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Novembre 2007
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2007, DPA 299 - DU 259 - Approbation du principe de construction du Carreau des Halles et des modalités de passation du marché de maîtrise d’oeuvre correspondant. - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer le marché de maîtrise d’oeuvre correspondant. Approbation des modalités de consultation de 3 marchés de prestations intellectuelles concernant respectivement : la mission de contrôle technique, la mission de coordonnateur SPS, la mission de coordonnateur SSI. - Autorisation à M. le Maire de Paris de déposer les demandes de permis de construire et de démolir pour l’opération susvisée. Voeux déposés par le groupe socialiste et radical de gauche.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2007


 

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Mes chers collègues nous passons à l?examen du projet de délibération DPA 299-DU 259 relatif à l?approbation du principe de construction du Carreau des Halles et des modalités de passation du marché de maîtrise d?oeuvre correspondant, sur lequel un amendement n° 22 bis a été déposé par le groupe U.M.P., ainsi que trois voeux nos 20, 21 et 22 déposés par le groupe socialiste et radical de gauche.

Je donne la parole à M. LE GARREC.

M. Alain LE GARREC. - Monsieur le Maire, nous voilà donc aux Halles à la fin d?une étape importante et immédiatement au début d?une autre.

Je ne reviendrai pas sur le passé, mais après le choix urbanistique fait en décembre 2004 vous aviez décidé que David MANGIN aurait la responsabilité du jardin dessus, des liaisons verticales dessous et de la mise en oeuvre des nouvelles liaisons vers la gare R.E.R. et vous aviez jugé que le bâtiment qui devait remplacer les élévations Willerval ferait l?objet d?un cahier des charges puisque nous savions maintenant dans quelle direction nous allions et ensuite d?un concours d?architecte avec ce fameux carreau, qui n?en est plus un, puisque je ne crois pas que le mot ?canopée? puisse avoir la même signification que l?endroit où l?on a les fruits et légumes. Il me faudrait avoir la formule de Newton et de sa pomme.

Fin juin 2007, un jury présidé par le Maire de Paris choisissait pratiquement à l?unanimité le projet de Berger et Anziutti. Des associations étaient d?ailleurs représentées à ce jury. Ce choix était suivi de conférences de présentation de la maquette puis de présentation des projets concurrents. Aujourd?hui nous allons demander d?approuver le principe de cette construction et des modalités de passation du marché de maîtrise d?oeuvre correspondant.

Depuis le mois de juillet, ces deux architectes travaillent avec divers services de la Ville de Paris pour arriver à un document assez dense car en plus de la maîtrise d?oeuvre il y aura huit missions complémentaires qui vont de la maîtrise de l?économie du projet aux performances environnementales, à la signalétique, ce qui n?est pas du luxe, à l?assistant de maîtrise d?ouvrage pour la réalisation du 1 % artistique, au choix des mobiliers, au cahier des charges de l?aménagement des espaces commerciaux et à la participation à la communication publique.

De plus il y aura 12 missions qui vont des problèmes d?isolation, d?économie d?énergie, à l?accessibilité des personnes handicapées, j?y reviendrai, il y aura aussi des missions de contrôle et de solidité de l?existant, des missions de coordination, des missions de contrôle technique des opérations voisines.

Et il y aura aussi 12 missions de coordination des systèmes de sécurité incendie. L?énoncé presque fastidieux de ces missions montre à quel point le lieu est complexe et encore nous n?avons pas abordé les sous-sols et la voirie. Le lieu est d?autant plus complexe qu?il n?est pas vide. Ces travaux devront se faire à utilisation pratiquement constante.

Cette complexité est aussi une des causes du vieillissement prématuré de ce lieu, et je crois que malheureusement les premières opérations de sondage et de contrôle peuvent nous révéler un état plus préoccupant encore. L?expérience du Forum des Images n?est pas pour nous rassurer, mais elles ont l?avantage de nous avoir alertés. J?avais souhaité lors du P.D.P. que la Ville adhère à l?Association Mondiale des Villes qui ont des équipements complexes souterrains que certains appellent les villes souterraines.

Je réitère ma demande, car cela nous permettrait de temps en temps d?avoir des expertises d?interlocuteurs qui viennent de Montréal, Toronto et même Okinawa. Pourquoi réinventer ce que d?autres ont peut-être déjà inventé ou réglé ? Nous sommes plus performants quand les expériences sont plus larges.

Je vais vous parler des v?ux. Quelques v?ux ont été déposés, je vais être très bref. Avec le groupe socialiste et radical de gauche nous souhaitons que la prise en compte des handicapés quels qu?ils soient soit exemplaire dans la continuité. En effet ce lieu est complexe, mais il est indispensable qu?en bas, en haut, sur les côtés, des handicapés, qu?ils soient à mobilité réduite ou sensoriels, puissent s?y retrouver.

