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Juillet 1998
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10 - 1998, DVD 1 G - Quartiers tranquilles - programme 1998

Débat/ Conseil général/ Juillet 1998


M. CHÉRIOUX, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DVD 1 G relatif aux quartiers tranquilles.
La parole est à Mme BILLARD.
Mme Martine BILLARD, élue " Les Verts ". - Monsieur le Président, déjà l'an dernier, vous aviez essayé de faire passer votre délibération sur les quartiers tranquilles en séance du Conseil général de juillet. Devant le tollé soulevé par ce manque flagrant de concertation, le projet de délibération avait été repoussé en septembre afin de permettre au minimum l'étude des propositions dans les arrondissements concernés. Cette année, vous recommencez ! C'est de l'obstination.
La présentation en Conseil général empêche tout débat dans les Conseil d'arrondissement. Aucune étude n'est possible. C'est vraiment se moquer des élus, mais aussi des Parisiens.
Pour les arrondissements où des études ont été menées, où la concertation avec la population s'est faite, vous proposez carrément d'autres zones. C'est le cas du 20e. L'on dirait que peu importe le lieu, du moment que vous puissiez annoncer vos 10 quartiers tranquilles !
M. CHÉRIOUX, président. - Mes chers collègues, on n'entend pas l'intervenant, ce n'est pas convenable ; si vous avez des discussions particulières, allez les faire à côté !
Mme Martine BILLARD, élue " Les Verts ". - Et pour être sûr que cela ne gêne pas trop les automobilistes, tous les quartiers qui ont le moins de circulation automobile seront en quartiers tranquilles. De ce point de vue, le 14e arrondissement est une caricature.
Le débat démocratique voudrait que vous retiriez ce projet de délibération de l'ordre du jour afin de le représenter dans les arrondissements. Faute de quoi je ne prendrai pas part au vote.
Je profite de cette intervention pour vous demander ce que vous allez faire pour la journée sans voiture du 22 septembre.
" Les Verts " vous ont adressé des propositions par courrier. Où en êtes-vous de la réflexion ? Que se passera-t-il le 22 septembre à Paris pour réduire la circulation automobile ?
M. CHÉRIOUX, président. - La parole est à Mme SCHNEITER.
Mme Laure SCHNEITER. - Monsieur le Président, dès l'introduction de l'exposé des motifs, trois objectifs ont été avancés : limiter la place de l'automobile, améliorer la qualité de vie dans les quartiers, préserver l'activité économique.
Malheureusement, les moyens mis en oeuvre ne sont pas à la hauteur de ces objectifs.
Les 40 millions de francs vont considérablement limiter les aménagements souhaitables pour les quartiers. La majeure partie des secteurs choisis est essentiellement résidentielle. L'activité économique se limite le plus souvent aux commerces.
Je ne voudrais pas que cet objectif vous conduise à laisser les livraisons se faire n'importe où et à n'importe quelle heure.
Ce projet de quartiers tranquilles, votre programme pour les bus et les vélos vont dans le bon sens mais rien n'est fait en cohérence. Ce sont des opérations au coup par coup sans vision d'ensemble. La loi sur l'air oblige la mise en place d'un Plan de déplacement urbain.
L'étude est en cours ; c'est dans ce cadre qu'il faudra agir, en concertation avec les associations qui connaissent bien le problème. Ces quartiers tranquilles n'auront de sens que lorsqu'ils seront inclus dans un réseau comme le Réseau vert, dont nous avons si souvent parlé et que les écologistes et les habitants vous réclament depuis 1989.
La limitation de la vitesse à 30 kilomètres par heure dans ces secteurs et les aménagements prévus tels que le marquage systématique des entrées et des sorties, les surélévations aux entrées et aux carrefours où la pause de ralentisseurs, contribuent à la tranquillité des piétons et des cyclistes.
En revanche, j'aimerais savoir ce que vous appelez " la modification des régimes de circulation et de stationnement " ?
Je me réjouis, qu'enfin, grâce à l'adoption d'un amendement proposé au Parlement, la loi du 30 décembre 1996 autorise le régime de stationnement réservé aux seuls riverains. J'attends de votre part et celle de M. le Préfet de police du courage et de la volonté pour que cela se traduise par des applications concrètes dans ces secteurs. Ainsi, nous nous rapprocherions des " cours urbaines " que certains appellent " rues de l'avenir ", si nombreuses en Hollande, Grande Bretagne, Suisse ou Allemagne. Mais cela nécessite des ralentisseurs au début des rues, la suppression des trottoirs, un pavage différencié au sol suivant les modes de déplacement, des chicanes et l'installation d'un mobilier urbain de qualité placé de telle façon que l'automobiliste doit le contourner, ce qui l'empêche de rouler vite dans ces rues.
Venons-en au dix secteurs proposés.
Le secteur Saint-Honoré dans le 1er arrondissement, est limité à une partie de la zone sud du quartier piéton des Halles. Pourquoi ne pas étendre ce secteur à l'ensemble compris entre la rue de Rivoli, du Louvre jusqu'au boulevard Sébastopol ? Ce serait plus cohérent dans un quartier résidentiel voué également à l'activité économique. Les seuls axes de transit sont les accès aux souterrains et aux parkings qui doivent être aménagés pour assurer la sécurité des piétons, nombreux dans ce quartier.
Le secteur Censier, dans le 5e, est assez vaste et inclut des établissements scolaires et universitaires. Il aurait gagné à s'étendre au Nord jusqu'à la rue Lacépède afin d'englober la Mosquée, la clinique Geoffroy-Saint-Hilaire et le petit square Robert-Montagne.
Le secteur Saint-Germain, dans le 6e, est vaste. De plus, il est prolongé par le secteur Verneuil dans le 7e arrondissement. Pourquoi avoir écarté la petite zone comprise entre la rue Danton et les boulevards Saint-Michel et Saint-Germain ? Certes, la rue Danton est un axe de transit qui coupe le quartier, mais cela ne vous empêchait pas d'en assurer la continuité, bien au contraire, cela est une nécessité.
Le petit secteur Milton, très résidentiel, situé dans le 9e arrondissement, pourrait être étendu au Nord vers l'avenue Trudaine afin de desservir le lycée Jacques-Decour et le square d'Anvers, mais aussi légèrement au Sud vers l'église et la station Notre-Dame-de-Lorette.
Le secteur Lancry, dans le 10e arrondissement, pourrait être étendu au Sud jusqu'à la rue du Faubourg-du-Temple, mais surtout, au Nord jusqu'à la rue Eugène-Varlin, voire la rue Louis-Blanc ; ainsi seraient inclus le jardin Villemin au centre du quartier, l'avenue de Verdun et la place Raoul-Follereau. Il s'agit d'un secteur fortement résidentiel comprenant déjà des aménagements de voies pour les piétons.
Le secteur Saint-Sébastien, dans le 11e, comprend de nombreux passages et impasses, il est tout désigné pour être aménagé. De plus, il est bordé du boulevard Richard-Lenoir et de sa promenade. La rue Amelot est parallèle aux boulevards du Temple, des Filles-du-Calvaire et Beaumarchais. Afin d'y casser la circulation de transit, il faudrait qu'elle change au moins deux fois de sens (par exemple une première fois à l'angle de la rue Saint-Sébastien et une seconde fois à l'angle de la rue du Chemin-Vert).
