapées. Sur ce sujet, le Centre d'action sociale a un rôle de coordination des services sociaux, notamment auprès des personnes âgées et des personnes handicapées.
Une plate-forme d'accueil pour les personnes handicapées existe et est gérée avec des associations spécialisées. Par ailleurs, le Schéma départemental des personnes âgées et celui des personnes handicapées prévoit la création de plates-formes gérontologiques et de plates-formes handicaps dans les arrondissements. La cohérence des objectifs de ces nouvelles plates-formes avec l'activité du service d'information de cette union d'associations n'apparaît pas du tout clairement.
Il n'y a pas de concurrence entre ces types de services. Quelle en est la valeur ajoutée pour les Parisiens ?
De la même façon pour les services auprès des jeunes enfants et de leurs parents, les parents, eux, sont absents du Conseil d'administration.
Cette union d'associations n'est là, je le répète, ni pour les écouter, ni pour les appuyer, ni pour les accompagner. L'association est censée fournir aux familles parisiennes toute information sur les possibilités de modes de garde d'enfants, orienter les familles vers le mode de garde le plus approprié à leurs besoins.
Pourtant ni les parents, ni les professionnels dans les arrondissements ne connaissent cette association.
Dans certains arrondissements, des maisons de l'enfance ont été créées, qui répondent au souci de proximité des familles parisiennes qui doivent suivre un parcours du combattant pour trouver un mode de garde, si possible le plus proche de leur choix.
Seules les associations adhérentes sont intéressées par la promotion qu'on peut faire de leurs activités. A ce sujet, j'attends avec impatience le contenu de la charte de qualité qui serait signée par ces associations, qui permettrait d'assurer aux familles un mode de garde de qualité.
A ce sujet, le groupe socialiste et apparentés souhaite que cette garantie de qualité se rapproche le plus possible des agréments fournis par les P.M.I. pour les assistantes maternelles.
Les familles parisiennes qui recourent aux emplois familiaux dépensent plus de 10.000 F par mois pour la garde d'enfants à domicile. Elles payent des frais importants d'assistance auprès de l'association, qui les conseille sur leur choix de personnel.
On ne comprend pas bien pourquoi la Ville doit à nouveau payer, et en plus très cher, pour sélectionner l'association en question.
Pour conclure, la Conférence de la famille du 7 juillet dernier, animée par Pierre-Louis REMI, a souligné qu'être parent, c'est aussi disposer des moyens d'accueillir l'enfant. Il est indispensable que la Ville de Paris s'attache à employer mieux les moyens financiers mis en oeuvre, de manière à ce que la prise en charge de l'enfant et donc de tous les enfants soit une réalité à Paris.
Je vous remercie.
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Merci, Madame.
La parole est à M. BÉNESSIANO pour vous répondre.
M. Hervé BÉNESSIANO, adjoint, au lieu et place de Mme Marie-Thérèse HERMANGE, adjoint, au nom de la 5e Commission. - Monsieur le Maire, je vais éviter, pour répondre à Mme TROSTIANSKY, de refaire toute la politique des personnes âgées et reprendre tout le débat que nous avons eu dans cette enceinte concernant les personnes handicapées.
Je me contenterai de parler de la subvention à l'Union parisienne des associations agréées de service aux personnes. Je crois que c'était l'objet de la délibération de ce soir.
Je rappelle donc à notre collègue Mme TROSTIANSKY que cette association a une vocation d'aide et de conseil à destination de trois publics : personnes âgées, personnes handicapées, vous l'avez rappelé, mais également parents de jeunes enfants, vous l'aviez oublié.
S'agissant des services rendus au bénéfice des jeunes enfants, l'Union a repris le service "Paris-Familles", service géré par l'U.D.A.F., vous l'avez rappelé, qui assumait jusqu'en janvier 1998 des missions similaires, orienté vers le développement de l'emploi à domicile.
Disposant d'un numéro azur accessible à la fois aux parents et aux demandeurs d'emploi, l'Union rend des prestations qui ne sont pas redondantes de celles offertes par les maisons de l'enfance.
S'agissant des personnes âgées et handicapées, l'Union va assurer un premier accueil téléphonique, qui, en cas de besoin, peut être transféré, et j'insiste sur ce mot, sur les plates-formes locales gérontologiques et handicapées, lorsque ces plates-formes verront au fur et à mesure le jour.
Une coordination de ces dispositifs est parfaitement mise en oeuvre et c'est la raison pour laquelle je vous rassure, Madame TROSTIANSKY, il n'y a pas de concurrence entre les deux systèmes.
Voilà, Monsieur le Maire.
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Merci, Monsieur BÉNESSIANO.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 111.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (1999, ASES 111).