C?est aussi un moyen pour nous et je le souligne ici, de remercier les associations de handicapés qui ont participé pratiquement à toutes les réunions de constatation depuis 2001, ce n?est pas si courant, en sachant que leurs expressions ont fait passer des messages qui allaient au-delà de leur propre handicap et étaient alors une aide très précieuse. Ne les décevons pas.

Ce projet a fait l?objet d?un suivi cinématographique depuis le début et j?en remercie le Forum des Images même si c?est sa fonction première. Il y avait des interruptions et je le regrette. Nous souhaitons donc que ce projet soit filmé, photographié jusqu?à la fin, c?est une expérience très riche, riche d?enseignement pour les urbanistes, pour les architectes et je crois aussi pour les élus.

Je sais de quoi je parle. Dernier souhait : ce chantier, ne nous voilons pas la face, va durer un certain temps, nous connaissons les contraintes. Un phasage fait partie du projet et c?est primordial.

Cependant je crois que ce ou ces chantiers, ces palissades, ces entoilages et autres, peuvent être de fantastiques supports éphémères pour des événements artistiques de toutes natures, je pense au multimédia mais on peut imaginer bien d?autres activités ou animations artistiques. Je donne des exemples : il existe des films que l?on ne voit jamais sur l?histoire des Halles, il existe chez des particuliers, Monsieur SCHAPIRA sait de quoi je parle, des centaines de clichés qui pourraient être montrés au plus grand nombre.

Il faudrait que nous fassions l?effort pour que ce lieu à forte attractivité continue à vivre pendant le ou les chantiers, ce serait alors une formidable revanche sur le trou des Halles et le traumatisme qui quelques fois remonte à la surface.

Nous voterons bien entendu cette délibération. Je vous remercie.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci Monsieur le conseiller. Vous avez tenu comme il fallait.

Monsieur Pierre MANSAT, vous avez la parole.

M. Pierre MANSAT, adjoint. - Quelques mots en forme de commentaire, avec de la part des élus communistes une détermination assez forte, une détermination d?autant plus forte que nous n?étions pas de ceux qui pensions que le choix de David MANGIN était le plus approprié, mais on ne va pas revenir là-dessus.

Ce qui s?est passé depuis nous semble extrêmement important. Je ne rappellerai pas, enfin il faut le dire un petit peu, que les Halles sont depuis toujours le coeur très vivant, très commercial aussi de la grande Ville de Paris, maintenant de la métropole et que ça continue comme cela et que c?est très bien que cela continue comme cela, que ce soit le lieu de l?excitation commerciale est important à partir du moment ou l?on est en capacité d?offrir autre chose que la culture du shopping.

Et donc on sait que les Halles c?est aussi autre chose. C?est le lieu où la jeunesse de Paris mais aussi la jeunesse d?Ilede-France vient les samedis, le week-end pour s?y promener pour s?y rencontrer, pour  s?y montrer et cela aussi c?est quelque chose qui est très bien.

Cela entraîne une responsabilité pour nous, c?est la capacité à faire émerger là des actes qui produisent la reconnaissance de ce lieu, à la fois qui respectent évidemment ceux qui vivent à proximité mais qui sont aussi l?expression d?un lieu très particulier avec des contraintes incroyables comme vient de le rappeler Monsieur LE GARREC, un lieu de rencontre, de brassage qui est tout à fait extraordinaire et qui est une source d?énergie formidable.

Et de ce point de vue, je ferai remarquer que je ne sais pas s?il y a un traumatisme, on parle du traumatisme du trou des Halles, mais je crois que le trou des Halles n?avait jamais déchaîné de passion dans le grand public. Il avait en revanche déchaîné beaucoup d?excitation dans la jeune architecture chez les jeunes urbanistes et c?était tant mieux.

Et aujourd?hui on fait un choix assez audacieux, un choix qui a été le choix d?un jury unanime, autour d?une oeuvre qui est commentée comme toutes les ?uvres architecturales aimées, qui est la reconnaissance à la fois de ce lieu, quelque chose qui n?a pas la force de Beaubourg, la force dynamique de Beaubourg, l?innovation de Beaubourg mais qui est en même temps un acte architectural très important et de ce point de vue, comme on voit déjà apparaître quelques commentaires sur l?éventualité que ce qui sera réalisé ne correspondrait pas à ce que l?on attend, au choix qui a été fait par le jury, je dois dire que, en tant qu?élus, nous pouvons affirmer toute notre confiance et notre soutien aux architectes, à Patrick BERGER et à Jacques ANZIUTTI, des architectes extrêmement exigeants et extrêmement rigoureux.

Nous affirmons notre confiance dans leur capacité à porter ce projet jusqu?au bout, avec les services de la Ville, l?ensemble des entreprises qui auront des choix techniques extrêmement lourds et extrêmement complexes à faire, et à réaliser une ?uvre architecturale qui correspondra à un besoin, celui de ce lieu de passage, ce lieu commercial et ce lieu aussi d?émergence dans la Ville de tous ceux qui viennent de Paris ou de plus loin.

