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Juillet 1999
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39 - 1999, JS 163 - Subvention exceptionnelle au Club athlétique de Paris (14e). - Montant : 50.000 F

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 1999


M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération JS 163 relatif à une subvention exceptionnelle au Club athlétique de Paris (14e). - Montant : 50.000 F.
M. CASTAGNOU a la parole.
M. Pierre CASTAGNOU. - Le C.A. Paris qui, encore récemment, s'appelait C.A. 14, regroupe près de 700 adhérents dont les deux tiers habitent le 14e, et compte plus de 450 licenciés, essentiellement pour la seule activité footballistique.
Ce Club, plus que centenaire, très enraciné dans le 14e arrondissement, est basé stade Elisabeth, il a une activité rayonnante grâce à un encadrement de qualité et à un travail intensif de ses responsables.
Il développe une école de football, regroupant de nombreux enfants, notamment du 14e, son équipe senior obtient de très bons résultats qui lui valent d'accéder en division d'honneur la saison prochaine.
C'est dire combien ce club mérite un soutien financier important de la part de la Ville, à la hauteur de ses résultats et de ses perspectives.
Pour ce faire, la Ville doit respecter ses engagements, et cela, dans des délais raisonnables. Or ce n'est pas le cas.
En effet, à ce jour, et pour la seule saison 1998-1999 qui vient de s'achever, les engagements de la Ville n'ont toujours pas été complètement tenus : moins de 50 % de la subvention promise a été versée.
En outre, cette subvention est versée par tranche. C'est ainsi qu'aujourd'hui, vous nous proposez de voter une subvention exceptionnelle de 50.000 F. Je ne vois pas d'ailleurs en quoi elle est exceptionnelle, puisque c'est une partie de la subvention que M. l'Adjoint aux Sports s'est engagé à verser à ce club.
Dois-je préciser que les sommes en jeu ne sont pas de plusieurs millions, mais de seulement 200.000 F pour le total de la subvention et, quand on compare l'aide que la Ville apporte à ce club par rapport - je ne parlerai pas du Paris-Saint-Germain - au Football Club de Paris, qui bénéficie de 11 millions de subvention pour un budget annuel de 18 millions, on voit bien l'écart considérable qui existe entre le traitement du Paris Football Club et celui du C.A. Paris qui monte dans la division, qui est juste en-dessous de celle où joue la première équipe du Paris Football Club.
C'est dire que non seulement la Ville ne tient pas ses engagements, mais qu'en ne les tenant pas, elle met en péril l'équilibre financier de ce club condamné à verser des agios à sa banque.
Par conséquent, je voudrais, ce soir, que vous nous expliquiez pourquoi nous n'avons pas aujourd'hui à voter la totalité du solde de la subvention. Autrement dit, le solde ne pourra être voté par notre Assemblée qu'à une séance ultérieure. La prochaine n'a lieu qu'à la fin du mois de septembre ; cela veut dire que ce n'est qu'à l'automne que le C.A. Paris touchera le reste de la subvention, et je ne parle que de la saison 1998-1999 qui est derrière nous.
Pour la saison 1999-2000 ce club n'a aucune assurance, à ce jour, de la part de la Ville ?
Or vous conviendrez qu'il lui importe de savoir sur quels moyens financiers il peut compter.
J'attire votre attention sur le rôle que joue ce troisième club de football à Paris et dans le 14e arrondissement. Il a besoin de moyens financiers importants pour développer ses activités et pour suivre sa progression. Et si la politique de la Ville ne varie pas pour des raisons qui tiendraient par exemple au fait que le Paris Football Club a à sa tête un de vos adjoints, je vous demande, Monsieur le Maire, de faire en sorte que l'effort consenti par la Ville soit en rapport avec celui qu'elle fait pour d'autres clubs de la Capitale.
Monsieur le Maire, il n'y a pas que le Paris Saint-Germain et le Paris Football Club. Il y a maintenant un troisième club à Paris qui est performant, qui progresse, lui, et dont les résultats doivent être encouragés par une aide conséquente de la Ville.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Merci.
M. BURRIEZ a la parole pour vous répondre.
M. Jean-Pierre BURRIEZ, adjoint, au lieu et place de M. Dominique CANE, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Monsieur le Maire, l'évolution rapide du montant total des subventions accordées au Club athlétique de Paris et le niveau qu'elles ont atteint, témoignent du soutien important de la Ville de Paris et de la reconnaissance des résultats obtenus par ce club dont l'équipe seniors vient d'être promue en division supérieure régionale.
Le club a bénéficié en 1995 d'une subvention de fonctionnement qui s'élevait à l'époque à 31.600 F. Le soutien a été porté en 1996 à 72.000 F dont une subvention de fonctionnement de 32.000 F.
En 1997, cet effort a été porté à 118.800 F dont une subvention de fonctionnement de 28.800 F et enfin en 1998 à 140.000 F dont une subvention de fonctionnement de 90.000 F.
Le Club athlétique de Paris bénéficie d'un soutien parmi les plus importants de ceux accordés à des clubs de football non professionnels.
Quand vous dites que la Ville ne respecte pas ses engagements, nous ne pouvons l'admettre. Pour l'année 1999, il est effectivement prévu, et vous le savez, d'accentuer l'effort de la Ville et de proposer au Conseil de Paris de porter le montant total des subventions à 200.000 F.
Les différents projets de délibération correspondant à cette orientation n'ont pas pu tous être présentés aujourd'hui. Le projet JS 163 présentement soumis à notre délibération sera complété par deux autres projets de délibération prévoyant une subvention exceptionnelle et une subvention de fonctionnement qui seront proposées à la prochaine séance du Conseil afin que la totalité corresponde bien aux 200.000 F prévus et promis par l'Adjoint chargé des Sports.
Par ailleurs, les nouveaux dirigeants du club ont présenté un ambitieux projet de développement comportant notamment l'objectif d'accéder en national, c'est-à-dire à une catégorie professionnelle exigeant des moyens financiers considérables. Des discussions sont en cours avec la Municipalité sur les modalités d'un tel projet et sur le niveau attendu du soutien financier de la Ville. Evidemment, il reviendra au Conseil de Paris de décider d'un éventuel engagement de la Ville dans le projet proposé par le Club athlétique de Paris.
M. Pierre GABORIAU, adjoint, président. - Merci, cher collègue.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération JS 163.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (1999, JS 163).
M. Jacques BRAVO. - Quel anniversaire un an après !