Le petit secteur Plaisance, dans le 14e, doit, d'après vous, s'étendre jusqu'à la rue du Château avec l'aménagement de la Z.A.C. " Didot " et ses aménagements piétonniers. Elle pourrait aussi s'étendre à l'Est jusqu'à la rue des Plantes afin d'englober le square du Chanoine-Violet et le square Olivier-Noyer-Léonidas.
Le secteur Poncelet, dans le 17e, devrait être étendu à l'Est.
Enfin, le secteur Grands-Champs dans le 20e, comprend les squares Sarah-Bernhart et Réjane. Son extension s'impose, au Nord de la rue d'Avron vers le quartier de la Réunion et ses aménagements piétonniers.
Vous le voyez, Monsieur le Président, je trouve vos propositions bien timides, tant sur l'aspect des changements à apporter à ces secteurs (mode alternatif de déplacements, amélioration du cadre de vie, etc.) que sur leur étendue ou leur mise en réseau.
Je m'abstiendrai sur ce projet.
M. CHÉRIOUX, président. - La parole est à M. BRET.
M. Bertrand BRET. - Mes chers collègues, ce programme dit " nouveaux quartiers tranquilles " aurait pu être l'occasion de faire rentrer Paris dans l'ère du Réseau vert : pistes cyclables, quartiers tranquilles, cheminement piétonnier, bref, tous les ingrédients réunis pour bousculer les habitudes liées au tout automobile, et transformer Paris en une ville où la sécurité l'emporterait enfin sur le bruit, les embouteillages et le stress.
Vous n'y arrivez pas ! Non pas par manque de moyens car la Région subventionne abondamment vos projets de quartier dans des conditions qu'il conviendra de clarifier, mais par manque d'ambition.
En clair, vous n'osez pas ou vous ne voulez pas rompre avec votre passé car, pendant plus de 20 ans, vous avez été l'ardent artisan du tout automobile à Paris. Pas facile d'enfiler l'uniforme du parfait petit écologiste !
Faute de pouvoir assumer cette apparente contradiction (comment défaire en 6 ans ce que j'ai fait en 20 ?) vous menez une action en matière de quartiers tranquilles à l'image de la politique parisienne, politique du trompe l'oeil : cela a le nom de quartier tranquille, l'aspect de quartier tranquille, mais ce n'est pas un quartier tranquille !
Au même titre que M. PASQUA voulait terroriser les terroristes, vous proposez de tranquilliser les quartiers qui le sont déjà. Des opérations exemplaires ont pu être réalisées, mais elles font malheureusement trop figure d'exception ; et là où les élus locaux vous sollicitent pour réaliser de véritables opérations urbaines, à l'échelle d'un quartier, soit vous les rejetez, comme dans le 20e arrondissement, soit vous les retardez comme dans le 19e arrondissement.
L'exemple du 20e est révélateur de votre façon d'agir. Voilà une mairie d'arrondissement qui, à votre demande, vous a formulé trois propositions de mise en quartier tranquille pour cette année dans des secteurs où cette initiative viendrait utilement compléter ou accompagner les opérations d'urbanisme conduites par la Ville, le Bas-Belleville, la Réunion, la Campagne à Paris et ses abords. Les associations, les C.I.C.A., les conseils de quartiers concernés avaient préalablement donné leur accord à ces trois propositions.
C'est à la lecture de votre projet de délibération de ce jour que les élus du 20e, le Maire en tête, ont découvert mercredi dernier que non seulement aucune de leurs propositions n'était retenue, mais qu'en plus on leur imposait une mise en quartier tranquille dans un secteur, celui de la Plaine, où rien ne le justifiait et où personne ne le demande.
Savez-vous, Monsieur le Président, mes chers collègues, pourquoi rien ne justifie de mise en quartier tranquille, que personne ne la demande dans le secteur de la Plaine ? Parce qu'il ne s'y passe rien. Le quartier est déjà tranquille. Il y a les feux rouges là où il faut, il y a des dos d'âne devant les écoles, aucune rue ne sert de voie de transit en cas d'embouteillage pour la bonne et simple raison qu'il n'y a pas d'embouteillages dans ces quartiers et ces abords.
Comment pouvez-vous justifier, Monsieur le Président, qu'un arrondissement, et les élus locaux, ne soient en rien informés d'une décision de cette nature et ceci ni par vous, ni par votre adjoint compétent, ni par les services concernés.
Certes, vous me répondrez que pour des raisons de subvention par la Région d'Ile-de-France ce mémoire est présenté au titre du Département et qu'il n'est donc pas soumis à l'approbation des Conseils d'arrondissement.
Mais pouvez-vous valablement vous satisfaire d'une telle réponse ? Pour notre part tel n'est pas le cas et c'est la raison pour laquelle, Monsieur le Président, je vous présente au nom des élus socialistes un voeu qui vise d'une part à ce que les projets de quartiers tranquilles soient d'abord présentés dans les C.I.C.A. des arrondissements concernés, avant leur adoption par le Conseil de Paris, et que d'autre part ces quartiers tranquilles s'inscrivent dans le cadre du Plan de déplacement urbain pour qu'ils puissent trouver leur cohérence.
Et je voudrais conclure sur ce dernier point : la superposition des quartiers tranquilles que vous nous proposez avec ceux que nous avons déjà adoptés ne fait pas apparaître de logique d'ensemble. Les quartiers tranquilles, Monsieur le Président, c'est une façon de remodeler la ville, de revoir les flux de circulation. Or, vous ignorez superbement cette double fonction déterminante en préférant agir au cas par cas.
Croyez bien, Monsieur le Président, chers collègues que pour notre part, nous le regrettons.
(Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste).
M. CHÉRIOUX, président. - La parole est à Mme Soizik MOREAU.
Mme Soizik MOREAU. - Monsieur le Président, chers collègues, le principe d'aménager des quartiers tranquilles dans Paris ou des " zones 30 " en recréant un réseau de circulation douce permettant aux usagers de se déplacer d'un quartier à l'autre, participe, Monsieur le Maire, à votre politique d'amélioration du cadre de vie des Parisiens.
Nous y sommes favorables, puisqu'il permet notamment de réduire la vitesse de circulation des véhicules et contribue au développement d'un meilleur environnement urbain. Mais, encore une fois, cette politique des quartiers tranquilles, compte tenu des aménagements peu contraignants qui sont réalisés, reste insuffisante. Elle devrait être associée à une nouvelle politique globale du stationnement et des déplacements pour faire de tout Paris une capitale plus tranquille, sinon cette politique risque d'avoir des effets contraires à ceux que vous préconisez.
En effet, faute de mettre en oeuvre une nouvelle politique globale et forte en matière de déplacements et de transport dans notre Capitale, cette politique ressemble de près à une politique de " zoning ", de secteurs dont les risques sont évidents.
On verrait naître progressivement un Paris tranquille, un Paris non tranquille ! N'y a-t-il pas là, à l'avenir, une source d'inégalité spatiale entre quartiers ?
La mairie du 11e, après vous avoir proposé un périmètre de quartiers tranquilles, vous a remis un document très détaillé, présentant les objectifs qu'elle souhaitait voir atteindre sur ce secteur, ainsi que l'ensemble des possibilités d'aménagement pour y répondre.
Ce document qui, soit dit en passant, n'a fait l'objet d'aucun commentaire, d'aucune remarque, d'aucune discussion de la part de la Direction de la Voirie, propose d'aller au-delà des simples aménagements de voirie régulant la vitesse des véhicules.
Ces propositions visent à enrichir votre programme dans une conception plus globale du fonctionnement urbain d'un quartier, et de l'amélioration du cadre de vie de ces riverains.
