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Juillet 1998
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Conseil Général
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15 - 1998, ASES 52 G - Subventions à des associations pour leur action concernant des activités éducatives et de soutien, au titre de l'année 1998. - Montant total : 1.200.000 F

Débat/ Conseil général/ Juillet 1998


M. Roger ROMANI, président. - Nous passons au projet de délibération ASES 52 G portant attribution de subventions à des associations pour leur action concernant des activités éducatives et de soutien, au titre de l'année 1998.
Je donne la parole à Mme STIEVENARD ; je lui demande de ne pas dépasser 5 minutes.
Mme Gisèle STIEVENARD. - Si je ne suis pas interrompue, je peux même faire plus court.
Monsieur le Président, pour l'année scolaire 1997-98, l'enveloppe des crédits est de 1,2 million de francs, identique à celle de l'an dernier. Certes, il y a eu un rattrapage en 1997 par rapport aux années antérieures où les sommes versées n'excédaient pas 1 million de francs, mais je constate que globalement les associations ont fait des demandes à hauteur de 1,63 million de francs et qu'elles n'ont été que partiellement satisfaites.
Il est regrettable que la collectivité parisienne ne cherche pas à soutenir davantage les projets associatifs de cette nature car la prévention précoce développée auprès des enfants susceptibles de présenter des retards scolaires, si elle est insuffisante, peut déboucher sur des conduites d'échec beaucoup plus dommageables et risquées pour les jeunes et leur environnement, à terme.
Il s'agit d'un investissement utile et productif d'un coût très modeste variant de 1 à 9 F de l'heure, grâce à l'apport de nombreux bénévoles au sein des associations.
Je sais aussi que certains d'entre eux ressentent une certaine lassitude ; les équipes vieillissent et les meilleures volontés s'émoussent car ils ne perçoivent pas une juste reconnaissance de leurs efforts.
On peut craindre dans les années à venir une difficulté à assurer la relève.
C'est pourquoi je demande que l'on encourage et que l'on soutienne davantage ces équipes qui font un travail remarquable avec des moyens trop limités.
Je constate d'ailleurs qu'il existe des disparités fortes d'un arrondissement à l'autre.
Je souhaite que les initiatives ne soient pas freinées pour des raisons budgétaires car on rencontre encore beaucoup trop de jeunes enfants parisiens désoeuvrés au pied des immeubles, à qui l'on est bien inspiré de proposer des aides aux devoirs, des sorties culturelles ou sportives, des ateliers ou des activités éducatives.
Pour l'instant, nous touchons près de 2.500 jeunes, mais l'objectif pourrait être de multiplier ce chiffre par 2 ou 3 dans la mandature. Je l'avais proposé en 1996, mais il n'est pas trop tard pour le décider, car c'est aussi un moyen de prévention précoce de la délinquance juvénile qui a fait ses preuves.
Je souhaite enfin que les associations ne soient plus contraintes de faire l'avance des fonds sur l'année scolaire en cours, ce qui suppose un conventionnement dans la durée.
J'espère que ces propositions pourront être retenues à l'avenir. Elles nécessitent aussi qu'une concertation étroite se noue entre la mairie centrale et les mairies d'arrondissement, au plus près du terrain.
Le groupe socialiste et apparentés votera la présente délibération, mais nous demandons qu'un effort plus significatif soit entrepris sans tarder.
(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste, du Mouvement des citoyens et communiste).
M. Roger ROMANI, président. - Merci, Madame STIEVENARD.
Monsieur LAFAY, vous avez la parole.
M. Philippe LAFAY, vice-président, au nom de la 5e Commission. - Je vous remercie de voter ce projet de délibération. En effet, ces subventions attribuées pour mener une action sociale en direction des familles et des enfants ont vocation à aider les familles démunies matériellement et culturellement face à la scolarité de leurs enfants.
La dotation globale, je vous le rappelle, Madame, attribuée aux associations dans ce cadre enregistrait en 1996 une forte hausse puisqu'elle est passée de 1 million de francs à 1,2 million de francs, dans le souci de prendre en compte les enfants dans le domaine scolaire.
(Mme Nicole CATALA, vice-président, remplace M. Roger ROMANI au fauteuil de la présidence).
Le soutien financier accordé par le Département aux associations qui luttent contre l'échec scolaire pour les enfants du primaire et du début du secondaire, est complété par des aides financières du F.A.S., et depuis 1987 par les contrats locaux d'accompagnement scolaire financés par la C.A.F. en concertation avec les services de l'Etat concernés.
La coopération entre les services de la Ville et l'Etat permet un financement cohérent et conséquent des projets ainsi qu'une évaluation approfondie. L'Etat doit donc lui aussi accompagner la dépense du Département, et nous attendons dans ce sens des initiatives.
Mme Nicole CATALA, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 52 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, le groupe des Indépendants et M. REVEAU s'étant abstenus. (1998, ASES 52 G).