Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Octobre 2010
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

2010, DLH 161 - Réalisation par la RIVP d'un programme d'acquisition-réhabilitation d'une résidence sociale comportant 10 logements PLA-I, 16 rue de Beauce (3e).

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2010


 

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DLH 161 concernant la réalisation par la R.I.V.P. d?un programme acquisition-réhabilitation d'une résidence sociale comportant 10 logements P.L.A.-I., 16, rue de Beauce (3e).

La parole est à M. CARON-THIBAULT.

M. Gauthier CARON-THIBAULT. - Merci, Monsieur le Maire.

Mes chers collègues, la Ville de Paris possède un immeuble à usage d'hôtel de tourisme au 16, rue de Beauce dans le 3e arrondissement. Bien évidemment, la vocation de la Ville n'est pas la gestion hôtelière de ce type d'endroit et, fort logiquement, nous avons décidé de le remettre au service des Parisiens, en particulier cette fois-ci des Parisiennes, en accueillant une résidence sociale qui sera gérée par l'association le F.I.T., Foyer International des Travailleuses, "Une femme, un toit".

Comme vous l'avez rappelé, Monsieur le Maire, cette résidence sociale sera composée de 10 places et aura pour vocation d'accueillir 5 jeunes femmes avec un enfant ou 5 jeunes femmes enceintes qui ont toutes comme point commun, d'une part, de venir déjà d?une structure d'hébergement, d'autre part, d'avoir subi des violences familiales et/ou conjugales.

Si la mairie du 3e arrondissement a voulu ce projet, c'est que nous avons dans le 3e le plus gros centre d?hébergement et de réinsertion sociale pour jeunes femmes et que, malheureusement, ce C.H.R.S. n'est pas labellisé pour accueillir les nourrissons et leur mère dans des conditions convenables.

De ce fait, tous les ans, un certain nombre de parcours de réinsertion se trouvaient altérés par le manque de places de structures adaptées et ces jeunes femmes passaient d'une structure d?hébergement avec un suivi social très appuyé à un retour dans l?errance dans les hôtels meublés ou, au mieux, dans des structures de type centre maternel.

Cette résidence sociale va donc se vivre comme une véritable passerelle entre le centre d?hébergement et de réinsertion sociale et le logement social ou le logement privé, de manière à permettre à ces jeunes filles de parfaire leur insertion sociale et professionnelle.

Je tiens enfin à souligner une spécificité de cette résidence sociale, à savoir que le rez-de-chaussée, qui sera un rez-de-chaussée collectif relativement grand, sera ouvert sur l'extérieur, car nous sommes en train de travailler avec l'association de manière à pouvoir en faire à la fois un lieu de permanence pour des associations féministes du style Violences Conjugales ou le Planning familial. Ce sera également un lieu d?école de la parenté qui permettra un suivi social particulier pour les familles qui sont en hôtel meublé.

Monsieur le Maire, mes chers collègues, ce projet de délibération montre bien que la Ville de Paris cherche par tous les moyens à adapter son parc d'hébergement aux problématiques rencontrées par les personnes les plus précaires.

Merci.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci.

La parole est à Jean-Yves MANO.

M. Jean-Yves MANO, adjoint, au nom de la 8e Commission. - Monsieur le Maire, M. CARON-THIBAULT souligne la capacité d?initiative de la Ville de Paris à mobiliser le parc, propriétaire depuis plus de 100 ans de cette parcelle où nous avons pu faire des miracles, puisque nous avons une parcelle de 54 mètres carrés au sol qui, certes, était un petit hôtel, que la R.I.V.P. transformera en résidence sociale pour l'accueil des femmes en difficulté et victimes de violences, pour l'essentiel.

Nous ne pouvons donc que nous réjouir de la mobilisation de l'ensemble des arrondissements à accueillir ce type de projet. Je souhaite simplement que nous puissions avoir d'autres initiatives de ce genre, car les besoins sont nombreux sur l?ensemble du territoire parisien.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DLH 161.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2010, DLH 161).