Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Septembre 1996
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Général
> Type de document (Débat / Délibération)  

4 - 1996, GM. 330 - Approbation du programme 1996 des "Quartiers tranquilles". - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de solliciter une subvention auprès de la Région d'Ile-de-France.

Débat/ Conseil général/ Septembre 1996



M. Philippe LAFAY, président. - Mes chers collègues, nous passons maintenant au projet de délibération GM. 330 relatif à l'approbation du programme 1996 des quartiers tranquilles ; autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de solliciter une subvention auprès de la Région d'Ile de France.
Je donne la parole au premier orateur inscrit, Mme BACHE.
Mme Marinette BACHE. - Monsieur le Président, l'amélioration de la qualité de la vie et de l'environnement des Parisiens doit reposer pour ce qui concerne la gestion des déplacements sur un faisceau de mesures dont la réduction de la pression automobile, le développement des transports en commun et l'aménagement d'espaces de circulation destinés aux cyclistes et aux piétons parmi lesquels, bien sûr, on compte les Quartiers tranquilles qui nous intéressent aujourd'hui.
La mise en oeuvre d'une telle politique à Paris fondée notamment sur le partage de la voirie nécessite de la volonté et des moyens. Elle suppose autrement dit, de rompre clairement avec celle menée tout au long de ces dernières années dans la Capitale, celle du tout automobile. Nous avons eu l'occasion à plusieurs reprises d'aborder cette question lors de précédentes séances du Conseil en défendant ces principes et la nécessité d'engager de véritables inflexions pour que ce partage de la voirie devienne effectif, mais aussi pour parvenir à une réduction importante de nuisances en particulier de la pollution atmosphérique qui, je vous le rappelle, provient majoritairement de la masse des véhicules particuliers en circulation.
Il me paraît utile de vous faire part de ces quelques remarques car nous sommes amenés aujourd'hui à approuver un projet de délibération portant création d'un quartier tranquille dans le 14ème arrondissement sur le secteur Hallé, situé au sud de la place Denfert-Rochereau. On peut d'ailleurs se demander s'il s'agissait d'un secteur prioritaire, mais les créations de quartier tranquille sont suffisamment rares à Paris pour que l'on y prête une attention particulière.
Depuis 1994, un programme de mise en oeuvre des quartiers tranquilles a été engagé par la Ville de Paris, mais il faut regretter que celui-ci ait été aussi peu développé.
A ma connaissance, seuls trois secteurs, quartier du Marais, National et Mouffetard, auxquels on peut ajouter les quartiers piétonniers Montorgueil et le quartier des Halles.
La rareté de ces aménagements parsemés à dose homéopathique ne tient pas à leur coût relativement modeste, mis à part le quartier Montorgueil. Le programme qui nous est présenté aujourd'hui le prouve : 4.600.000 francs suffisent pour assurer le lancement du quartier tranquille, secteur Hallé, dont 35 % seront d'ailleurs financés par une subvention du Conseil régional d'Ile-de-France, et ces éléments financiers nous laissent à penser qu'il n'y a pas d'obstacle financier au développement de ce type d'aménagement. Il suffit pour s'en convaincre de considérer les seuls investissements engagés, par exemple, dans la réalisation du pont Charles-de-Gaulle, équipement injustifié et qui ne fera qu'accroître la circulation automobile, donc la pollution. 240 millions de francs ont été nécessaires à la réalisation du tablier de ce pont, sans doute plus de 800 millions de francs au total, si l'on considère les aménagements des berges. Ainsi, les investissements consacrés au seul tablier de ce pont auraient pu permettre la réalisation d'une vingtaine de quartiers tranquilles, à raison actuellement d'un ou deux aménagements de quartiers tranquilles par an à Paris. Il est clair que l'obstacle n'est pas financier.
A l'évidence, il est donc politique. Ceci est regrettable car l'on sait que dans les zones 30 ou quartiers tranquilles, la circulation et la vitesse des véhicules diminuent par conséquent les nuisances.
Parallèlement, la sécurité des piétons, des cyclistes s'accroît et l'utilisation des transports en commun est facilitée.
Nous n'avons donc affaire pour le moment, malheureusement, qu'à des mesures trop isolées qui demandent à être développées et généralisées à tous les coeurs de quartiers de Paris, de façon à constituer ainsi des points d'ancrage à une région maillée d'itinéraires distincts et réservés aux piétons et aux cyclistes et destinés à innerver la Capitale.