Je voulais à travers notre vote pour cette délibération affirmer notre engagement autour de ce projet.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci, Monsieur MANSAT.

Monsieur POZZO-DI-BORGO, vous avez la parole.

M. Yves POZZO DI BORGO. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, ce qui devait être le plus grand projet d?urbanisme de votre mandature, se transforme finalement en un léger toilettage, loin des nobles objectifs définis dans l?ardeur des premières années de votre septennat.

Vous souhaitiez alors apporter, à l?époque, un traitement à l?espace public avec la requalification générale des secteurs, aussi bien piétons qu?automobiles. Vous souhaitiez assurer une meilleure interconnexion et faciliter l?accès des 800.000 voyageurs qui passent quotidiennement par la gare R.E.R. et, enfin, améliorer le bâti et les fonctions du quartier.

Voici les objectifs que vous aviez vous-même indiqués pour ce projet, en 2002. Vous aviez également recommandé, Monsieur le Maire, de faire preuve d?innovation et de pragmatisme dans ce dossier. Il semble que le seul pragmatisme soit encore présent.

Je ne reviendrai pas sur les trop nombreux soubresauts connus par cette préfiguration, annulation de marché, insuffisance de préparation dans le marché de définition, présentation en 2004 de quatre projets complets, séparation de la réalisation du jardin et du carreau pour finalement aboutir, aujourd?hui, à l?adoption du seul projet non présenté lors de ce premier concours.

Autant de rebondissements qui ont éloigné toujours un peu plus la réalisation de ces objectifs et plus généralement de sa vocation.

Au milieu du 19e siècle, lors de la création des Halles de Paris, la vision proposée était de fournir toute la population parisienne en denrées alimentaires et commerciales à partir d?un lieu unique. La dimension globale du projet était bien présente et pensée.

Aujourd?hui, avec 41 millions de clients annuels et 800.000 voyageurs quotidiens, les Halles sont devenues un passage obligé pour le million de Franciliens travaillant quotidiennement dans Paris. C?est sur cette base que le projet devait avoir lieu : le redéploiement de l?espace des Halles dans sa dimension métropolitaine et francilienne. Il n?en sera donc rien. Le carreau aujourd?hui présenté apportera, nous l?espérons, une solution à la? des parapluies de Jean WILLERVAL.

Encore une fois, vous avez oublié l?intégration de Paris dans son ensemble géographique et l?existence de fait d?un bassin de vie continue pour nos concitoyens. C?est ce qui s?appelle le Grand Paris.

Je vous remercie.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Et moi je vous remercie, Monsieur POZZO-DI-BORGO.

La parole est à l?excellent Michel BULTÉ.

M. Michel BULTÉ. - Merci, Monsieur le Maire.

Nous voici arrivés à l?épilogue d?une opération démarrée, il y a près de sept ans, le temps d?ailleurs de votre mandature, Monsieur le Maire, dont l?objectif était la requalification du site des Halles, une requalification nécessaire tant les Halles avaient vieilli, tant les erreurs d?urbanisme les avaient rendues peu agréables à vivre, parfois dangereuses.

Les accès malcommodes aux transports en commun ont sonné le glas de cette aventure architecturale qui avait, en son temps, déjà suscité bien des controverses et bien des affrontements politiques.

Mercredi dernier, d?ailleurs, à l?occasion d?une rencontre avec les habitants et les associations, nous avons pu, avec Marielle de SARNEZ, notre candidate, nous rendre compte, une fois de plus, de cette lente, mais définitive dégradation.

Une requalification nécessaire qui a suscité des polémiques nombreuses, des recours multiples contre le projet MANGIN. Exercice évidemment difficile, dans la mesure où il fallait concilier les aspirations des riverains, répondre aux préoccupations des commerçants et faire le choix d?un projet architectural qui marquera de son empreinte le quartier des Halles et de ses alentours.

Le 29 juin dernier, le jury international a donc fait son choix définitif avec la canopée des architectes Patrick BERGER et Jacques ANZIUTTI.

A l?époque, nous avions exprimé notre regret sur ce choix, finalement très classique, plutôt conservateur et je dirais même une rhétorique du vide, pour reprendre l?expression de certains blogueurs.

En retenant la canopée, le jury a un peu choisi, quelque part, de ne pas choisir, afin de satisfaire tout le monde avec un résultat contraire puisque, finalement, personne n?est vraiment satisfait.

Nous en prenons acte, tout en rappelant que les Halles méritaient un projet architectural plus ambitieux et novateur, mais en prendre acte ne signifie pas, loin de là, notre approbation à cette opération qui in fine fait la part belle, il faut le reconnaître, au commerce, au détriment de la culture en général.

C?est à notre sens le résultat inévitable de la procédure qui a été choisie et qui a privilégié la concertation par rapport à la consultation véritable. Sur un projet aussi structurant, il aurait fallu prendre le pouls des habitants, les associer dès le premier jour au choix, voire les consulter directement par référendum.

