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Janvier 2006
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Conseil Municipal
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2005 DVD 155 - Approbation du principe et des modalités de passation d’un avenant n° 1 au marché de maîtrise d’oeuvre études et travaux portant sur l’aménagement du passage souterrain Tuileries destiné à améliorer son niveau de sécurité (1er).

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 2006


 

M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Nous passons à l?examen du projet de délibération DVD 155 : approbation du principe et des modalités de passation d?un avenant n° 1 au marché de maîtrise d??uvre études et travaux portant sur l?aménagement du passage souterrain des Tuileries, destiné à améliorer son niveau de sécurité dans le 1er arrondissement.

Madame DOUVIN, vous avez la parole.

Mme Laurence DOUVIN. - Les installations techniques du souterrain des Tuileries nécessitent des travaux de mise en conformité avec les prescriptions actuelles de sécurité. A cette occasion, il nous paraît nécessaire de refaire le revêtement bitumineux de cette chaussée qui est en mauvais état et qui, comme on le sait, supporte une très forte fréquentation.

Je rappelle que l?entretien du patrimoine est bien souvent le parent pauvre de la politique des déplacements municipale, comme nous l?avons vu au moment du budget.

La voie sur berge (et surtout sur cette partie) est extrêmement fréquentée par les deux-roues motorisés, qui remontent les voitures en roulant au milieu des deux files circulant sous le tunnel. Ce faisant, ils encourent les plus graves dangers, à partir du moment où un véhicule souhaite changer de file, ce qui est autorisé à cet endroit et, de toute façon, indispensable pour les véhicules qui ont besoin d?emprunter la première sortie, c?est-à-dire celle du Châtelet, et doivent donc se placer sur la file de gauche s?ils étaient auparavant sur la file de droite.

De plus, les deux-roues motorisés circulent souvent rapidement et multiplient ainsi pour eux les risques au moindre écart des voitures.

Nous savons tous que l?augmentation très importante du nombre des deux-roues motorisés est une conséquence directe de la politique municipale des déplacements. Il y a transfert dans des proportions importantes des quatre-roues aux deux-roues motorisés. Il n?y a pas transfert d?un mode individuel à un mode collectif, comme le souhaite la politique municipale, mais de quatre-roues à deux-roues. Cette conséquence a des effets qui n?avaient pas été pris en compte : je pense au stationnement mais le plus sérieux d?entre eux est bien l?accidentologie et nous abordons avec ce souterrain un lieu qui est particulièrement exposé.

Je souhaiterais donc que la Direction de la Voirie se rapproche de la Préfecture de police, dont le représentant siège à cette tribune, de manière à trouver à cet endroit une solution qui mette fin à une situation dangereuse, que ce soit le dessin d?une ligne continue sur une partie du parcours, que ce soit une interdiction de doubler sous le souterrain ou toute autre formule permettant d?assurer la sécurité de tous les usagers et en concertation avec eux. Il me semble qu?il s?agit là d?un souci de sécurité de l?ensemble des élus de cette Assemblée.

Je vous remercie.

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).

M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Je donne la parole à M. BAUPIN pour répondre.

M. Denis BAUPIN, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Je voudrais répondre à Mme DOUVIN que je partage son souci de la sécurité des deux-roues motorisés dont l?augmentation à Paris ne date pas de 2001 mais avait commencé de façon significative depuis 1997 et qui, tous les ans, augmente de 5 % à peu près à Paris.

Il n?en reste pas moins que, contrairement à ce que je peux entendre ici ou là, il ne s?agit pas d?une explosion mais d?une augmentation continue du nombre de deux-roues motorisés.

Le problème de l?accidentologie des deux-roues motorisés est important. Vous avez raison de le souligner à cet endroit, puisque, sur la période de 1999 à 2001, il y a eu 14 accidents sur ce secteur dont 12 concernaient des deux-roues. Sur la période 2002-2004, il y a eu moins d?accidents, il y en a eu 6 mais 5 concernaient aussi des deux-roues. Il s?agit donc d?une accidentologie importante.

Cela fait plusieurs années que nous travaillons avec la Préfecture de police pour la sécurisation des déplacements des deux-roues motorisés. J?ai organisé il y a environ un an et demi la première Journée nationale sur les deux-roues motorisés en ville, qui a permis d?aboutir à une proposition que nous souhaitons mettre en place, qui est une charte sur la circulation des deux-roues dans la ville et qui notamment encadre la remontée de file, pratique courante de la part des usagers mais qui est illégale actuellement, contraire au Code de la route. Nous avons eu de longues discussions avec la Préfecture de police et avec les représentants des motards, pour trouver des dispositions permettant d?encadrer cette pratique et en nous inspirant notamment du cas des Pays-Bas où une charte de cet ordre avait été signée et est aujourd?hui entrée dans le Code de la route.

Je dois vous avouer que nous rencontrons pour l?instant des difficultés dans le dialogue avec la Préfecture de police, même si nous progressons, pour trouver la façon dont une expérimentation pourrait se mettre en place. A partir du moment où le Code de la route ne le prévoit pas, cela nécessite un aval, à un moment ou à un autre, du Gouvernement, du délégué interministériel à la sécurité routière. Nous sommes en train de le saisir conjointement pour faire progresser cette question.

Je voulais vous confirmer que nous en sommes soucieux. A partir du moment où nous aurions trouvé des dispositifs qui s?appliqueraient sur l?ensemble du territoire parisien, évidemment, ils pourraient s?appliquer y compris sur cet espace du souterrain des Tuileries.

Par ailleurs, il est évident que l?amélioration de la sécurité du tunnel et notamment l?amélioration de l?éclairage devrait aussi contribuer à faire en sorte de réduire l?accidentologie.

Il restera un point, évidemment toujours complexe : sur cet espace qui est une autoroute dans Paris, l?incitation à rouler vite est évidente du fait de la configuration de l?espace. Même si la réglementation prévoit que, sur cet espace, c?est limité à 50 kilomètres/heure, sans contrôles renforcés et sans dissuasion renforcée, il est évident que les résultats que l?on pourra obtenir seront malgré tout moins importants que s?il y avait un contrôle réellement efficace. Je ne peux que me tourner vers la Préfecture de police qui en est responsable.

M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Merci, Monsieur BAUPIN.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 155.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2005, DVD 155).