Je regrette que ce document n'ait fait l'objet d'aucun retour pour le quartier Saint-Sébastien, par exemple. La Direction de la Voirie s'est en effet contentée d'appliquer sa seule doctrine : encore une fois aucune concertation technique n'a eu lieu avec la mairie du 11e arrondissement. Pourtant, elle se justifiait d'autant plus que le programme " quartiers tranquilles " était financé par le Département de Paris ; il n'a pas fait l'objet de délibération pour avis en Conseil d'arrondissement.
Dès lors que peut-on constater, Monsieur le Maire, à la lecture de ce programme 1998 ? Encore une fois, votre politique ne se donne absolument pas les moyens d'être réalisée. Le budget de 40 millions de francs affecté à ce programme, réparti sur 10 quartiers, apparaît clairement insuffisant. Il manque de méthode, d'ambition, car les moyens et les outils d'aménagement sont insuffisants.
Pour illustrer mon propos, je reprendrai les propositions de la mairie du 11e arrondissement pour répondre aux objectifs que vous avez annoncés : " pour limiter la place de l'automobile, et donc offrir les conditions pour choisir de se déplacer autrement et rééquilibrer les modes de déplacement " - je reprends ici votre propre formulation - la mairie du 11e arrondissement vous a proposé pour ce secteur des propositions de requalibrage avec élargissement des trottoirs, la piétonisation de certaines voies, exclusivement des petits passages. Ces propositions n'ont pas été intégrées au projet.
Pour améliorer la qualité de vie dans les quartiers, grâce à la " reconquête de l'espace public ", dites-vous, la mairie du 11e a proposé la création d'un mail planté, et la requalification de petits espaces publics. Là encore ces propositions n'ont pas été entendues.
Pour tenter de limiter la circulation de transit au sein d'un secteur tranquille, de nouveaux sens de circulation ont été étudiés. Là encore pas de réponse, le schéma proposé par la Direction de la Voirie pour ce quartier, dans le 11e, omet d'ailleurs de présenter les sens de circulation de certaines rues.
M. CHÉRIOUX, président. - Je vous fais remarquer qu'il ne vous reste plus qu'une trentaine de secondes.
Mme Soizik MOREAU. - Enfin pour adapter les régimes de stationnement aux besoins différenciés du quartier, pour limiter le stationnement exogène là où les besoins résidentiels sont importants, des propositions ont été faites, elles n'ont pas plus été entendues. Seul le traitement de la vitesse, ce qui par ailleurs est une très bonne chose, semble être pris en compte.
Mais par ailleurs l'un des carrefours à risques, celui des rues Baudin - Saint-Sébastien, n'est pas traité alors qu'il y a une école à proximité.
Monsieur le Maire, on mesure ici le désaccord entre vos intentions et vos actes ; pour que le quartier Saint-Sébastien soit un vrai quartier tranquille, comme d'autres que nous vous proposerons ultérieurement, ces propositions doivent donc être intégrées au projet de la Direction de la Voirie.
Je vous remercie, Monsieur le Président.
(Applaudissements sur les bancs du groupe du Mouvement des citoyens).
M. CHÉRIOUX, président. - Je vous remercie.
La parole est à M. LEBEL.
M. François LEBEL. - Monsieur le Président, mes chers collègues, finalement, que recouvre le vocable de " quartier tranquille " ?
A vrai dire, si nous l'avons compris, plusieurs choses. Encore faut-il essayer de bien les distinguer.
Tout d'abord, le concept.
Il consiste à créer, au sein du tissu urbain parisien, des îlots dans lesquels le remodelage de la voie publique (chaussées et trottoirs), la réorganisation de sa destination, doivent permettre d'améliorer la qualité de la vie de ceux qui les habitent en écartant l'intrusion des éléments extérieurs les plus perturbants, c'est-à-dire en privilégiant les seuls riverains.
C'est le deuxième principe de votre exposé des motifs.
Disons dès l'abord que ce concept est excellent et qu'il correspond évidemment au souhait des Parisiens qui nous ont élus.
Le troisième principe, qui pose la volonté (je cite) de " préserver l'activité économique ", va sans dire dans une ville qui - on l'oublie trop souvent dans certains groupes de cette Assemblée - est la Capitale économique de la France et ne peut pas être l'objet des mêmes traitements que d'aimables bourgades de l'Oberland bernois ou les pimpantes cités résidentielles entourant les riches villes allemandes, comme semblent le croire certains élus socialistes. Paris est la capitale politique, économique, financière, universitaire de notre pays, il convient de le dire et d'en tenir compte, c'est-à-dire qu'il ne faut pas croire que les quartiers tranquilles ont vocation, à terme, à s'étendre à l'ensemble de Paris, repoussant ainsi toutes les fonctions économiques naturelles de la voirie sur un nombre limité de boulevards et d'avenues qui seraient, alors, transformés en autant d'autoroutes urbaines et seraient donc totalement invivables.
Là aussi, Monsieur le Président, nous souhaitons entendre de votre bouche les précisions utiles à la compréhension des limites que vous fixez au concept de " quartier tranquille ".
Quant au troisième objectif qui est le vôtre - je le cite : limiter la place de l'automobile et donc offrir les conditions pour choisir de se déplacer autrement - bien évidemment le but des quartiers tranquilles n'est pas d'augmenter la circulation automobile dans Paris, tout le monde en est bien d'accord. Je note toutefois qu'apparaissent dans votre communication quelques ombres sur lesquelles je souhaite avoir des explications.
Réduire la circulation automobile, c'est très bien, mais que faites-vous des voitures des Parisiens ? Même s'ils sont les moins motorisés des Français, ils ont le droit, comme les automobilistes des Deux-Sèvres ou de la Seine-Saint-Denis, d'en posséder une et ils n'ont pas fatalement les moyens financiers d'acheter 200.000 F ou plus une place dans un parc souterrain concédé, ni même de payer de 800 à 1.200 F par mois un garage privé, s'il en existe, ce qui n'est pas encore le cas, nous le savons tous, tout particulièrement dans ces quartiers tranquilles projetés qui sont précisément ceux dans lesquels il y a peu de parkings privés.
On voit donc bien qu'un quartier tranquille n'a de sens que si les voies qu'il englobe sont réservées au stationnement des riverains. Or, cette possibilité, que nous vous devons d'ailleurs pour partie par la loi du 30 décembre 1996, n'est prévue que sur le papier et pas du tout sur les documents graphiques que vous nous avez communiqués dans votre Plan 1998.
Aussi, je vous remercie de nous préciser, Monsieur le Président, votre politique sur ce point et, en particulier, si vous pensez que, pour réduire la circulation des automobiles, il faut aussi et d'abord leur permettre de stationner sur place.
D'autre part, il y a les deux-roues.
Si les Parisiens sont très peu motorisés, ils sont par contre, si vous m'autorisez ce néologisme, très sur-motocyclés et tout particulièrement dans le centre et de façon inversement proportionnelle aux obstacles placés par nous pour freiner le stationnement automobile.
Cette prolifération des deux-roues, qui est visible, évidente, est encore largement ignorée des services de la Ville et plus encore de la Préfecture de police.
Cette situation devient choquante. Elle deviendra vite, dans certains quartiers, intenable, aussi bien quant à leur stationnement totalement anarchique sur les trottoirs, que quant à leur circulation hors de tout droit, à contresens, sur les trottoirs, entre les files de circulation, et j'en passe.
