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Octobre 2010
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2010, DJS 429 - Signature d'un marché de prestations de billetterie et de communication avec la SASP Paris Saint-Germain Football pour les saisons sportives 20102011, 2011-2012, 2012-2013 et 2013-2014.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2010


 

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DJS 429 relatif à la signature d'un marché de prestations de billetterie et de communication avec la S.A.S.P. Paris Saint-Germain football pour les saisons sportives 2010 à 2014.

La parole est à nouveau à M. David ALPHAND, pour cinq minutes.

M. David ALPHAND. - Merci, Monsieur le Maire.

Nous sommes toujours sur le Parc des Princes et avec le P.S.G., ce qui me permet de dire à M. VUILLERMOZ que j'ai bien du mal à comprendre son argumentation concernant la différence qu'il verrait entre le Parc des Princes et Jean Bouin.

Je n'étais pas le plus mauvais en classe, mais je ne comprends rien du tout à votre argumentation, Monsieur VUILLERMOZ. Il faudra encore m'expliquer longtemps pourquoi vous faites peser sur le privé le financement du Parc des Princes et pourquoi vous faites peser à 100 % sur le contribuable parisien le financement de Jean Bouin.

Ceci dit, nous parlons désormais de la question de la billetterie et de la communication autour du P.S.G. Vous rappeliez fort opportunément, Monsieur VUILLERMOZ, que le Gouvernement de Nicolas SARKOZY, et pas la Ville de Paris, Brice HORTEFEUX, le Ministre de l?Intérieur, et pas la Ville de Paris, avaient les premiers pris l'initiative de sécuriser les abords du stade.

Vous le savez parfaitement bien puisque, Monsieur VUILLERMOZ, nous avons accueilli ensemble par deux fois Brice HORTEFEUX au Parc des Princes.

Lors de ces deux visites, et j'en viens à ma question, dans le P.C. sécurité, nous avons rencontré des agents des forces de l'ordre qui nous ont fait part de difficultés provenant d'un trafic de billets du P.S.G., billets émis via l?Hôtel de Ville et la Mairie de Paris.

Naturellement, il est tout à fait louable, et l?on ne peut qu'encourager la distribution de billets à des scolaires et à des groupes via l?Hôtel de Ville, néanmoins, Monsieur VUILLERMOZ, et c?est ma question, quelles dispositions et quelles mesures prenez-vous pour qu'enfin cesse ce marché noir des billets du P.S.G. via la Ville de Paris ?

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Merci, Monsieur ALPHAND.

La parole est à M. VUILLERMOZ.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, au nom de la 7e Commission. - Merci, Monsieur le Maire.

Deux choses. Premièrement, la différence entre Jean Bouin et le Parc des Princes est toute simple, Monsieur ALPHAND. Il ne s'agit pas de la même économie entre le rugby et le football.

Dans le football, vous avez un club comme le Paris Saint-Germain qui a un budget en gros de 80 millions d?euros par an, qui est le quatrième budget de France. Lyon doit être à 200 millions d?euros, l?O.M. doit être à 150 millions d?euros et Bordeaux doit être à peu près à 100 millions d?euros.

En ce qui concerne le rugby, la différence est criante puisque je crois que le Stade français, qui a encore maintenant, malgré tout, le meilleur budget, a un budget de l'ordre de 19 millions d?euros, à peu près équivalent au budget du Racing Métro.

Vous voyez bien que la différence est quand même très importante. Les salaires des joueurs aussi sont différents. Il n'est donc pas possible aujourd'hui, je l'ai déjà dit, je le répète, à un club de rugby de construire vraiment son stade sans qu'il y ait un mécène très important qui vienne, comme M. LORENZETTI pour le Racing, sur ses fonds propres, construire lui-même son stade.

Une fois que j'ai dit cela, je voudrais remercier, j'ai oublié le faire dans ma première intervention, Robin LEPROUX, le président du Paris Saint-Germain, d'avoir vraiment pris à bras-lecorps les problèmes de sécurité.

Sachez, Monsieur ALPHAND, que nous défendons à tout prix ce qu'a fait M. Robin LEPROUX, quand il a vraiment dissocié la possibilité pour les supporters de venir soit dans une tribune soit dans une autre.

Le mélange des populations et des supporters est une très bonne chose.

Il y a évidemment aujourd'hui une petite différence dans le nombre de supporters qui viennent, le nombre de gens qui viennent au Parc des Princes, c'est pourquoi nous faisons un marché de prestations de billetterie qui est un peu différente, parce que nous tenons compte justement de cette modification.

C'est pourquoi nous achetons des places qui sont différentes de celles des années précédentes. En même temps, j'en profite pour dire que nous allons régulariser un certain nombre de choses.

Il y a des inconnues, on ne sait jamais à l'avance par exemple si un club va être qualifié en Coupe et donc s'il va jouer de nombreux matchs au Parc des Princes ou non.

Dans les années précédentes, il y avait là un manque à gagner pour le Paris Saint-Germain que nous voulons régulariser.

En ce qui concerne le trafic de billets, Monsieur ALPHAND, franchement, soit cela remonte à très longtemps, soit ce que vous expliquez n'existe vraiment plus et j'attends que vous me le démontriez.

Aujourd'hui, ce que nous faisons, et depuis que nous avons appris il y a de cela quelques années, qu'il y avait une possibilité de revente des billets du Paris Saint-Germain, du Parc des Princes que nous distribuions, que nous avions achetés et que nous donnions principalement au personnel de la Ville et aux jeunes, aux mairies d'arrondissement, dans les collèges, les lycées, aux clubs filleuls et au club de football de la Ville, depuis que nous avons appris qu'il y avait une possibilité de tricherie, nous contrôlons absolument tous les numéros de billet. Nous savons aujourd'hui exactement à qui nous donnons les billets.

A partir de là, s'il revient par l'intermédiaire de la Préfecture de police, évidemment, la démonstration que quelqu'un a vendu un billet, nous saurons exactement à qui nous avons donné ce billet et quel a été son cheminement.

Soyez rassurés, nous essayons de maîtriser au mieux la distribution des billets que nous achetons pour le Parc des Princes. Si jamais il y avait à nouveau ce genre de choses, nous saurions immédiatement à qui nous avons donné le billet.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Merci.

Je vais donc mettre aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 429.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2010, DJS 429).