Nous souhaiterions à ce propos connaître la liste des sites devant faire l'objet de prochains aménagements "quartier tranquille" et surtout le calendrier fixé pour ces opérations.
Malgré le lent développement de ces quartiers tranquilles, nous devons constater que certaines idées progressent petit à petit et méritent par conséquent d'être soutenues.
C'est pourquoi nous voterons pour l'aménagement de ce quartier tranquille dans le secteur Hallé.
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs du groupe du Mouvement des citoyens).

M. Philippe LAFAY, président. - Je vous remercie, Madame BACHE.
Je passe la parole à M. BLET.
M. Jean-François BLET. - Monsieur le Président, vous souhaitez créer un quartier dit " tranquille " dans le secteur de la rue Hallé, dans le 14e arrondissement.
Je tiens à vous signaler que le vote de notre Assemblée est de bien peu d'importance. En effet, les travaux d'aménagement ont commencé depuis une semaine ! Une fois de plus, la représentation parisienne est bafouée et le Conseil de Paris ravalé au rang de chambre d'enregistrement a posteriori !
M. DANGLES. - C'est faux !
M. Lionel ASSOUAD. - C'est faux !
M. Jean-François BLET. - C'est vrai ! J'ai été sur le terrain, j'ai vu les ouvriers en train de travailler, allez voir vous-mêmes !
De plus, les habitants et associations de riverains, premiers utilisateurs du quartier, n'ont été, à aucun moment, consultés sur cet aménagement. Cette délibération relevant d'une compétence départementale n'a même pas été discutée en Conseil du 14e arrondissement. Certes, même si, juridiquement, rien ne vous y oblige, rien ne vous interdit de la présenter au Conseil d'arrondissement et d'y susciter un débat démocratique. Il importe en effet de confronter les idées parfois reçues de nos éminents technocrates au bon sens des utilisateurs de l'espace public et à leurs élus.
Ce quartier à majorité résidentielle se trouve ceinturé par quatre voies du réseau principal, dont l'axe rouge de l'avenue du Général-Leclerc, véritable prolongement de l'autoroute du sud dans Paris, et la rue d'Alésia, axe de circulation totalement saturé aux heures de pointe.
Le secteur Hallé est constitué de rues à sens unique, de largeur en moyenne de 10 mètres, comprenant une voie de circulation et deux lignes de stationnement. Le trafic automobile est très faible dans le secteur. C'est le type même du quartier tranquille de fait. Baptiser "tranquille" ce qui est déjà tranquille n'est pas une prouesse ! En fait, c'est un problème de périmètre. Si vous souhaitez réellement apporter la tranquillité aux habitants du 14e arrondissement, Monsieur le Maire, élargissez votre périmètre à la place Victor-Basch et à l'avenue du Général-Leclerc !
La mise en place de l'aménagement proposé comporte le traitement des entrées et sorties du secteur pour tenter de dissuader les voitures de s'y engager, l'élargissement des trottoirs de deux placettes et la création d'une piste cyclable de 100 mètres rue Hallé.
Tout d'abord, dissuader les voitures d'échapper aux embouteillages permanents de l'avenue du Général-Leclerc ou de la rue d'Alésia semble une cause perdue d'avance. En effet, aux heures de fort trafic, les voitures continueront à s'engager dans les rues Bézout et Du Couédic lorsque l'avenue du Général Leclerc sera saturée. Ce ne sont pas les 6 centimètres de dénivellation qui les en empêcheront. Personne n'aime rester dans un embouteillage, cela paraît évident.
Ce quartier, par la largeur de ses rues, permet tout à fait l'établissement de deux pistes cyclables en site propre reliant l'avenue du Général-Leclerc à l'avenue René-Coty, dans le sens est-ouest par la rue Rémy-Dumoncel et dans le sens ouest-est par la rue Bézout ou Du Couédic. Je ne comprends pas l'intérêt dans la délibération de cette piste cyclable expérimentale de 100 mètres en tout et pour tout, commençant et finissant nulle part. Je suis sûr que les personnes qui l'ont imaginée ne font pas de vélo !
Vous nous expliquez que la mise en place de ce secteur tend à reporter le trafic automobile de transit sur le réseau principal, sur les axes rouges. Mais essayons de nous rappeler pourquoi la Ville de Paris tente de mettre en place une nouvelle politique de déplacements.
Ce sont, bien sûr, les résultats alarmants des différentes études épidémiologiques mettant très clairement en cause la pollution automobile, facteur dévastateur de la santé des Parisiennes et des Parisiens.