Les quartiers tranquilles doivent préserver avant toute autre considération la place des piétons, les plus fragiles, les plus agressés aujourd'hui. Ce principe passe avant les autres.
M. CHÉRIOUX, président. - Mon cher collègue, vous avez dépassé votre temps de parole. Il vous faut conclure.
M. François LEBEL. - Or, M. le Préfet de police, qui m'a écrit récemment qu'il envisageait, d'après ses propres termes, certaines mesures dans ce sens, ne nous dit rien et, sur le terrain, ses fonctionnaires ne font pas grand chose non plus.
Faudra-t-il donc une pétition parisienne générale pour qu'au moins nos trottoirs ne servent effectivement qu'à marcher ?
Pour conclure et vous être agréable, Monsieur le Président, sans entrer plus avant dans les points plus mineurs - comme les livraisons, par exemple - les quartiers tranquilles sont une bonne initiative municipale, mais pour réussir, alors que leur coût est élevé, ils doivent être encore mieux définis quant à leur principe d'établissement, mieux répartis géographiquement, mieux travaillés dans les détails, ce qui en fait la qualité. Et la qualité d'un quartier tranquille, c'est son acceptation par le public.
Ceci implique absolument une concertation au cas par cas avec les maires d'arrondissement, les mieux à même de connaître les spécificités de chaque îlot et de chaque rue.
Mais rien de tout cela n'aura d'effet si la Préfecture de police n'est pas sincèrement persuadée de leur utilité et ne fournit pas les efforts de remise en cause de certaines de ses habitudes de gestion et de surveillance de la voie publique.
Or, ces interrogations, Monsieur le Président, n'ont pas encore toutes reçu une réponse.
(Applaudissements sur les bancs du groupe " P.A.R.I.S. ").
M. CHÉRIOUX, président. - Je vous remercie.
La parole est à M. MORLÉ.
M. Jean-Loup MORLÉ. - Monsieur le Président, orateur du groupe " Paris-Libertés " le 25 novembre 1996, j'approuvais votre volonté, dans le cadre de votre politique des déplacements, de développer les quartiers tranquilles, mais je faisais part de notre inquiétude sur le délai de mise en oeuvre de ces nouveaux quartiers.
Aujourd'hui, au nom du groupe " Paris-Libertés ", je ne peux que me féliciter de constater que 10 quartiers tranquilles ont déjà été réalisés et que 10 nouveaux sont proposés dans le cadre du projet de délibération que vous nous présentez.
Vous savez, Monsieur le Président, combien le groupe " Paris-Libertés " est attaché à la réalisation des quartiers tranquilles et je me souviens que Patrick TRÉMÈGE, en 1992, avait été le premier à lancer ce concept dans le 13e arrondissement. Aujourd'hui, c'est Bernard PLASAIT qui a repris avec efficacité, sous votre autorité, le flambeau, avec le double objectif :
- de limiter la place de l'automobile, donc d'en réduire les nuisances ;
- et d'améliorer la qualité de vie dans les quartiers en leur donnant une expression plus conviviale tout en préservant l'activité économique.
Il s'agit de supprimer la circulation de transit dans les quartiers, de faire en sorte que la rue ne soit pas un trait de séparation entre les habitants, mais un trait d'union, en créant des aménagements spécifiques pour redonner à l'espace public sa vocation d'échange et de lien social.
Pour notre groupe, ces aménagements constituent une des expressions de son engagement pour une politique de proximité et, pour nous, l'objectif est d'en réaliser suffisamment pour pouvoir constituer un réseau complet qui permette de donner toute son efficacité à la démarche.
Il faut créer des circulations douces inter-quartiers permettant aux usagers (piétons, deux-roues, usagers des transports de proximité) de se déplacer d'un quartier à l'autre en évitant les axes structurant de la circulation de transit.
Je tiens à ce sujet à rappeler que la création des quartiers tranquilles n'a rien d'une mesure ponctuelle, comme le disait Mme SCHNEITER mais s'inscrit dans une politique globale cohérente qui a été annoncée dès 1990 avec le plan que Jacques DOMINATI, alors chargé de la circulation et des déplacements, avait mis en oeuvre au nom du Maire de Paris.
Souvenez-vous à cette époque la circulation dans Paris intra-muros augmentait chaque année de 2 % condamnant à terme la Ville à l'asphyxie. Les mesures prises alors, notamment en matière d'extension du stationnement payant, ont permis de stopper puis de faire diminuer le flux des automobiles dans Paris, permettant de donner toute sa dimension à la politique des quartiers tranquilles en maintenant la circulation de transit sur les réseaux principaux.
Vous avez, Monsieur le Président, saisi les maires d'arrondissement afin qu'ils nous proposent des lieux d'implantation pour ces aménagements et ceux-ci se sont organisés dans leur arrondissement pour la concertation. Ce qui serait utile serait que cette concertation, comme en 1997, se poursuive bien, ensuite, une fois les lieux d'implantation choisis, avec l'Administration pour le choix des aménagements spécifiques.
Monsieur le Président, dans la préparation du P.D.U. - plan des déplacements urbains, nos partenaires, et notamment la Région qui finance, se sont félicités des quartiers tranquilles tels que nous les concevons et, je le dis à M. BRET, car notre démarche est ambitieuse, nous sommes dans la bonne voie et le groupe " Paris-Libertés " votera, Monsieur le Président, le programme 1998 des quartiers tranquilles.
M. CHÉRIOUX, président. - Je vous remercie.
M. Bertrand BRET. - Pourquoi n'y a-t-il pas de concertation ?
M. CHÉRIOUX, président. - Vous n'avez pas à faire des apartés, Monsieur BRET.
La parole est à M. LAMBERT et à lui seul.
M. Claude LAMBERT. - Monsieur le Président, chers collègues.
Rendre à Paris un visage humain sans démagogie et avec une seule volonté, celle d'améliorer la vie quotidienne dans notre Capitale. Jean TIBÉRI poursuit depuis trois ans une politique raisonnable, réfléchie, en évitant soigneusement de tomber dans les excès des uns et des autres.
Le programme des quartiers tranquilles fait partie de cette politique de reconquête des chaussées, des trottoirs, d'un meilleur équilibre entre le secteur piétonnier, les réseaux vélos et la limitation de la circulation de transit plafonnée à la vitesse de 30 kilomètres par heure sur des secteurs précis.
Ainsi, la création de 10 quartiers tranquilles par an fixée par Jean TIBÉRI, et dont le programme détaillé est sous vos yeux, permet surtout de faire reculer la pollution aussi bien sonore qu'atmosphérique dont sont victimes les riverains.
10 arrondissements, du 1er au 20e, parmi lesquels une partie des quartiers Saint-Honoré, Censier, Saint-Germain, Verneuil, Milton, Lancry, Grands-Champs, sont concernés par ces nouvelles mesures dans des sites qui " rendront à la rue son caractère d'espace, de convivialité en privilégiant les déplacements de proximité " comme le dit le Maire.
Comment les Parisiens ne seraient-ils pas satisfaits de cette volonté évidente de redonner une âme à des rues, qui l'ont perdue dans le bruit des moteurs et des odeurs de carburants.
Il y a une trentaine d'années, le Préfet DUBOIS avait été baptisé " le Préfet du silence " en interdisant l'usage intempestif des avertisseurs. Aujourd'hui, l'action que mènent le Maire et sa Municipalité sera aussi reconnue, objectivement je l'espère, comme une politique courageuse, dérangeante certes, mais salutaire pour les Parisiennes et les Parisiens, demandeurs d'une qualité de vie améliorée.
