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Avril 2002
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57 - II - Questions du groupe "Ensemble pour Paris".QOC 2002-293 Question de M. Jean-Louis ARAJOL et des membres du groupe "Ensemble pour Paris" à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police concernant les problèmes de circulation, de stationnement et de sécurité dans les quartiers de la Plaine et du cours de Vincennes (20e)

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2002


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons aux questions du groupe "Ensemble pour Paris".
Je donne la parole à M. LEGARET, au lieu et place de M. ARAJOL, pour une question qui appellera une réponse de M. BAUPIN.
M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - M. ARAJOL et les membres du groupe "Ensemble pour Paris" interrogent M. le Maire de Paris et M. le Préfet de police sur les problèmes de circulation et de prostitution dans le quartier de la Plaine et du Cours de Vincennes. On sait que la politique engagée par le Maire de Paris et le Préfet depuis un an suscite de nombreux mécontentements.
Bon nombre de riverains se plaignent de la prolifération des embouteillages qui occasionnent une pollution atmosphérique importante ; ces derniers se plaignent aussi de la dangerosité des nouveaux couloirs de bus notamment pour les cyclistes, les piétons. Ces problèmes de circulation engendrent un fort mécontentement de la part des habitants du Cours de Vincennes pour les jours de marché.
Il est suggéré de réaliser une évaluation des effets de la première tranche des 28 kilomètres de nouveaux couloirs de bus avant d'aller plus loin, de profiter du temps nécessaire à la réalisation de cette évaluation avant d'engager une véritable concertation avec les habitants, commerçants et associations des quartiers concernés, et par la mise en place de rondes et patrouilles régulières, présence dissuasive et permanente de policiers en tenue, mettre un terme à la prolifération de la prostitution.
Les habitants du 20e sont excédés par cette prostitution de plus en plus importante avec des prostituées de plus en plus jeunes qui constituent plusieurs pôles d'insécurité par le phénomène de bande et trafic de stupéfiants généré par la présence de la prostitution.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - M. BAUPIN a la parole pour répondre.
M. Denis BAUPIN, adjoint. - On peut s'interroger sur les motivations de cette question, qui mélange la question des couloirs de bus et la prostitution ; je n'ai pas vu le lien entre les deux, mais je préfère éviter de chercher des liens un peu trop réducteurs.
Pour ce qui est des couloirs de bus, j'entends que M. LEGARET reprend la question de M. ARAJOL. Cette question reprend un certain nombre de lieux communs sur les couloirs de bus selon lesquels ils seraient dangereux pour les cyclistes ; je ne sais pas d'où cela peut sortir. Au contraire, cela a sécurisé les déplacements des cyclistes. Ils seraient dangereux pour les piétons : au contraire cela a permis de ralentir la vitesse de circulation. Que ces couloirs de bus engendreraient de la pollution : c'est un sujet sur lequel on a entendu un certain nombre d'affirmations sans aucune démonstration. Une étude a été lancée par AIRPARIF qui permettra d'avoir des éléments sur la question, bien que je sois dubitatif sur les mesures locales car les instruments sont incapables de mesurer des pollutions très localisées. Mais, sur ce point, en tout état de cause, en tant qu'élu du 20e comme M. ARAJOL, je n'ai eu aucune remontée de la part des riverains du cours de Vincennes où le couloir de bus a été adapté spécifiquement aux besoins locaux, notamment ceux du marché.
En ce qui concerne la question de la prostitution, elle est moins de ma compétence. Je souhaite toutefois vous répondre que l'Hôtel-de-Ville a pris en compte la nécessité d'avoir une action dans ce domaine même si il n'est pas de la compétence de la Ville ; dès cette semaine, un groupe de travail sous l'égide de Anne HIDALGO et de Christian CARESCHE se mettra en place, qui réunira les acteurs locaux et nationaux compétents sur ces sujets ainsi que les maires d'arrondissement et communes limitrophes. L'idée de ce groupe de travail est de faire réaliser un indispensable état des lieux de la prostitution parisienne et de proposer des solutions d'hébergements sécurisés pour les personnes prostituées en s'appuyant sur les expériences, de veiller à l'application de nouvelles infractions pénales, de poursuivre les clients des prostituées âgées de 15 à 18 ans.
C'est un sujet difficile sur lequel la situation s'est largement dégradée du fait de l'exploitation d'un certain nombre de catégories de populations, notamment venant d'Europe de l'Est, par des gens sans foi ni loi. Donc, dans ce domaine, la Ville entend avoir un travail spécifique en lien avec les institutions de l'Etat et la Préfecture de police.
M. Christian CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur LEGARET, vous avez la parole.
M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Rapidement pour dire que si M. BAUPIN n'a pas d'écho des habitants des quartiers concernés, je pense qu'un avis d'un élu du 20e arrondissement qui pose une question doit tout de même être considéré comme représentatif des avis manifestés par les habitants de ces quartiers.
Je dirai à M. BAUPIN, pour la partie qui le concerne le plus directement, que si les couloirs de bus et aménagements destinés à améliorer la circulation étaient si convaincants, pourquoi les avoir interrompus en période électorale ?
M. Denis BAUPIN, adjoint. - Là, vous vous faites le relais d'une rumeur qui est parue dans la presse, qui a été largement démentie par un communiqué de presse de l'Hôtel-de-Ville le lendemain : il n'y a eu aucune interruption des aménagements de couloirs de bus, les travaux sont en cours. Il suffit même d'aller tout près d'ici rue Beaubourg ou rue du Renard pour constater que le programme se poursuit. Sur le boulevard Saint-Germain, les travaux se poursuivent également.
Il y a eu une incompréhension de la part d'un journaliste à qui j'expliquais que les travaux du programme 2002 commenceraient après l'été.