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Novembre 2007
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2007, DVD 54 - DASCO 157 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un avenant à la convention signée avec l’association “Voiture and Co”. - Attribution de la subvention correspondante. - Montant : 115.000 euros.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2007


 

M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Nous passons à l?examen du projet de délibération DVD 54 - DASCO 157 relatif à la signature d?un avenant à la convention signée avec l?association ?Voiture and Co?.

La parole est à Mme DOUVIN.

Mme Laurence DOUVIN. - Je voudrais proposer une définition pour ce projet de délibération concernant ?Voiture and Co?. Ce serait persiste et signe.

En effet, l?an dernier, j?intervenais pour dénoncer les mystères entourant l?attribution d?une subvention de 59.000 euros à une association comptant si peu d?adhérents et fonctionnant presque exclusivement avec des subventions publiques consistant surtout à payer des salaires.

Cette année, c?est beaucoup mieux. Le montant de la subvention qui est demandée s?élève à 115.000 euros, avec le même déséquilibre entre à peu près 15.000 euros d?adhésion, à 5 euros l?adhésion - curieusement, le montant, l?année dernière, c?était 20 euros -, et 223.000 euros de subventions publiques.

Je ne parviens toujours pas à comprendre comment 20.000 adhésions à 5 euros font 15.000 euros et pas 100.000 euros ! Mais j?aurais probablement besoin d?une autre règle à calcul.

Je parle là de l?action covoiturage événementiel. Bien sûr, les mêmes causes amenant les mêmes effets, le poste des salaires et charges est de 116.000 euros.

Mais, cette année, nous avons mieux ; nous avons en plus l?installation de l?agence locale de mobilité pour laquelle le montant de la subvention demandée n?est plus de 35.000 euros, mais de 80.000 euros. Nous ne jouons plus dans la même cour.

Il est quelque peu difficile de se faire une idée des activités de cette maison puisque la mise en ?uvre de cette agence se fait principalement ce trimestre.

Je donnerai juste un chiffre : 118.000 euros de subventions publiques pour 4.000 euros de produits propres. Quels sont donc ces chers services, au sens propre, dont on doit logiquement penser qu?à ce prix ils sont indispensables aux habitants de la Z.A.C. rive gauche. Eh bien, il s?agit de leur offrir de l?information sur la mobilité et les transports, de faciliter le covoiturage et l?auto-partage. Pour cela, il faut évidemment un local, un permanent et un chef de projet.

Alors, chaque quartier de Paris est-il destiné à avoir son agence locale de mobilité ? Devrons-nous assister chaque Parisien, supposé incapable de se référer aux informations de la R.A.T.P., du S.T.I.F. ou à celles concernant Vélib, ou encore de se rendre sur Internet pour rechercher un covoiturage ?

Soyons sérieux, cette subvention n?est pas justifiée par ces objectifs-là et ces sommes seraient certainement mieux employées à financer des places de crèche ou de résidence pour les personnes âgées. Il serait peut-être temps de donner la priorité aux vrais besoins plutôt qu?à la publicité du Maire de Paris.

Je vous remercie.

(Mme Anne HIDALGO, première adjointe, remplace M. Eric FERRAND au fauteuil de la prisidence).

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci.

Monsieur BAUPIN, vous avez la parole.

M. Denis BAUPIN, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Je voudrais inviter Mme DOUVIN à relire les amendements du groupe U.M.P. au moment du Plan de Déplacement de Paris. Elle y verrait la demande de la part de son groupe du fait que l?on crée des agences locales de mobilité dans tous les arrondissements.

S?il y avait une certaine continuité? Vous me direz, il n?y a que les imbéciles qui ne changent pas d?avis, mais de là à faire des propositions un jour et à dire, le lendemain, que c?est une mauvaise chose !

L?information en matière de mobilité est un objectif très important. On sous-estime le fait que lorsqu?on ne connaît pas les dispositifs existants en matière de mobilité, on a tendance, systématiquement, à réutiliser les mêmes moyens de déplacement. En l?occurrence, à Paris, soit l?automobile, soit le métro.

En fait, avec tout ce que nous mettons en place, Vélib, le réseau d?autobus existant, mais qui n?est pas forcément très lisible, l?auto-partage, etc., il y a un intérêt évident à organiser la formation sur la mobilité.

Vous n?avez pas précisé que cette agence locale de mobilité allait permettre d?aider les entreprises s?installant sur la Z.A.C. ?Paris rive gauche? à mettre en place des plans de déplacement d?entreprise. Vous n?avez pas dit non plus que l?agence locale de la mobilité permettrait aussi de faire de la formation pour les usagers des modes de déplacement. Cela fait notamment partie de la formation pour les cyclistes. Cela a été d?ailleurs évoqué, tout à l?heure, à l?occasion de Vélib par une de vos collègues d?une des oppositions municipales.

Ce sont des éléments qui permettent d?améliorer les services autour de la mobilité et vous avez tort d?ironiser sur ces services. C?est un élément très important. Je note d?ailleurs que dans nombre de villes aujourd?hui on met en place des agences locales de mobilité, villes de gauche ou de droite, comme Marseille, par exemple, qui a fait appel, elle aussi, à ?Voiture and Co? pour mettre en place une agence locale de la mobilité.

Vous devriez donc dire à M. GAUDIN qu?il aurait mieux fait de consacrer cet argent à d?autres services, si vous pensez réellement que c?était superfétatoire. Ce n?est pas notre point de vue. M. GAUDIN a eu raison de le faire et nous avons, nous aussi, raison de le faire, à Paris.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 54 DASCO 157.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2007, DVD 54 - DASCO 157).