Les grands objectifs de l'opération " quartiers tranquilles " sont avant tout l'apport d'un " plus " pour les habitants du secteur.
(M. Roger ROMANI, vice-président, remplace M. CHÉRIOUX au fauteuil de la présidence).
Diminuer la circulation de transit sans pénaliser les déplacements des riverains ; améliorer la qualité de la vie tout en respectant l'activité économique, sont les deux axes vers lesquels ce programme 1998 s'appuie.
En tant qu'élu du 18e arrondissement dont le secteur " Grand Montmartre " est l'un des lieux touristiques les plus visités de la Capitale, je voulais vous dire, Monsieur le Président, que même si dans le programme 1998 ne figure pas le 18e, nous avons quand même redécouvert sur le haut de la Butte un quartier plus tranquille grâce à une décision énergique prise à la fin 1997. La suppression des cars sur ce secteur a comblé d'aise les riverains, dont je suis. Les commerçants, bon gré mal gré, ont accepté cette nouvelle situation, qu'ils avaient combattue, avec beaucoup de bonne volonté et parfois d'esprit de sacrifice et les associations ont été partie prenante dans les discussions qui ont débouché sur une mesure efficace, avec l'aide de la Préfecture.
C'est dans le dialogue riverains-Municipalité que nous améliorerons la vie de nos concitoyens de la Capitale. Se parler, s'écouter, décider ensemble. C'est l'un des trois grands objectifs de la mandature du Maire et le groupe " Rassemblement pour Paris " ne peut donc que soutenir unanimement son action dans ce programme des quartiers tranquilles.
Merci, Monsieur le Président.
M. Roger ROMANI, président. - Je vous remercie, Monsieur LAMBERT.
La parole est à M. BLET.
M. Jean-François BLET. - Monsieur le Président, après la déception de 1997 le programme 1998 de quartiers baptisés tranquilles est-il un grand cru ?
Dix nouveautés, dix nouveaux essais. Malheureusement le cru 1998 en décevra beaucoup car on ne s'improvise pas vigneron mais surtout on ne fait pas de bon vin avec une mauvaise vigne.
Ce n'est pas en réglementant officiellement des quartiers déjà tranquilles qu'on tranquillisera Paris ; ce n'est pas en ralentissant des voitures qui roulent déjà au ralenti qu'on s'attaquera à la circulation automobile dans Paris ; enfin ce n'est pas en faisant fleurir dans la Capitale de grosses boursouflures purulentes de bitume qu'on améliorera la qualité de vie des Parisiens.
Mais surtout, quelle est la cohérence de tout cela ? Y a-t-il une vision d'ensemble ? Y a-t-il un concept ? Un plan ? Un projet d'ensemble ? Une politique pour la Capitale ?
Ces aménagements sectoriels lancés au gré de je ne sais quelle volonté, peut-être même du simple fait du hasard, comme un jeu de dés lancés sur un plan de la Capitale, laissent planer un doute sur l'existence d'un véritable projet d'ensemble.
Pourquoi tel quartier et pas tel autre ? Pourquoi ce quartier d'abord et celui-ci plus tard ? Quels sont vos critères de choix, de priorités ? Nous n'avons jamais eu de réponse.
Monsieur le Président, c'est en fait tout Paris qu'il faudrait d'un seul coup mettre en zone 30 pour s'attaquer ensuite au véritable enjeu : la piétonisation progressive d'un réseau de quartiers, leur libération de l'automobile, la réduction systématique de la circulation de transit sur le modèle remarquable du quartier Montorgueil.
Preuve que ce principe est efficace, le secteur pseudo-piétonnier des Halles est en train de suivre le modèle de Montorgueil avec un contrôle des accès.
C'est ce que vous avait proposé l'association " Vivre " en 1996, à titre d'exemple dans le 10e pour le quartier Lancry.
Aujourd'hui, vous proposez sur ce périmètre qui vous avait été suggéré un simple quartier tranquille dénommé Lancry. Merci pour l'honneur que vous faites ici à l'étude que je vous avais adressée, ainsi qu'à vos services, mais la réduire à si peu, c'est presque un affront.
Pourquoi refuser une nouvelle expérience du type Montorgueil ? Pourquoi refuser de l'étendre à d'autres quartiers ? Pourquoi refuser de s'attaquer de front à la place de l'automobile dans Paris, à la circulation de transit qui éventre les quartiers, à la pollution qui altère notre santé ? Mis à part les oukases de la Chambre de commerce, de la Ville de Paris, nous n'avons pas eu de réponse et ce alors que cette même Chambre de commerce rendait hommage à l'expérience de Montorgueil.
Au lieu de cela, vous vous enfermez dans des mesurettes sans répercussions notables sur la vie et la santé des Parisiens, dépensant inutilement l'argent des contribuables.
Le seul intérêt de votre programme pour les Parisiens c'est l'amélioration de l'espace public : plantations d'arbres, mobilier urbain, élargissement de trottoirs, mais chaque année ces mesures bien qu'annoncées ne sont pas financées, donc pas programmées, elles restent de simples promesses !
Vos investissements se limitent à la pose de panneaux de limitation de vitesse, à l'aménagement de quelques dos d'âne, et ponctuellement à l'aménagement d'un carrefour.
Certes, vos investissements progressent : 30 millions de francs l'année dernière pour 10 quartiers et 194 hectares soit 3 millions de francs par quartier, c'est à dire quelques feux rouges, ou 155.000 F par hectare. 40 millions de francs cette année pour 10 autres quartiers et 179 hectares soit 4 millions de francs par quartier ou 223.000 F par hectare. Il y a donc un léger progrès !
Mais tout cela peut-il avoir un sens pour les Parisiens ?
Malgré mes divergences de fond et de forme sur la manière de traiter la place de l'automobile dans Paris, j'ai examiné avec attention vos différents projets de quartiers tranquilles et, pour être constructif, je tiens à vous faire quelques propositions.
Du point de vue de la cohérence des quartiers choisis, y compris par rapport aux quartiers tranquilles existant environnants ou adjacents, il me semble souhaitable d'étendre le périmètre de cinq secteurs.
Dans le 1er - Saint Honoré - il paraît évident d'étendre le périmètre au Sud pour englober la rue des Déchargeurs et la rue Plat d'étain et une portion de la rue Sainte-Opportune, jusqu'à la pointe formée des rues de Rivoli et des Halles.
Dans le 9e - Martyrs - le périmètre semble vraiment réduit à une peau de chagrin, c'est même le plus petit des nouveaux secteurs. Il paraît indéniablement souhaitable de l'étendre dans les quatre directions : Sud, Est, Nord et Ouest.
Vers le Sud, pour englober une courte portion de la rue Lamartine. Vers le Nord jusqu'à l'avenue Trudaine, pour englober au minimum la rue de la Tour-d'Auvergne, mais aussi partiellement les rues Condorcet et Bochard-de-Saron. Vers l'Est jusqu'aux rues de Maubeuge et de Rochechouart pour englober au minimum la rue Rodier, mais aussi la rue Turgot et partiellement les rues de la Tour-d'Auvergne et Condorcet. Surtout vers l'Ouest jusqu'aux rues Notre-Dame-de-Lorette et Henri-Monnier pour englober les rues Navarin, Clauzel et Lafferrière, mais surtout la rue des Martyrs.
