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Juillet 1998
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Conseil Général
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22 - 1998, DAEE 22 G - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de signer, pour l'année 1998, des conventions relatives au fonctionnement des Missions locales " Belliard ", " Pari d'Avenir ", " Paris-Est ", " Soleil " et " Paris-Centre "

Débat/ Conseil général/ Juillet 1998


M. Philippe LAFAY, président. - Nous passons au projet de délibération DAEE 22 G autorisant M. le Président du Conseil de Paris à signer des conventions relatives au fonctionnement des Missions locales " Bélliard ", " Pari d'Avenir ", " Paris-Est ", " Soleil " et " Paris-Centre ".
Je donne la parole à l'orateur inscrit, M. MANSAT.
M. Pierre MANSAT. - Monsieur le Président, les Missions locales à Paris jouent un rôle important, bien sûr dans la limite de la réalité des emplois d'aujourd'hui.
Les professionnels qui y travaillent, les institutions associées, A.N.P.E. ou autres, y investissent énormément d'efforts et d'énergie, mais voici quelques remarques que nous voulons formuler à l'occasion du renouvellement des conventions.
Avec la création de la Mission locale " Paris-Centre ", vous nous dites que la réorganisation du réseau est maintenant achevée. Il faut le dire un peu vite !
D'abord, nous l'avons souligné à maintes reprises, et nous continuerons à le faire, vous n'avez fait que rattraper le retard considérable pris à Paris en ce domaine de l'accueil des jeunes de 16 à 25 ans.
Et puis " réseau achevé ", c'est à voir. Peut-on considérer comme achevé un réseau qui rayonne sur un public aussi nombreux ? A l'exemple de la Mission " Paris-Est " qui concerne 2 arrondissements, 350.000 habitants, avec les conséquences que l'on connaît : méconnaissance chez les jeunes les plus en difficulté, donc peut-être ceux qui auraient le plus besoin de l'accès à la Mission locale, de l'existence même de la Mission locale.
Vous en avez d'ailleurs conscience d'une certaine façon, d'où la création de points d'accueil à la station de métro République et bientôt place d'Italie, mais ce n'est pas suffisant et il faut envisager la création de points d'information et d'accueil au plus près des jeunes dans les quartiers.
Cette démarche a été maintes fois formulée ici au Conseil de Paris ou bien dans les conseils d'administration des Missions locales. On nous répond - c'est encore le cas en 7e Commission vendredi - " que ce n'est pas le rôle de la Mission locale que d'aller chercher les jeunes. Nous préférons un programme de communication. D'ailleurs, si on allait chercher les jeunes, les Missions locales seraient vite débordées ! "
Effectivement, mais il y a bien nécessité d'aller chercher comme vous le dites les jeunes, surtout ceux qui quittent le moins leur quartier et de leur faire connaître les Missions locales pour l'emploi des jeunes.
Deuxième remarque, et je donne acte que la situation ne revient pas au Département de Paris, il est fait état dans toutes les délibérations concernant les Missions locales depuis de nombreux mois et même plusieurs années - un an et demi maintenant - de leur labelisation en espaces-jeunes et de l'intérêt que cela présente. Effectivement, on s'en félicite mais il faut être rigoureux et faire remarquer chaque fois que cette labelisation est gravement handicapée car à cette date, plus d'un an et demi après les premières labelisations, la liaison informatique A.N.P.E.-Missions locales n'est toujours pas effective et le service évidemment rendu aux jeunes en pâtit gravement.
Voilà quelques remarques que nous voulions faire sur les Missions locales de Paris.
(Applaudissements sur les bancs des groupes communiste, socialiste et du Mouvement des citoyens).
M. Philippe LAFAY, président. - Merci, Monsieur MANSAT.
Je donne la parole à Mme CATALA.
Mme Nicole CATALA, vice-président, au nom de la 7e Commission. - Merci, Monsieur le Président.
Je suis heureuse que M. MANSAT me donne l'occasion de fournir quelques précisions sur notre réseau de missions locales.
Je voudrais d'abord lui rappeler qu'avant que ce réseau soit mis en place, il existait à Paris des points d'accueil pour les jeunes, les P.A.I.O., donc la Ville n'était pas totalement démunie d'outils, d'instruments pour accueillir les jeunes qui avaient besoin d'informations.
Il a déploré que notre réseau de Missions locales ne comporte que cinq unités, en reconnaissant simultanément que ce réseau était néanmoins complété et prolongé par les points d'accueil des jeunes dans le métro que nous allons augmenter avec un autre point d'accueil du côté de la Porte-d'Italie, et il rend par là même hommage au dynamisme de ce réseau.
Pour ce qui est de l'insuffisance de notre dispositif, je ne partage évidemment pas son point de vue, car il s'est référé à la population dans son ensemble, mais il faut savoir qu'à l'heure actuelle dans Paris, nous avons moins de 10.000 jeunes demandeurs d'emploi. Nous avons obtenu une diminution très significative du nombre des moins de 25 ans qui sont demandeurs d'emploi à l'heure actuelle. Il serait donc infondé, me semble-t-il, de développer davantage ce réseau alors que le nombre de jeunes au chômage va en diminuant.
A l'heure actuelle, le nombre de jeunes qui est en moyenne suivi dans chaque Mission locale est de l'ordre de 2.000. Je suis convaincue, Monsieur MANSAT, que si vous comparez ce chiffre avec les chiffres des jeunes suivis dans des municipalités gérées par des formations politiques de gauche, vous arriverez très certainement à peu près à une moyenne du même ordre.
Voilà ce que je voulais dire. J'ajouterai, pour terminer, qu'à Paris, la Ville fait un effort financier supérieur à celui de l'Etat, alors que le principe du financement des missions est celui de la parité.
Je crois que sur ce terrain des missions locales, nous pouvons au contraire nous féliciter des efforts accomplis par la Municipalité parisienne.
M. Philippe LAFAY, président. - Je vous remercie, Madame CATALA.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAEE 22 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, le groupe des Indépendants et M. REVEAU s'étant abstenus. (1998, DAEE 22 G).