Monsieur le Président, en matière de santé publique, mieux vaut remonter directement aux causes. La viande bovine est infectée par la maladie de la "vache folle", que fait-on ? On abat les troupeaux ! Le sang est contaminé par le virus du S.I.D.A., que fait-on ? On détruit les vieux stocks et l'on dépiste systématiquement.
La population parisienne, en particulier les enfants, souffrent d'irritations respiratoires et oculaires dues à la pollution. La mortalité attribuable à la pollution automobile se chiffre par centaines de décès. Que fait la Mairie de Paris ? Elle reporte les flux de transit sur le réseau principal !
En fait, ce qui nous est proposé, c'est de choisir quels habitants auront le droit de vivre dans une zone non polluée et quels autres devront en pâtir encore et toujours plus. Ne saurait-il y avoir de quartiers tranquilles sans quartiers infernaux ?
Cette approche du problème est totalement réductrice. Pour réduire la pollution, il faut restreindre le trafic. La diminution de la circulation automobile à Paris dépend de l'accroissement de l'offre de déplacement et de transport alternative à la voiture. Il faut aborder le problème dans sa globalité. Quelques aménagements trop rapidement élaborés ne sauraient venir à bout de ce problème.
En effet, cet aménagement rue Hallé est décrit comme la première phase d'un programme. Nous aurions aimé savoir combien de phases sont prévues, quels types d'aménagements seront mis en place dans les phases 2, 3, 4, et pour quels montants, la délibération étant muette sur ces points.
Dans tous les cas, vous parviendrez peut-être à protéger certains quartiers du tout-automobile et de la pollution, mais en rendant les conditions de vie de beaucoup de Parisiens insupportables. Pour comprendre, il suffit d'habiter au bord d'un axe rouge.
Nous disposons pourtant à Paris d'une expérience unique : l'opération "Montorgueil-Saint-Denis" est exemplaire.
En limitant les possibilités d'arrêt et de stationnement et l'accès à certaines voies, les flux de transit sont cassés, les résidents, commerces inclus, sont respectés et soustraits aux nuisances de proximité. Foin des demi-mesures plus ou moins tranquilles.
Cette régulation intelligente a fait preuve de son efficacité. Ce n'est qu'en soustrayant ainsi par dizaines d'hectares, arrondissement par arrondissement, des quartiers entiers, que la pollution automobile refluera et que Paris respirera.
Par rapport au secteur Montorgueil, les quartiers tranquilles font figure de pâle ersatz.
Enfin, même dans votre optique, certains dispositifs apparemment plus dissuasifs, tels la surélévation des carrefours et des passages piétons, les dos d'âne, mis en place dans le quartier Nationale, n'ont pas été retenus pour le secteur Hallé.
Version minimaliste du quartier tranquille, le secteur Hallé serait-il un sous-quartier tranquille, un ersatz d'ersatz ?
M. Philippe LAFAY, président. - Vous avez terminé, Monsieur BLET ?
M. Jean-François BLET. - Oui, oui, je vous remercie, Monsieur le Président, je crois que l'essentiel a été dit !
M. Philippe LAFAY, président. - Je passe la parole à M. ASSOUAD.
M. Lionel ASSOUAD. - Monsieur le Président, pour ma part, cette affaire étant inscrite au Conseil général, je voulais dire que je m'en félicitais, mais cela, ce n'est pas très intéressant. Ce qui est intéressant, c'est d'avoir entendu mes collègues. Je vais laisser naturellement M. PLASAIT répondre, mais comme Maire du 14e je suis un petit peu étonné de ce que j'ai entendu.
Bien sûr, je remercie Mme Marinette BACHE, mon excellente collègue du 14e, de dire qu'elle va voter pour, mais en nous ayant dit qu'il n'y avait pas de problèmes financiers, qu'on pouvait très bien se passer du pont Charles de Gaulle et qu'on pouvait mettre des quartiers tranquilles partout !
Non, Madame BACHE, la Ville de Paris a des problèmes financiers très, très importants. Cela dit, je vous remercie de voter cette délibération pour le quartier Hallé.
Mais alors, je dois dire que je m'étonne quand même beaucoup du style un peu emphatique, un peu désespérant et un peu prophétique dans le malheur de M. BLET !
Il nous demande des choses impossibles. Il nous dit d'abord que ce n'est pas passé au Conseil d'arrondissement. Mais bien sûr que ce n'est pas passé au Conseil d'arrondissement, parce que le Conseil d'arrondissement, par définition, est "municipal", et que là, il s'agit d'un affaire de Conseil général ! Nous sommes conseillers généraux et, comme conseiller général, pour ma part, j'ai travaillé avec les services et avec le nouveau directeur M. LAMBOLEY.