Car s'il y a une rue qui mérite d'être tranquillisée dans ce secteur, c'est bien la rue des Martyrs, avec tous ses commerces de proximité et son bar-tabac rendu célèbre par le groupe de rock " Pigalle ". La circulation automobile y est source de dangers pour l'animation commerciale et la fréquentation piétonne. Il serait donc incompréhensible de ne pas l'inclure dans ce périmètre !
Dans le 11e - Saint-Sébastien - il paraît souhaitable d'étendre le périmètre vers le Nord, englobant une portion des rues Oberkampf, Crussol, Jean-Pierre-Timbaud, Malte et le prolongement de la rue Amelot jusqu'à la rencontre des boulevards Voltaire et des Filles-du-Calvaire. Il paraît aussi souhaitable de l'étendre vers le Sud, englobant une portion de la rue du Chemin-Vert, la rue Wagner et le prolongement de la rue Amelot jusqu'à la rencontre des boulevards Richard-Lenoir et Beaumarchais.
Vous qui affirmez travailler dans la concertation, il conviendrait aussi de répondre favorablement à la demande de l'association " Onze de Pique " et des 3.000 personnes ayant signé une pétition pour la réhabilitation du 62, rue Saint-Sabin et pour la mise en voie piétonne de la portion étroite de la rue Pelée qui longe ce bâtiment.
Dans le 14e - Plaisance - comme dans le 9e, le périmètre semble interrompu précocement. C'est même un des rares secteurs où il n'y a pas de circuit possible ; pratiquement, il y a cinq ensembles de rues qui ne se recoupent jamais, qui tombent sur des axes de transit. Inclure la rue de Gergovie n'est pas suffisant, il faut étendre ce périmètre vers l'Est et le Nord, englobant l'ensemble des rues comprises dans le triangle formé par les rues d'Alésia et Raymond-Losserand et l'avenue du Maine, afin notamment de maîtriser la vitesse sur les rues Didot, des Plantes et du Château.
Enfin, dans le 17e - Poncelet - il serait souhaitable d'étendre le périmètre vers le Nord jusqu'à l'avenue de Villiers englobant la rue Gounod, une portion de la rue de Prony et le prolongement de la rue Demours.
Dans certains arrondissements qui vous tiennent à coeur comme le 5e, le 6e ou le 13e, vous n'hésitez pas à définir des périmètres de 30 à 40 hectares. Près de 80 hectares cumulés pour les trois secteurs adjacents du 5e !
Mais dans d'autres, tels les 14e et 9e, avec à peine 6 ou 9 hectares pour 1998, vous faites preuve d'une grande retenue alors même que les quartiers concernés suggèrent avec évidence beaucoup plus !
Monsieur le Président, je ne comprends toujours pas votre logique. Manifestement il n'y en a plus. Et manifestement, il n'y a pas non plus de programme d'ensemble pour la Capitale.
Ces mesures sont aussi totalement déconnectées de la réalité vécue par les Parisiens, totalement incapables de s'attaquer de front à la place de l'automobile dans la ville en matière d'utilisation de l'espace public mais aussi en matière de déplacements.
A Paris, la pollution atmosphérique d'origine automobile a encore de beaux jours devant elle.
Aux terrasses de cafés, les Parisiens peuvent tranquillement et quotidiennement en apprécier les puanteurs, saveurs particules diesel, saveur oxyde de plomb, saveurs dioxyde de carbone, un plaisir fatal au grand risque de leur santé... tandis qu'à leur vue s'offrent des agglomérats de carcasses métalliques, tels d'étranges mobiles légers à la Tinguely ou de denses compressions à la César...
M. Roger ROMANI, président. - Je vous demande de conclure. Vous avez déjà parlé six minutes, et il y a 133 orateurs !
M. Jean-François BLET. - Sans votre intervention, on aurait pu déjà gagner une minute !
Monsieur le Président, est-ce là l'avenir des Parisiens ? Un jour, l'imagination et le courage leur fera défaut... laissant place à l'exaspération !
M. Roger ROMANI, président. - Merci. 6 minutes 10 !
Madame SCHERER, vous avez la parole.
Melle Sylvie SCHERER. - Monsieur le Président, le projet de délibération que vous nous soumettez aujourd'hui concerne le programme 1998 de mise en place de nouveaux quartiers tranquilles.
Ce projet ne fait que présenter les grandes lignes des programmes des quartiers tranquilles et définir des périmètres dans plusieurs arrondissements. La définition précise des interventions qui vont être effectuées est quelque peu absente de l'exposé des motifs.
Vous parlez de concertation, mais vous ne précisez pas les modalités dans lesquelles celle-ci doit s'effectuer. Pourriez-vous nous expliquer comment vous avez l'intention de procéder ?
Je souhaite plus particulièrement intervenir sur le secteur sélectionné dans le 10e arrondissement.
Vous décrivez ce secteur comme plutôt résidentiel avec deux voies supportant la circulation de transit : les rues de Lancry et des Récollets.
Le premier des objectifs que vous avancez est de limiter la place de l'automobile et d'offrir des conditions de déplacement différentes.
Un des premiers objectifs pour ce quartier est que la circulation soit effectivement réduite. Cela passe à mon sens par la réalisation de plusieurs projets :
- une meilleure répartition de la circulation automobile sur les voies parallèles, tout en réfléchissant au sens de la circulation ;
- la création, dans la concertation, de pistes cyclables qui devraient pouvoir rejoindre le circuit déjà existant. Veillons à éviter les erreurs commises lors de la mise en place des premiers réseaux ;
- l'agrandissement des trottoirs rue de Lancry qui supprimerait la file de stationnement sauvage et permettrait la meilleure circulation des piétons.
Par ailleurs, vous avez accepté une proposition du Conseil d'arrondissement dans le cadre du budget d'investissement localisé pour l'année prochaine. Cette proposition porte sur un secteur inclus dans le périmètre " quartier tranquille ". Il s'agit de la rue Legouvé, du passage des Marais et de la place Bonsergent.
Une nouvelle école ouvrira en septembre rue Legouvé et suite à une concertation des habitants avec les services de la voirie en mairie, la piétonisation de ce secteur est demandée.
L'opération " quartier tranquille " ne prévoit pas de piétonisation. Il semble pourtant évident que ces deux opérations doivent être coordonnées, par exemple en ce qui concerne les sens de circulation.
J'aimerais avoir la garantie, avant toute prise de décision, que ces propositions et d'autres pourront être débattues en concertation avec les habitants et les associations des quartiers concernés.
M. Roger ROMANI, président. - Merci, Madame.
La parole est à M. Patrick TRÉMÈGE.
M. Patrick TRÉMÈGE, au lieu et place de M. Bernard PLASAIT, au nom de la 3e Commission. - Merci, Monsieur le Président.
Les interventions sont nombreuses. Il s'agit d'un mémoire.
Je ne vais pas revenir sur la philosophie générale, je vais essayer à grands traits de répondre au maximum d'intervenants.
Le quartier tranquille, qu'est-ce que c'est ?
C'est l'idée suivant laquelle il faut dissuader la circulation de transit, qu'elle soit importante ou pas d'ailleurs peu importe, je réponds là à M. BRET ; il s'agit de faire en sorte que la circulation de transit soit dissuadée d'utiliser des voies de dessertes locales.
C'est la philosophie. Elle est née dans le 13e arrondissement dans une rue qui, pourtant, semblait tranquille et dans laquelle, sur un an et demi, nous avons eu trois accidents mortels d'enfants. Et partant de là, le concept est né.