En choisissant la voie la plus étroite et la plus commode de la concertation, en divisant le débat, associations de riverains d?une part et associations de commerçants d?autre part, en renvoyant le choix définitif à un jury d?experts, le choix du non-choix, du plus petit dénominateur commun, était inéluctable.

J?ajoute que sur une opération aussi importante il aurait fallu élargir le spectre de la consultation. Les Halles sont un n?ud de circulation et de croisements essentiel. Pourquoi essentiel, je dirais important, plutôt. C?est également le centre commercial dont le chiffre d?affaires est le plus important en France.

A ce titre, elles intéressent les habitants de toute l?Ile de France, région où habitent 20 % de la population française. Il aurait fallu en tenir compte et connaître leur avis. Il aurait même fallu probablement associer l?Etat à ce projet de requalification, dans la mesure où le réaménagement des Halles constitue une opération d?intérêt national.

A quelques mois de l?échéance municipale, cette délibération qui tente, au-delà du projet canopée, de figer l?ensemble de l?opération contestable de David MANGIN est mal venue, d?autant que le projet canopée est inabouti et perfectible.

Il mérite sérieusement d?être retravaillé afin de ne pas refermer le centre commercial sur lui-même et de l?ouvrir sur les rues avoisinantes, de préserver le conservatoire du va-et-vient. Il faut ajouter enfin, Monsieur le Maire, que la sécurité de l?accès aux transports en commun nous paraît mal conçue.

Je vous remercie.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - C?est moi qui vous remercie car vous êtes en dessous.

La parole est à M. le Maire du 1er arrondissement.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Monsieur le Maire, mes chers collègues.

Il me serait facile de dire que depuis 2001 il ne s?est rien passé, si on en juge par l?état dans lequel la nouvelle Municipalité a trouvé le quartier des Halles.

Ce n?est pas M. BULTÉ le responsable. Soyons justes. Cela s?est fait avant lui et avant nous.

Des erreurs ont été commises. Il faut les assumer. Je ne suis pas là pour défendre Michel BULTÉ, il se défendra tout seul.

Ce que je veux dire, c?est que, entre l?état dans lequel vous avez trouvé les Halles et l?état actuel, on ne peut pas considérer qu?il y ait eu beaucoup de changement, alors que le Maire de Paris avait déclaré : ?Ce sera le grand projet de ma mandature.? Il ne parlait probablement pas de la mandature présente ! Il parlait d?une autre mandature, vraisemblablement !

Mais je ne ferai pas de mauvais esprit. Je ne considère pas que le temps a été complètement perdu.

Certainement, un grand nombre de phénomènes se sont produits, des problèmes se sont posés et je n?accable pas le Maire de Paris ni la Municipalité, parce que je considère que ce n?est fondamentalement pas leur faute. Lorsque la Ville de Paris a lancé, en utilisant la procédure du marché de définition, procédure complexe, une consultation, on a abouti à un dernier choix de quatre concepteurs. Aucune des propositions, aucun des projets ne répondait à la question posée.

Je crois qu?il fallait avoir le courage de considérer que cette consultation était infructueuse, de tourner la page et d?essayer de la relancer sur des bases plus saines.

Ce n?est pas ce qui a été fait. David MANGIN a été retenu comme une espèce de choix en creux, qui ne signifiait pas grand-chose, autour de cette notion de ?carreau?. Et on nous a dit : ?Ce n?est sans doute pas un projet, mais c?est une stratégie urbaine.?

On voit aujourd?hui les limites de cet exercice. Après cet épisode malheureux, - on ne peut pas toujours cumuler que des épisodes malheureux, - il y a eu un épisode heureux et que, véritablement, lors de la consultation qui a été relancée, le jury auquel nous avons été un certain nombre à participer, nous avons eu le sentiment que cette fois-ci, il y avait une idée forte, un projet intéressant, audacieux, original, qui ne ressemble à rien d?autre, adapté à la question posée, un projet intelligent, réfléchi et, en même temps, qui tient compte de la complexité du lieu. A une époque où l?audace architecturale ne peut s?exprimer que par la hauteur, on a au contraire un bâtiment extra plat, très modeste. ?La Canopée?, cela veut bien dire ce que cela veut dire finalement, cela épouse l?échelle d?un jardin, cela ne dépasse pas la cime des arbres. Je trouve qu?il y a quelque chose, finalement, de très poétique dans cette architecture et quelque chose à la fois de complexe et de formidablement simple.

Je crois que Jean-Pierre CAFFET ne me démentira en disant que, pour l?instant, cette idée existe, qu?elle est forte, qu?elle a fait pratiquement l?unanimité mais que l?on est bien loin d?être au bout de nos peines. La masse des études techniques, la masse de toutes les autorisations qu?il faudra réunir avant de mener vraiment ce projet au stade d?un permis de construire est très considérable.