Par ailleurs, il nous dit que c'est place d'Alésia et avenue du Général-Leclerc, qui sont des lieux très fréquentés, avec des axes rouges, etc., qu'il faudrait mettre en quartiers tranquilles ! Mais qu'est-ce que cela veut dire ? Le propre du quartier tranquille, c'est d'admettre qu'il y a des quartiers de grande circulation ! Le propre du quartier tranquille, ce n'est pas de dire : on va mettre tout Paris tranquille, car Paris deviendrait une ville morte ! Le propre du quartier tranquille, c'est de dire : Il y a heureusement des séries de "poches" que nous créons volontairement pour que, à côté des grandes zones de circulation, on puisse avoir des endroits qui retrouvent un peu un aspect "village".
Il nous dit aussi que c'est un quartier qui est déjà assez tranquille, mais tant mieux ! Quand on veut faire des expériences - car rien de ce que l'on fait dans une ville n'est sans effets secondaires, pour ne pas dire pervers quand on fait des quartiers tranquilles on change la physionomie de la ville et il faut commencer par des expériences là où c'est plus facile pour aller degré par degré, vers des expériences plus difficiles. Je suis sûr que même dans ce quartier, où les gens fondamentalement sont contents d'avoir ce qu'on appelle une zone tranquille, il y aura des réclamations qui viendront à la Mairie, j'en suis sûr, parce que dès que l'on change quelque chose, immédiatement il y a soit des intérêts, soit des habitudes, qui sont remués. Donc moi je crois que le principe même de l'expérience est de partir du facile vers le difficile, en tous cas c'est ce que j'ai appris dans mes études, Monsieur BLET, et je voulais vous le dire.
La seule chose sur laquelle j'insisterai, Monsieur le Président, c'est pour dire que je suis tout à fait d'accord et heureux que nous ait été proposée cette délibération pour le quartier Hallé, qui n'est d'ailleurs pas si tranquille que cela, puisqu'il y a des zones où les voitures passent d'une grande avenue à l'autre. Mais naturellement je demande, même si c'est de l'ordre du Conseil général, que le maire de l'arrondissement et les élus de l'arrondissement, pour les travaux d'application pratique, soient consultés en permanence. Moi, je consulterai la population.
(Applaudissements sur les bancs des groupes "Rassemblement pour Paris" et "Paris-Libertés").

M. Philippe LAFAY, président. - Merci Monsieur ASSOUAD. Je passe la parole à M. CASTAGNOU.
M. Pierre CASTAGNOU. - Monsieur le Président, les élus socialistes, comme vous le savez, sont favorables au principe des quartiers tranquilles, tout en considérant qu'ils ne constituent pas la panacée pour résoudre les problèmes de circulation ou de déplacement dans notre Capitale. Notre vote sera donc cohérent par rapport à cette position de principe, mais je tiens à formuler plusieurs observations, que je qualifierai et que vous percevrez - je m'adresse là à la majorité municipale - comme critiques.
Tout d'abord - et là je m'adresse en particulier à M. le Maire du 14e - je déplore l'absence de consultation, ni même d'information des élus locaux par les responsables de la mairie du 14e sur un programme qui concerne leur arrondissement. Même si la loi PML ne l'y obligeait pas, elle ne l'interdisait pas, et je regrette beaucoup que lors de la séance de rentrée du Conseil d'arrondissement - cela d'autant plus que M. PLASAIT est un élu du 14e - il n'ait été dit aucun mot sur ce programme, sur lequel nous allons avoir à délibérer aujourd'hui. J'ose espérer qu'il n'en a pas été de même pour les associations concernées, dont d'ailleurs nous aimerions que vous nous fassiez connaître leur point de vue ou leur position.
J'en viens maintenant au fond. Je m'étonne tout d'abord, Monsieur le Président, du caractère très modeste du programme prévu pour le 14e arrondissement. Le périmètre concerné, à savoir le secteur de la rue Hallé, est en effet très limité ; j'ajoute qu'il s'agit d'un quartier déjà tranquille, M. ASSOUAD ne l'a pas nié à l'instant, et qui n'est pas, et de loin, le plus chargé sur le plan de la circulation. C'est pourquoi je m'étonne également que ce qui est proposé aujourd'hui ne s'inscrive pas dans le cadre d'un plan global pour cet arrondissement. Je ne pense pas que procéder au coup par coup, de façon pointilliste, soit la meilleure façon de faire.