Aujourd'hui, j'entends un certain nombre d'intervenants qui veulent souligner un soit disant manque de cohérence. Ils se trompent. Tout ces aménagements sont largement inscrits dans une réflexion faite en amont. Pour ce qui concerne les aménagements locaux, tout n'est pas décidé sur un claquement de doigt à l'Hôtel-de-Ville. Les projets restent modulables en liaison avec ceux qui connaissent parfaitement le terrain, les élus locaux, les associations et les services locaux de la Direction de la Voirie.
M. BRET tout à l'heure parlait du 20e arrondissement, et je comprends mal son énervement lors de cette séance du Conseil ; je lui ai dit qu'effectivement c'est une erreur, dans le 20e arrondissement, et j'en ai parlé au Maire, nous enlèverons le projet que nous avons soumis dans le 20e arrondissement parce que c'est vrai qu'il n'a pas fait l'objet d'une concertation.
Mais l'idée est la suivante : le Maire de Paris et son adjoint Bernard PLASAIT ont saisi les différents Maires d'arrondissement, et ces derniers nous ont envoyé des propositions. Partant de là, la Voirie va y travailler de façon à ce que sur quelque chose de précis il puisse y avoir discussion et concertation.
Et pourquoi procédons-nous de cette façon ? Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas concertation, vous verrez à l'issue de la mise en place d'un quartier tranquille que c'est extrêmement compliqué parce qu'il n'y a pas de règle édictée à l'avance, sur tel ou tel aménagement. Je prends l'exemple de ma propre expérience dans le 13e arrondissement : le premier quartier expérimental, il a duré à peu près quatre ans, il a fallu repenser à l'ensemble des points précis, que ce soit pour aider des personnes handicapées à passer tel ou tel secteur, comment est-ce qu'on règle le problème de l'évacuation d'eau ? ... autant de choses sur lesquelles il a fallu faire un travail tout à fait minutieux et même inventer un certain nombre de matériels urbains.
Or je n'ai pas la prétention, pas plus la Voirie que mon collègue Bernard PLASAIT, ou le Conseiller délégué aux problèmes de voirie, Mme DOUVIN, d'avoir la science infuse. Par conséquent, dès lors qu'il y a accord entre le Maire de Paris et le Maire d'arrondissement pour déterminer un quartier, vous aurez, Monsieur BRET, et je réponds là à l'ensemble des intervenants qui se sont interrogés sur la concertation, autant de réunions que vous souhaitez avec les associations de riverains, avec les élus locaux, avec la voirie, ce sera un travail d'une minutie maximale pour tendre à faire de ces quartiers des réussites, à faire de ces quartiers tranquilles des zones les plus conviviales possible.
Vous me parlez des Réseaux verts, Monsieur BRET ; la concertation, c'est essayer de faire en sorte de bien entendre votre sentiment, votre avis, mais sur les Réseaux verts, et vous y reviendrez probablement jusqu'à la fin de cette mandature, nous n'en voulons pas, ce n'est pas la peine de nous expliquer que nous avons raté parce qu'on pouvait faire des Réseaux verts, nous n'en voulons pas des Réseaux verts ! Ayant eu à souffrir d'une inégalité de partage, dans l'espace urbain, nous ne voulons pas en créer de nouvelles.
M. Bertrand BRET. - Il y a des subventions là-dessus !
M. Patrick TRÉMÈGE, au lieu et place de M. Bernard PLASAIT, rapporteur. - Monsieur BRET, j'ai fait l'effort de ne pas vous interrompre, je vous demande un minimum de correction.
M. Michel BULTÉ. - C'est un provocateur, M. BRET.
M. Bertrand BRET. - Il y a 40 % de subvention pour les réseaux verts.
M. Roger ROMANI, président. - Je vous prie de laisser s'exprimer M. TRÉMÈGE.
Monsieur TRÉMÈGE, continuez, Monsieur BRET n'interrompez plus le rapporteur.
M. Patrick TRÉMÈGE, au lieu et place de M. Bernard PLASAIT, rapporteur. - Monsieur BRET, le Conseil général a financé ces quartiers tranquilles bien avant cette mandature-ci et sur des critères que nous avions déterminés...
(Exclamations sur les bancs du groupe socialiste).
Monsieur BRET, s'il vous plaît, ou alors, Monsieur le Président, redonnez la parole à M. BRET.
M. Roger ROMANI, président. - Cessez d'interrompre M. TRÉMÈGE, Monsieur BRET.
Continuez, Monsieur TRÉMÈGE, M. BRET a promis de ne plus vous interrompre.
M. Patrick TRÉMÈGE, au lieu et place de M. Bernard PLASAIT, rapporteur. - Le problème est d'offrir un meilleur partage de l'espace public, il s'agit de contrarier les priorités malheureuses que l'on avait pu constater, c'est vrai, dans un certain nombre de domaines ; il y avait des priorités trop affirmées de la voiture, il convient de revenir sur ces priorités et d'offrir un meilleur partage de la rue, de la qualité de vie et de la qualité de la rue.
Voilà en tous cas pour le problème de la concertation et je poursuis mon propos en parlant du 20e arrondissement. Il est vrai que vous aviez fait trois propositions, le Bas-Belleville, la Réunion, ce sont des quartiers qui sont aujourd'hui en pleins travaux, il est par conséquent difficile de finaliser un travail sur les quartiers tranquilles, et tout à l'heure vous m'expliquez que l'on vous proposait des quartiers déjà tranquilles, quand vous-même vous nous dites que vous souhaiteriez voir un quartier tranquille " à la campagne ", je crois que là effectivement il y a un problème parce qu'à la campagne il n'y a absolument aucun problème lié à la circulation.
M. Bertrand BRET. - Le transit !
M. Patrick TRÉMÈGE, au lieu et place de M. Bernard PLASAIT, rapporteur. - Mme Françoise-Soizik MOREAU parle du 11e arrondissement, elle a fait un certain nombre de propositions que j'entends très bien, j'espère qu'elle a entendu ma réponse lorsque j'ai dit que maintenant que le quartier était déterminé, qu'il était dessiné à grands traits, Madame MOREAU, vous-même ainsi que le Maire du 11e, l'ensemble des élus et des associations de riverains, pourrez à l'envie sur le projet, le périmètre retenu, indiquer les priorités que vous souhaitez y mettre.
Je voudrais remercier M. LEBEL de la texture générale de son propos, encore que sur un certain nombre de points je ne partage pas son sentiment. Les quartiers tranquilles, ce n'est pas parce que Paris est la capitale économique d'affaires européennes qu'elle doit aujourd'hui se priver d'aménagements urbains d'avenir et ça n'est pas antinomique d'essayer de concilier la qualité de vie avec la qualité d'urbanisme ou avec la qualité du travail ou le dynamisme d'une capitale.
Pour ce qui concerne l'évocation des infractions des deux-roues, vous ne pouvez pas surprendre un élu de ce Conseil qui n'ait pas demandé au Préfet de prendre les dispositions qui s'imposent ; force est de constater aujourd'hui que nous n'avons pas de réponse sur ce sujet, et je le regrette.
Il est à noter par ailleurs qu'en ce qui concerne le stationnement des deux-roues, globalement sur Paris, la Voirie, sous l'impulsion de mon collègue Bernard PLASAIT, a fait un effort significatif puisque nous notons une augmentation de l'ordre d'environ 40 %.