C?est la raison pour laquelle je m?étonne que l?on puisse, ce soir, à quelques mois, j?allais dire quelques semaines, d?une élection municipale qui, de toute façon, relancera la réflexion et les règles du jeu autour d?un projet majeur comme celui-là, je m?étonne donc que l?on puisse nous faire délibérer sur un projet de délibération qui entre dans un luxe de détails inouï ; tout est décidé, tout est absolument figé pour les années à venir, on ne pourra plus rien changer. C?est comme si on voulait nous dire : ?Ecoutez, voilà, il fallait y réfléchir avant les élections. Quel que soit le résultat de ces élections, vous ne pourrez plus rien changer, vous n?aurez plus rien à dire, le Conseil de Paris a solennellement délibéré en ce 12 novembre 2007 et c?est de l?intangible.?

Je ne crois pas à cette logique. Je pense qu?il faut se laisser plus de liberté. Je plaide d?ailleurs depuis le début pour que l?on relance la réflexion après ce premier échec, en donnant plus de liberté créative à un projet de cette ampleur et de cette qualité. Je crois, aujourd?hui, que le projet de David MANGIN et sa logique, sa stratégie urbaine fait pratiquement l?unanimité contre lui. C?est comme cela, c?est dommage ; je n?accable pas David MANGIN en tant qu?homme ou en tant que créateur, mais son projet est complètement dépassé.

C?est la raison pour laquelle je demande instamment à Jean-Pierre CAFFET d?effacer dans tous les documents, dans cette délibération le terme ?Carreau? qui est complètement obsolète, dont plus personne ne veut entendre parler.

Qu?on lui substitue le nom de ?Canopée?, puisque c?est le nom de la création de BERGER et ANZIUTTI, ce mot-là au moins a du sens, et que l?on essaie de tourner la page du ?Carreau? pour ouvrir la page nouvelle, et prometteuse, de la ?Canopée?. Voilà ce que je demande.

Je vous prie de m?excuser d?avoir déposé un peu tardivement cet amendement, ce n?est pas dans mes habitudes. Je le dépose tardivement, en espérant que Jean-Pierre CAFFET et la Municipalité en tiendront compte. Il y va de l?avenir d?un lieu qui n?est pas seulement un projet d?aménagement banal. Vous savez très bien que les Halles, c?est un mythe.

C?est un mythe à Paris, c?est un mythe qui concerne tout Paris, toute la France. C?est un mythe sur lequel on n?a pas le droit de se rater ! Je vous remercie.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci beaucoup.

La parole est à Mme Marinette BACHE.

Mme Marinette BACHE. - Merci, Monsieur le Maire.

Le groupe M.R.C. est satisfait, voire soulagé que la réhabilitation du Carreau des Halles avance aujourd?hui de manière décisive. Nous sommes satisfaits d?abord puisqu?il s?agit ici de la réalisation d?un des engagements de notre majorité au début du mandat, mais surtout parce que l?urgence était à la réfection des Halles et qu?elle prend racine dans l?identification d?un problème de sécurité publique.

Je ne vais pas rappeler le risque qu?entraîne, en cas de menace terroriste ou tout simplement d?accident, le passage du niveau -4 au niveau -3 pour les nombreux usagers.

Quoi qu?il en soit, nous pouvons augurer de 2009 comme date du début des travaux, puisque le permis de construire pourra être déposé à l?automne 2008, c?est-à-dire dans un an. C?est une bonne nouvelle, une bonne nouvelle dont je me réjouis.

Outre cette satisfaction, je tiens également à attirer votre attention sur un problème extrêmement concret : la Canopée qui nous est présentée n?est qu?une esquisse et les riverains que nous avons rencontrés nous ont fait part de leurs craintes.

Quels seront les matériaux utilisés ? Comment vieilliront-ils ? En effet, nous devons nous assurer que le projet choisi ne vieillira pas aussi rapidement que le précédent.

Cette ?Canopée? sera-t-elle construite sur place ou à l?extérieur de Paris ? Comment sera-t-elle acheminée ? Combien de temps dureront les travaux ? Combien de temps pénaliseront-ils les commerçants et les habitants du quartier ?

Autant de questions précises auxquelles ne sont apportées que des réponses pour le moment incomplètes.

La réunion d?information du 22 octobre dernier a permis d?expliquer que le projet n?était pas encore terminé, que le concours avait porté sur une esquisse, que les aspects réglementaires, l?aménagement des locaux, la dimension précise des ouvrages, autant de données importantes, ne pourraient être communiquées qu?a posteriori.

C?est un choix que nous estimons risqué et nous souhaitons que le maximum de précisions soient apportées aux riverains qui en feront la demande, pour remédier à cette impression de flou qu?il ne serait pas bon de voir cultiver.

