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Juillet 1999
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38 - 1999, DASCO 106 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres ou un marché négocié, dans l'hypothèse où l'appel d'offres serait déclaré infructueux, en vue de l'organisation de séjours de vacances de l'été 2000 pour les jeunes Parisiens

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 1999


M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. Nous passons à l'examen du projet de délibération DASCO 106 relatif à l'organisation de séjours de vacances de l'été 2000 pour les jeunes Parisiens.
Monsieur VION, vous avez la parole.
M. Michel VION. - Monsieur le Maire, je commencerai par une remarque et un regret. Depuis 1996 et suite à une question d'actualité des élus communistes, vous nous faisiez l'honneur d'une communication dans le courant du mois de juin sur les activités proposées aux Parisiens et notamment celles à destination des jeunes.
Si, à ces occasions, nous avons chaque fois souhaité plus de clarté, plus de précisions, un bilan de résultats, des éléments de comparaison dans les présentations que vous nous avez faites, ces dernières avaient au moins le mérite d'exister.
Cette année, vous y avez renoncé, l'offre serait-elle plus réduite et dans des proportions inavouables ?
Mais revenons au projet des délibérations. Vous nous proposez d'approuver les modalités d'un appel d'offres visant à réorganiser les vacances "Arc-en-ciel" et sportives à partir de l'été 2000.
D'abord une remarque sur le cahier des charges, les lots sont bien définis en termes d'activités, de capacité d'accueil, de budget. Par ailleurs, il est question de séjours courts ou longs respectivement de 5 et 12 jours sur des périodes précises.
Cependant la durée des séjours relative à chaque lot ne semble pas fixée. Pouvez-vous nous éclairer sur ce point ?
Deuxième aspect, le nombre de lots. Avec les 50 lots proposés, il est probable que nous traitions avec 30 ou 40 partenaires contre une soixantaine aujourd'hui.
Pourquoi cette volonté de limiter le nombre de partenaires ? Cela ne se traduira-t-il pas par une réduction de l'éventail des activités proposées ?
La reconduction tacite sur l'été 2001 et 2002 ne risque-t-il pas d'empêcher l'émergence de nouvelles activités ?
Troisième aspect, le nombre de places. Alors que le nombre de séjours "Arc-en-ciel" proposés dépassait les 8.000 en 1996 et 1997, vous l'avez ramené à 7.000 en 1998, mais, simultanément, il y avait quelque 480 places en vacances sportives. Votre projet prévoit 7.000 places en tout et pour tout.
De plus, des résiliations risquent de survenir au cours des 3 ans.
Parallèlement à ce dispositif, j'espère que vous maintiendrez les autres participations de la Ville aux séjours de jeunes hors Paris, qu'il s'agisse du nombre d'offres au sein des centres de loisirs d'été ou des subventions à des associations organisant des camps de vacances et accueillant quelque 6.300 jeunes.
Même dans le cas où vous maintiendrez ces participations parallèles, l'offre nous paraît trop modeste en regard des 160.000 jeunes scolarisés dans la Capitale.
Enfin, bien que je sache que cela ne relève pas directement de cet appel d'offres, je voudrais évoquer la participation financière des familles.
Pour une famille avec deux enfants en tranche 3, le tarif journalier représente 37 % des revenus familiaux.
Pour faire partir les deux enfants, la famille devrait consacrer 74 % de ses revenus journaliers aux frais de séjour.
Comment ne pas comprendre l'hésitation des parents devant une telle dépense, même s'il s'agit de l'une des rares occasions de faire prendre un peu l'air hors de Paris à leurs enfants.
A l'occasion de la réorganisation de ces activités, comptez-vous revoir à la baisse la participation des familles ou réévaluer les tranches tarifaires ?
Monsieur le Maire, mes chers collègues, je vous remercie de votre attention.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - La parole est à M. de GAULLE.
M. Jean de GAULLE, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Je répondrai à M. VION en lui indiquant différents éléments.
Tout d'abord, la répartition entre séjours courts et séjours longs n'est pas encore déterminée. Seul, le nombre de journées enfants est fixé à 80.000 et la détermination de la longueur de chaque séjour sera faite après attribution des lots en fonction des propositions et du calendrier de chaque prestataire.
D'une façon générale, il y aura moins de séjours courts proposés pour les grands enfants car on a plus de demandes sur les séjours longs.
Les séjours courts sont, au contraire, recherchés pour les plus petits.
En ce qui concerne la question plus précise sur le nombre de lots, je voudrais indiquer à M. VION que la Ville de Paris souhaite maintenir le niveau de prestations actuel pour ces séjours et ne souhaite pas traiter avec les gros organismes de vacances qui offrent des produits plutôt standardisés, mais souhaite au contraire conserver le caractère particulier des vacances "Arc-en-ciel" avec des séjours thématiques, avec des structures presque familiales pour les plus petits.
C'est pourquoi il est prévu 50 lots afin que les organismes même modestes puissent répondre sur au moins un lot.
Il est prévu que la capacité maximale des centres d'accueil ne puisse pas dépasser 100 enfants.
Le nombre de journées enfants ne devrait pas être inférieur à 80.000, comme en 1998, correspondant à 7.200 places, comme en 1998 également.
Naturellement, ce nombre pourrait s'avérer plus élevé si les résultats de l'appel d'offres conduisaient à une diminution du coût des séjours.
Voilà, Monsieur le Maire, mes chers collègues, mes éléments de réponse.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 106.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (1999, DASCO 106).