Monsieur MORLÉ et Monsieur LAMBERT, merci infiniment de vos interventions. Vous avez évidemment parfaitement saisi la philosophie qui préside à l'élaboration de ces différents plans. Monsieur MORLÉ, vous soulignez l'aspect de reconquête presque sociale que doit avoir la rue qui initialement était considérée comme un trait d'union et qui de plus en plus risque d'être considérée comme une séparation physique. Vous avez bien entendu qu'il s'agit au travers des quartiers tranquilles, de présider à une espèce de système de points de suture de façon à ce que les quartiers continuent de vivre les uns avec les autres. Monsieur LAMBERT, vous indiquiez que c'était une ambition forte pour la Capitale, vous avez parfaitement raison.
Madame SCHNEITER, votre intervention sur bien des points, je vous remercie de la tenir parce qu'elle s'intègre dans cette réflexion générale que nous avons eue des quartiers tranquilles, celle qui a présidé dans le 13e arrondissement à l'élaboration de cette première expérience, et vous me parlez d'un concept de rue libre, oui, bien sûr, c'est celui que l'on a également.
Par exemple sur la rue Charles-Moureu, puisque c'était une idée forte et je sais que vous connaissez l'endroit, c'était d'abattre de part et d'autre et les grilles du square de Choisy et les grilles du Jardin des Sports, c'était à l'origine l'aboutissement de la philosophie qui nous conduisait. Ceci étant dit, force est aujourd'hui de reconnaître que malheureusement nous ne sommes pas prêts encore, nos concitoyens ne sont pas prêts à cette grande ouverture des espaces publics de façon à ce que la rue, ainsi reconquise en priorité pour les piétons et les cyclistes, pour la vie de quartier, puisse naturellement s'ouvrir vers les espaces, notamment les espaces verts. Mais c'est quelque chose que nous avons en tête et essayons et les uns et les autres de travailler à ce que cela soit possible.
Madame SCHERER, je pense que dans l'ensemble des explications forcément brèves que je fais vous trouvez les réponses à vos demandes d'explications concernant le 10e, je vous redis ce que j'ai dit pour le 11e, le périmètre est dessiné, à vous maintenant, avec les élus locaux, avec la Voirie, avec les associations, de travailler dans le détail l'aménagement de la voirie et mon collègue Bernard PLASAIT sur ce point est à votre disposition.
Je terminerai malheureusement par l'intervention de M. BLET. Je n'ai pas grand chose à dire, vraiment je ne vois pas comment articuler une réponse pour essayer de discuter avec lui. La seule chose que je peux dire c'est qu'il parlait tout à l'heure d'exaspération, il a bien fait, c'est effectivement le mot que m'inspirait son intervention.
Voilà, Monsieur le Président, une réponse à peu près générale sur les différentes questions que les intervenants ont pu faire.
M. Roger ROMANI, président. - Merci, Monsieur TRÉMÈGE.
La parole est pour deux minutes, pas plus, à M. DAGNAUD.
M. François DAGNAUD. - Merci de me donner la parole sur l'amendement que M. MADEC et moi-même avons été amenés à déposer, afin que M. TRÉMÈGE puisse répondre avant que nous passions au vote. Il a pu vous être reproché une concertation insuffisante, dans la définition des quartiers tranquilles proposés au programme 1998. Or, de façon tout à fait paradoxale, s'agissant du quartier tranquille qui a été envisagé et qui l'est toujours dans le 19e, les concertations, aussi bien sur le périmètre que sur les modalités, ont été menées de façon tout à fait correcte entre la mairie d'arrondissement et la Direction de la Voirie et des Déplacements.
Pour des raisons inexplicables, en tout cas inexpliquées, ce programme n'a pas été retenu dans les propositions qui nous sont présentées aujourd'hui. J'aimerais d'abord comprendre les mécanismes et les procédures de décision qui prévalent dans ce type de circonstance. Ensuite, puisque j'ai cru comprendre qu'à la demande des élus du 20e, le quartier tranquille envisagé sur le 20e était retiré, peut-être pourriez-vous profiter de cette situation pour réparer une injustice et donner satisfaction au 19e arrondissement ? Je suis sûr que les élus du 19e, quels que soient les bancs sur lesquels ils siègent, soutiendront cette demande et défendront l'intérêt de leur arrondissement.
Je vous remercie.
M. Roger ROMANI, président. - Monsieur TRÉMÈGE, vous avez la parole.
M. Patrick TRÉMÈGE, au lieu et place de M. Bernard PLASAIT, rapporteur. - Monsieur DAGNAUD, vous me demandez une explication sur : pourquoi un budget est un budget ? A un moment donné, le couperet doit tomber. Je ne peux pas soumettre aujourd'hui ma demande au Conseil puisqu'il aurait fallu que je le fasse lors de la Commission.
M. François DAGNAUD. - Vous l'aviez déposée en Commission.
M. Patrick TRÉMÈGE, au lieu et place de M. Bernard PLASAIT, rapporteur. - Dès la rentrée du mois de septembre, je proposerai au Conseil de supprimer le quartier tranquille du 20e que nous remplacerons soit par la demande faite par M. DAGNAUD pour le 19e, soit celle demandée par les élus du 15e et nous verrons de quelle façon procéder. Ce sont ceux qui n'en ont pas aujourd'hui trop. Toutes les demandes peuvent être enregistrées.
M. Roger ROMANI, président. - Si j'ai bien compris, Monsieur TRÉMÈGE, vous êtes défavorable au voeu et à l'amendement ?
M. Patrick TRÉMÈGE, au lieu et place de M. Bernard PLASAIT, rapporteur. - Tout à fait !
M. Roger ROMANI, président. - Je mets aux voix, à main levée, la proposition de voeu n° 22 déposée par le groupe socialiste et apparentés relative au programme 1998 pour les quartiers tranquilles.
Que ceux qui sont favorables à son adoption veulent bien lever la main ?
Qui est contre ?
Abstentions ?
La proposition de voeu est repoussée à la majorité, les groupes " Rassemblement pour Paris ", " Paris-Libertés ", " Paris-Audace-Renouveau-Initiatives-Solidarité " et M. REVEAU ayant voté contre, Mmes SCHERER, SILHOUETTE, BILLARD et M. BLET n'ayant pas pris part au vote.
M. Roger ROMANI, président. - Je mets aux voix, à main levée, la proposition d'amendement n° 23 déposée par M. DAGNAUD, au nom du groupe socialiste et apparentés, concernant le quartier " Bas-Belleville ".
Qui est favorable ?
Qui est contre ?
Abstentions ?
(Mouvements divers sur les bancs de l'Assemblée).
Le Secrétaire général recompte et, pendant ce temps, j'aimerais vous faire une communication. Il y a 130 inscriptions ce qui fait avec 5 minutes pour chacune d'entre elles et une heure d'interruption, 600 minutes, soit 6 ou 7 heures du matin ! Je vous incite à être concis car mon devoir est de veiller sur votre bonne santé !
Il y a 34 voix contre et 26 voix pour.
La proposition d'amendement est repoussée à la majorité, les groupes " Rassemblement pour Paris ", " Paris-Libertés ", " Paris-Audace-Renouveau-Initiatives-Solidarité " et M. REVEAU ayant voté contre, le groupe des Indépendants s'étant abstenu, Mmes SCHERER, SILHOUETTE, BILLARD et M. BLET n'ayant pas pris part au vote.
M. Roger ROMANI, président. - Je mets à présent aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 1 G.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, les groupes socialiste et apparentés, communiste, Mmes SCHERER, SILHOUETTE et BILLARD n'ayant pas pris part au vote, Mme SCHNEITER, MM. BLET et REVEAU s'étant abstenus. (1998, DVD 1 G).