De plus, et compte tenu des précisions qui doivent encore être apportées à la faisabilité architecturale du projet, une grande attention devra être prêtée à la concertation, d?une part, et à l?information, d?autre part, des conseillers de Paris.

Je tiens à souligner un autre aspect important, dans la mesure où les Halles ne concernent pas que les riverains.

Elles sont - cela a déjà été dit - un lieu métropolitain et il est primordial, à ce titre, de continuer à privilégier, au cours de l?avancée du projet, l?exigence de mixité sociale qui est la nôtre au sein de cette majorité municipale.

Nous souhaitions que les architectes gardent à l?esprit le fait que les Halles ne doivent pas drainer en surface les Parisiens et en sous-sol les usagers non riverains. A notre sens, c?est un pari réussi et le point fort de cette proposition architecturale. Aussi, j?ai plaisir à le reconnaître.

La pensée centrée autour d?un flux qui a mené les architectes à produire cette ?Canopée? permettra sans doute de casser la dynamique de dichotomie qui a prévalu jusqu?à aujourd?hui.

Le groupe M.R.C. votera donc cette délibération mais attendra les démarches visant à donner le maximum d?informations concrètes aux riverains qui ont besoin d?information, d?une information que nous considérons comme légitime. Il en est de même pour les conseillers de Paris.

Je vous remercie.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci, chère collègue.

Je donne la parole à Jean-Pierre CAFFET.

M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint, au nom de la 8e Commission. - Merci, Monsieur le Maire.

Je vais essayer d?être rapide, puisque nous avons beaucoup de délibérations devant nous et j?ai le sentiment que nous ne sommes pas particulièrement en avance dans l?ordre du jour.

J?ai envie de commencer en disant que quelque chose me frappe ce soir : c?est le calme, la sérénité des débats autour des Halles.

Personnellement, je n?y étais pas habitué. J?avais plutôt l?habitude de la polémique, parfois des emportements, y compris d?ailleurs dans cet hémicycle. J?ai le sentiment ce soir, je ne pense pas que ce soit l?heure tardive, que les approches des uns et des autres sont beaucoup plus mesurées, beaucoup plus sereines que ce que nous avons pu connaître à certains moments.

Personnellement, je m?en félicite !

Deuxième remarque, si j?ai un constat à faire, c?est que j?ai le sentiment qu?au sein de l?opposition municipale, le meilleur défenseur du projet de la ?Canopée? est celui qui le connaît le mieux, c?est-à-dire le maire du 1er arrondissement, M. Jean-François LEGARET. Et ce n?est pas après avoir écouté, M. POZZO-DI-BORGO et M. BULTE que je retiens quoi que ce soit de novateur dans ce débat. On revient sur toute une série de vieilles choses que l?on a entendues au fur et à mesure de nos débats mais un peu lassés, comme si on en avait assez de répéter les mêmes choses depuis maintenant des années.

Je veux rassurer, par exemple, M. POZZO-DI-BORGO : les objectifs du projet sont intacts. Nous délibérons ce soir sur la seule ?Canopée? mais tout le reste avance. Je suis tout à fait prêt à reconnaître que les choses avancent peut-être lentement, trop à votre goût, mais ma foi si on avait pu aller plus vite, nous l?aurions fait. Néanmoins, les objectifs sont intacts : les circulations verticales, la sécurité du pôle d?échanges, nous y travaillons au quotidien, à chaque réunion de concertation.

Je tiens à vous rassurer, aussi bien M. BULTÉ que M. POZZO-DI-BORGO, les études telles qu?elles sont menées prévoient bien une amélioration considérable des circulations verticales et un accès extrêmement facilité au pôle d?échanges, que ce soit par exemple avec Marguerite de Navarre ou que ce soit avec les différentes options que nous étudions (le W, le tube, etc.). Il en est de même pour les voiries souterraines, l?objectif est intact, nous y travaillons, nous avançons et nous nous concertons. Figurez-vous que sur la ?Canopée?, M. POZZO-DIBORGO ou M. BULTE, puisque vous parlez de concertation, j?ai tenu, avec M. LEGARET d?ailleurs, huit réunions de concertation pour définir le cahier des charges.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Je confirme.

M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint, rapporteur. - Vous voyez, tout cela avance. Ce n?est pas parce que vous n?avez rien fait pendant vingt-cinq ans qu?il faut nous dire aujourd?hui que nous allons trop lentement. Très franchement, je préfère prendre mon temps, et concerter, pas d?ailleurs pour arriver forcément à un consensus.

Non, la concertation ne débouche pas forcément sur un consensus. La concertation, c?est explorer toutes les pistes et mettre les choses sur la table et s?il n?y a pas consensus, à un moment donné, c?est bien le rôle des élus de décider et de prendre leur responsabilité ; c?est ce que nous faisons.

