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Avril 2002
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Conseil Municipal
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151 - 2002, DAEE 4 - Autorisation à M. le Maire de Paris de souscrire un avenant à la convention signée avec l'Office de Tourisme et des Congrès de Paris

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2002


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons maintenant à l'examen du projet de délibération DAEE 4 concernant une autorisation à M. le Maire de Paris à souscrire un avenant à la convention signée avec l'Office de Tourisme et des Congrès de Paris.
La parole est à M. Gérard LEBAN.
M. Gérard LEBAN. - Merci, Monsieur le Maire.
Chers collègues, en tant que membre du Conseil d'administration de l'Office de Tourisme et des Congrès de Paris, je ne peux pas rester silencieux devant un tel projet de délibération. En effet, dès les premières réunions de ce Conseil j'ai pu constater que la nouvelle Municipalité avait l'intention de modifier radicalement les orientations en matière de tourisme dans la Capitale. Notre Ville, chacun le sait, est la plus visitée au monde, celle qui fait le plus rêver aussi.
Mon inquiétude vient des prises de position publiques de certains membres de votre majorité lors de ces premiers Conseils, Monsieur le Maire. S'adressant aux professionnels présents, ils leur ont expliqué que l'Office de Tourisme et des Congrès de Paris n'a plus vocation désormais à s'occuper du tourisme en général, notamment avec son volet économie qui paraît rebuter vos représentants, du moins certains qui s'expriment le plus haut et le plus fort au sein de votre coalition.
Leur souhait est de voir le tourisme devenir seulement, ou presque, le tourisme social. Or, ce que nous voulons c'est un tourisme accessible à tous, sans rejeter ni les hôtels trois et quatre étoiles, qui ne paraissent pas correspondre à leur vision du tourisme à Paris, ni des accueils plus modestes.
Nous accueillons 70 millions de touristes par an en France, dont un tiers en Ile-de-France. On ne peut négliger aucun touriste, qu'il soit jeune ou âgé, plus ou moins fortuné. Notre tourisme doit rester ce qu'il a toujours été, ouvert à tous.
Je partage les autres points de votre délibération avec une seule question : nous votons aujourd'hui un premier acompte de subvention de 2.134.400 euros. Quel sera le montant total de la subvention qui, je l'espère, sera supérieure aux années précédentes si l'on veut respecter les axes de votre convention ?
Le budget primitif est une chose, l'important est la somme totale du primitif et du modificatif. C'est ambitieux mais cela a un certain coût. Essayez de me rassurer.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci. Monsieur BROS, est-ce que vous pouvez rassurer M. LEBAN ?
M. Jean-Bernard BROS, adjoint, au nom de la 2e Commission. - Certainement. Merci, Monsieur le Maire.
Monsieur LEBAN, je vais vous rassurer : j'ai obtenu de M. le Maire de Paris que le budget soit sensiblement en augmentation dans les mois et années à venir, progressivement, puisque, vous le savez, le budget de l'Office de Tourisme est prélevé sur la taxe de séjour collectée par les hôteliers. Cette taxe est sensiblement en augmentation semaine après semaine, en tous cas année après année, et donc nous devrions être à même d'augmenter le budget de l'Office du Tourisme de façon à valoriser l'accueil, puisque le nombre des touristes est en augmentation chaque année, nous devrions être à même de développer le budget de l'Office du Tourisme à travers l'accueil dans les gares, dans les aéroports, d'une façon "close up" - pardonnez-moi cet anglicisme mais qui est très juste - puisque nous allons redéployer cette année le dispositif des ambassadeurs de Paris qui avait été testé l'année dernière devant Notre-Dame, à titre expérimental, qui a donné vraiment une très grande satisfaction à la fois aux professionnels et aux touristes eux-mêmes. Nous allons le pérenniser cette année. Il y aura plus d'une centaine de jeunes gens bilingues et trilingues dans Paris cet été. Donc nous allons développer tout cela.
Et rassurez-vous, même si effectivement mes collègues ont souhaité que, au-delà de la politique qui était celle de l'Office jusqu'à maintenant, c'est-à-dire qui consistait uniquement à favoriser les quatre étoiles et le tourisme mondain, nous allons associer le tourisme social...
Mme Marie-Pierre de LA GONTRIE, adjointe. - Qu'est-ce que c'est que le tourisme mondain ?
M. Jean-Bernard BROS, adjoint, rapporteur. - ... c'est le tourisme de luxe... je réponds à ma collègue de derrière qui me demande ce que c'est que le tourisme mondain, le tourisme du Georges-V et du Ritz.
M. Gérard LEBAN. - Il n'y a pas que cela.
M. Jean-Bernard BROS, adjoint, rapporteur. - Il n'y a pas que cela mais volontairement vous m'avez provoqué, je réponds sur le même ton à M. LEBAN, pas à toi Marie-Pierre, mais nous sommes à une heure où l'on peut faire un petit détour.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Pas trop long.
M. Jean-Bernard BROS, adjoint, rapporteur. - C'est vrai, mais moi j'ai attendu jusqu'à maintenant, j'ai même supporté...
M. Gérard LEBAN. - Il y en a qui attendent derrière.
M. Jean-Bernard BROS, adjoint, rapporteur. - Nous ne transformerons pas le George-V en auberge de jeunesse définitivement, mais j'ai interrogé récemment le Maire de Paris à cet égard, il souhaite un développement durable d'une politique du tourisme durable, dans un sens bénéfique pour tous les professionnels du tourisme. Merci.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci. M. LEBAN a l'air rassuré, je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAEE 4.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2002, DAEE 4).