Pourquoi le secteur Hallé a-t-il été jugé prioritaire ? D'autres quartiers auraient pu être pris en compte et je vais citer deux exemples, peut-être discutables, mais je regrette précisément que cette discussion n'ait pas pu avoir lieu en Conseil d'arrondissement, je citerai le quartier "Tombe-Issoire-Alésia", et le quartier autour de la mairie du 14e comprenant notamment la rue Boulard. Pourquoi citer ces deux quartiers, chers collègues ? C'est parce que ces quartiers comprennent notamment des groupes scolaires importants, avec écoles maternelles et écoles primaires, et que des problèmes se posent quant à la sécurité de ces enfants, en raison de l'importance du trafic.
Enfin, Monsieur le Président, pourquoi faut-il, pour un programme aussi limité, plusieurs phases de travaux aboutissant - puisqu'aucun calendrier de réalisation de ces travaux n'est présenté - à reporter sine die une tranche de travaux qui est pourtant indiquée dans le mémoire et qui concerne l'aménagement de pistes cyclables ?
Monsieur le Président, Monsieur le Maire du 14e, je souhaite que vous ne preniez pas prétexte du fait que les élus socialistes votent ce projet de délibération pour ne pas répondre à leurs questions. Merci.
(Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste).

M. Philippe LAFAY, président. - Je vous remercie, Monsieur CASTAGNOU. Je passe la parole maintenant à M. Bernard PLASAIT pour répondre aux intervenants.
M. Bernard PLASAIT, au nom de la 3e Commission. - Merci, Monsieur le Président. Je me félicite des interventions de nos collègues en regrettant peut-être le caractère inutilement polémique, à mon avis, de celle de M. BLET, qui est plein de certitudes, j'ai l'impression qu'il nous donne des leçons... bien ! Attendons de voir si ce que le Président est en train de mettre en place correspond à ses voeux. Pour ma part je suis beaucoup plus sensible aux critiques tout à fait constructives et aux bonnes questions qui sont posées par Mme BACHE et M. CASTAGNOU et par les réflexions de M. ASSOUAD.
Je répondrai simplement en quelques mots, en effet une politique des déplacements à Paris vous sera présentée dans son ensemble, avec toute sa cohérence et tous ses éléments complémentaires par le Président dans une communication prévue je crois en novembre, et dans laquelle je pense vous retrouverez les uns et les autres l'essentiel de vos soucis.
Il y a, Madame BACHE, une grande volonté politique de modifier les choses en fonction de ce qui est nécessaire pour la période qui s'ouvre, et il y a en effet des aspects tout à fait complémentaires et nombreux de cette politique, le plan vélo, dont on a vu qu'il recueillait une très large approbation des Parisiens - 87 % y sont favorables- dans laquelle nous trouverons également les quartiers tranquilles, avec un approfondissement de ce concept, qui ira sans doute bien davantage vers une généralisation de telle manière qu'à l'intérieur de la Ville il puisse y avoir non seulement des quartiers en effet plus tranquilles, plus agréables à vivre, mais également une possibilité de circulation plus douce. Nous allons donc inévitablement vers une diminution des modes de déplacements polluants pour, à la fois, diminuer les effets de la pollution et organiser des modes de déplacements plus faciles et plus agréables. En l'occurrence, aujourd'hui, il s'agit d'un projet, d'un programme de quartier tranquille, concernant le 14ème arrondissement, qui trouve sa place naturelle dans un ensemble cohérent, celui que je viens d'évoquer, et qui vous sera présenté en novembre, mais qui n'est évoqué aujourd'hui que pour une raison budgétaire dont nul ne saurait se plaindre puisque, présenté au Conseil général, il permet simplement de déclencher le mécanisme des subventions du Conseil régional.
Donc, si vous me le permettez, je ne serai pas plus long dans ma réponse car tous les éléments plus concrets - et qui bien entendu feront l'objet d'une large concertation - seront évoqués lorsque le moment sera venu sur le plan municipal.
M. Philippe LAFAY, président. - Merci, Monsieur PLASAIT.
Nous allons passer au vote, à main levée.
Quels sont ceux qui sont favorables à ce projet de délibération ?
Contre ?
Non participation au vote ?
Abstentions ?
Ce projet est adopté à la majorité, le groupe communiste, Mmes BILLARD, SILHOUETTE, SCHERER et M. BLET s'étant abstenus, M. REVEAU ayant voté contre. (1996, GM. 330)