Alors, je pourrais parler pendant encore des heures sur les Halles. M. BULTÉ, vous dites des inexactitudes en parlant de ?recours multiples?. Il n?y a pas eu de ?recours multiples?, il y a un recours de quelqu?un qui est un admirateur de KOOLHAAS. Monsieur BULTE, vous dites que personne n?est satisfait de la ?Canopée? ; ce n?est pas le sentiment que j?ai eu, à la fois dans le débat de ce soir et en lisant la presse.

Je vais peut-être m?arrêter là pour revenir sur l?amendement de M. LEGARET. J?ai envie de lui dire, comme cela, en passant, que sur la forme ce n?est pas extrêmement élégant, parce que cette délibération, vous l?avez adoptée au Conseil de 1er arrondissement pratiquement à l?unanimité, je crois que c?était dix voix pour une abstention.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - On n?a pas voté, on a donné un avis.

M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint, rapporteur. - Oui, bien sûr, c?est le rôle du Conseil d?arrondissement, mais l?avis était à dix voix favorables et une abstention.

Ensuite, je n?ai rien en 8e commission. Le lendemain, il y a la 1ère Commission et je n?ai toujours pas d?amendement sur les Halles, et tout à l?heure, il devait être à peu près 18 heures, on me prévient qu?il y a un amendement de M. LEGARET et du groupe U.M.P.. Je me dis : diable ! Il doit se passer quelque chose d?extrêmement important pour que M. LEGARET - ce n?est pas son habitude - dépose un amendement sur une délibération qu?il avait lui-même adoptée.

Donc, je regarde. Et en fait, ce que vous proposez, Monsieur LEGARET, c?est la chose suivante : vous dites qu?il faut que la ?Canopée? continue, mais en même temps vous dites le contraire parce que vous indiquez qu?il faut surseoir à cette délibération, même si la Canopée vous plaît. Tout cela me donne un peu le tournis.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Je n?ai pas dit qu?il fallait surseoir.

M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint, rapporteur. - Mais je comprends, après discussion avec je ne sais pas qui d?ailleurs, après tout peu importe, que vous avez jugé utile de trouver un moyen de faire reporter cette délibération de plusieurs mois.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Non.

M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint, rapporteur. - Non, ce n?est pas ça ? C?est ce que j?avais cru comprendre dans ce que vous me disiez. Et vous avez cherché un moyen. Ce moyen, pour être simple M. LEGARET, est la suppression des articles 6 à 9 du délibéré, c?est-à-dire que l?on va maintenir le marché de maîtrise d??uvre et donc autoriser M. BERGER et M. ANZIUTTI à travailler sur leur projet de ?Canopée?.

En revanche, M. BERGER et M. ANZIUTTI ne pourront pas bénéficier de ce qui est prévu aux articles 7, 8 et 9, c?est-à-dire au marché de contrôle technique, c?est bien cela ?

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Oui.

M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint, rapporteur. - Vous confirmez, ainsi qu?au marché de sécurité et protection de la santé, c?est bien cela ? Et enfin au marché sur la sécurité incendie. Honnêtement, Monsieur LEGARET, vous ne pouvez pas demander à M. BERGER et M. ANZIUTTI de travailler sans bureau de contrôle technique, sans une assistance sur la protection de la santé et sans une assistance sur la sécurité incendie. Cela n?est pas très sérieux.

Et Monsieur LEGARET, je vais vous dire, cela est d?autant moins sérieux que ces trois marchés sont par la loi indissociablement liés au marché de maîtrise d?oeuvre. Le marché de contrôle technique - parce que j?ai regardé ce que vous me proposiez pour savoir si après tout vous pouviez avoir raison - qui est prévu dans l?article 7 est rendu obligatoire par l?article L 11123 du Code de la Construction et de l?Habitation.

Le marché sur la sécurité et la protection de la santé est rendu obligatoire par un décret de 1994 et le décret dit même que l?assistance sur la sécurité et la protection de la santé doit intervenir dès la phase APS (avant-projet sommaire). Quant au marché de sécurité incendie, il est rendu obligatoire par un arrêté du 2 février 1993. Ainsi, à supposer, Monsieur LEGARET, que j?ai l?intention de vous faire plaisir, je ne le pourrais pas parce que je suis tenu par des textes juridiques.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Dommage.

M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint, rapporteur. - Et c?est fort dommage. Monsieur LEGARET, j?ai été extrêmement étonné de votre amendement car si vous aviez lu la délibération, notamment l?exposé des motifs à la page 7, vous vous seriez aperçu par exemple que, concernant le deuxième marché, celui de sécurité et de protection de la santé, il est marqué en toutes lettres qu?il est rendu obligatoire par le décret d?application n° 941159 du 26 décembre 1994, décret en Conseil d?Etat.

Vous voyez qu?on ne peut pas séparer les choses, non seulement sur le fond, cela n?aurait rigoureusement aucun sens mais également juridiquement. Vous avez déposé un amendement qui est totalement illégal et c?est la raison pour laquelle je vous demanderai de le retirer.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci, Monsieur CAFFET.

Je mets aux voix, à main levée, le voeu n° 20 avec un avis favorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de voeu est adoptée. (2007, V. 270).

Quel avis de l?Exécutif sur le voeu n° 21 ?

M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint, rapporteur. - Favorable.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le voeu n° 21 déposé par le groupe socialiste et radical de gauche.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de voeu adopté. (2007, V. 269).

Quel est l?avis de l?Exécutif sur le voeu n° 22 ?

M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint, rapporteur. - Favorable.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le voeu n° 22 déposé par le groupe socialiste et radical de gauche.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de voeu est adopté. (2007, V. 270).

Quel est l?avis de l?Exécutif sur l?amendement n° 22 bis du groupe U.M.P. ?

M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint, rapporteur. Défavorable car illégal.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Monsieur LEGARET, on vous a demandé si vous le retiriez.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Juste un mot. D?abord, je n?ai pas pour habitude, comme l?a dit Jean-Pierre CAFFET, de faire de dépôts tardifs, donc je vous prie de m?excuser, j?aurais dû le faire plus tôt. Je ne l?ai pas fait exprès.

Je suis très attentif aux objections de Jean-Pierre CAFFET. Si Jean-Pierre CAFFET peut faire une autre proposition de formulation, permettant d?aller au fond du problème, à savoir que je récuse, aujourd?hui, l?intervention de David MANGIN comme concepteur de l?opération?

J?ai lu attentivement la délibération. J?ai vu que vous aviez réintroduit, dans la délibération, le mot ?carreau?, alors que vous vous étiez engagé, Monsieur CAFFET, vous vous en souvenez certainement, je prends d?autres élus à témoin, lors de la concertation sur le cahier des charges, à ce que le mot ?carreau? ne figure plus. Il n?a pas figuré dans la consultation. Aujourd?hui, comme par hasard, on le voit revenir. Pourquoi ?

C?est pour justifier l?intervention, perpétuellement, de David MANGIN qui, en réalité, n?a plus rien à faire sur ce sujet. C?est cela, le fond de l?amendement.

Peut-être qu?il est juridiquement perfectible, peut-être une autre formulation est possible, peut-être articles obligatoires qu?il faudrait maintenir certains articles obligatoires.

Je voudrais que vous puissiez nous dire, Monsieur CAFFET, vraiment, en répondant à l?appel de bon sens de nombre de riverains, oui, nous avons compris le message, il n?est plus question de laisser M. MANGIN coordonner l?ensemble. Nous avons une équipe d?architectes qui nous semblent être des gens de talent, de compétence et c?est à eux que nous allons faire confiance et c?est avec eux que nous allons travailler. C?est cela, le fond de la question.

Vous avez répondu en éludant le fond de la question et c?est là-dessus que je voulais faire porter mon amendement.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci.

Monsieur Jean-Pierre CAFFET, vous avez la parole.

M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint, rapporteur. - Je n?avais pas compris le sens profond de l?amendement de M. LEGARET. Sauf que cet amendement me demande de supprimer les articles 6 à 9 de la délibération, c?est-à-dire les marchés qui sont absolument indissociables du marché de maîtrise d??uvre de BERGER et ANZIUTTI.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Je supprime le deuxième alinéa et je maintiens les autres.

M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint, rapporteur. - Sur le carreau, puisque vous m?interrogez sur le carreau?

Je suis tenu juridiquement?

Je ne m?affranchis pas de la loi, Monsieur LEGARET, comme vous le faites en supprimant un certain nombre d?articles de ce marché.

Je voudrais vous faire quand même, vous refaire car vous avez la mémoire courte?

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Non.

M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint, rapporteur. - ? l?historique du carreau.

L?A.A.P.C. sur ce concours a été lancé avec le terme ?carreau?. Lors de la concertation, il a été unanimement demandé de recourir le moins possible à ce terme et vous aurez remarqué que dans le cahier des charges on ne parle plus de ?carreau?, mais de forum rénové des Halles.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - On l?a demandé.

M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint, rapporteur. - Et alors ? Vous l?avez obtenu. Mais le terme ?carreau? figure dans titre du concours qui a été utilisé dans l?A.A.P.C. et donc, le terme ?carreau? apparaît une fois. Il sera peut-être remplacé un jour par la ?Canopée?, mais je suis obligé d?utiliser le terme qui figurait dans l?A.A.P.C., et voilà. Mais, c?est une broutille.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - C?est très clair pour tout le monde.

S?agissant de l?amendement n° 22 bis du groupe U.M.P., quel est l?avis de l?Exécutif ?

M. Jean-Pierre CAFFET, adjoint, rapporteur. Evidemment défavorable.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, rapporteur. - Je mets aux voix, à main levée, l?amendement n° 22 bis déposé par le groupe U.M.P.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

L?amendement n° 22 bis est rejeté.

Je mets aux voix le projet de délibération DPA 299 - DU 259.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2007, DPA 299 - DU 259).