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Novembre 2007
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Conseil Municipal
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2007, Vœu déposé par le groupe “Paris Libre” relatif au maintien du statu quo concernant la vitesse sur les voies sur berge.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2007


 

M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Nous passons maintenant à l?examen du v?u n° 105 du groupe ?Paris Libre?.

La parole est à M. GALDIN.

M. Alexandre GALDIN. - Un arrêté préfectoral du 8 octobre prévoit de limiter à 50 kilomètres heure la vitesse sur l?ensemble des voies sur berges afin de faciliter, je cite, ?la cohérence, l?harmonisation et la compréhension des vitesses?.

Seulement, il ne nous est pas démontré que cette mesure aura des conséquences significatives sur la sécurité routière, à laquelle nous sommes très attachés à ?Paris Libre?, en raison de l?absence de vélos et de piétons sur ces voies. C?est vrai que ces voies sont plus assimilées au boulevard périphérique pour nous, considérant que cet axe reste le seul moyen rapide pour les automobiles de traverser Paris d?est en ouest ou d?ouest en est, et qu?il est préférable de fixer des limitations de vitesse plus souples mais respectées, cela nous y tenons également, grâce à des panneaux indicateurs plus nombreux, que de fixer des limitations draconiennes qui, sur ces voies, seront difficilement respectées, en particulier la nuit. Je le voyais ce matin ou hier soir encore : les automobiles sur ces voies roulent à 60, 70 kilomètres heure.

Donc la limitation à 50 aura énormément de mal à être respectée à moins de mettre des radars tous les cents mètres et je pense que l?automobiliste aurait l?impression d?être pris pour une vache à lait, si c?était cela l?objectif de la Ville.

Nous demandons donc que le Maire de Paris demande au Préfet de Police le maintien du statu quo concernant les limitations de vitesse sur les voies sur berges, faute d?éléments d?information sur les effets de cette nouvelle réglementation sur la sécurité routière.

Et qu?on ne s?y méprenne pas, nous sommes attachés à la sécurité routière, nous sommes attachés au vélo et nous sommes attachés à Vélib?.

Merci.

M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Merci.

La parole est au représentant du Préfet de police.

M. LE REPRESENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - Monsieur le Maire, Monsieur le Conseiller, la mise en cohérence des limitations de vitesse sur les tronçons qui présentent des caractéristiques de continuité et d?homogénéité découle d?une instruction gouvernementale suite à de nombreuses études faites sur le territoire français.

Il s?agit d?éviter des ruptures de limitations de vitesse qui ne répondent pas à des critères objectifs de sécurité et qui suscitent l?incompréhension des automobilistes. C?est particulièrement le cas sur les tronçons dans lesquels des radars automatiques sont installés et où des radars embarqués circulent fréquemment. Cette politique a été décidée en 2006 pour éviter de piéger les automobilistes. Et on sait la part importante qu?ont joué les radars automatiques dans la baisse de l?accidentologie.

A Paris, les voies sur berges sont un exemple de ces changements de limitation de vitesse. Il y a des ruptures notamment entre le Pont Charles de Gaulle et Bercy. Et en accord et après consultation de la Ville de Paris, il est apparu souhaitable d?appliquer cette instruction à 50 kilomètres heure sur l?ensemble des voies sur berges.

Je précise qu?une étude menée sur trois ans d?accidentologie sur ces axes a démontré que des accidents avaient été provoqués par de brusques ralentissements. Notamment au quai de Bercy puisqu?il y a une sinuosité des voies, une déclivité et de nombreuses bretelles de sorties et des ralentissements dus au Palais Omnisport de Paris Bercy.

Toutes ces raisons plaident pour une vitesse homogène et c?est la raison pour laquelle le Préfet de police a pris un arrêté en ce sens sur 3 tronçons, à la fois rive droite et rive gauche.

Enfin, par rapport à la vitesse, je précise que, par exemple pour pénétrer dans Paris depuis l?Est, la réduction de 70 à 50 kilomètres/heure ralentit d?à peine une minute le temps de déplacement.

M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Merci.

Monsieur BAUPIN, vous avez la parole.

M. Denis BAUPIN, adjoint. - Oui, c?est pour dire que j?approuve pleinement la mesure prise par la Préfecture de Police et donc j?appellerai à voter contre ce v?u.

Je me suis un peu pincé en écoutant M. GALDIN tout à l?heure quand il nous dit que parce que l?on aurait du mal à faire respecter une règle, il faudrait la modifier.

J?espère le voir sur d?autres dossiers en notre compagnie sur la question des sans-papiers, sur la question des mal logés rue de la Banque où il y a des gardes mobiles, etc. où l?on voit des lois très inadaptées aujourd?hui que l?Etat a beaucoup de mal à faire respecter et qu?en effet, il vaudrait mieux faire changer ces lois.

Donc de ce point de vue, j?espère que ce que vous nous dites aujourd?hui pour la vitesse de circulation automobile, vous le direz sur d?autres sujets. Et puis j?ai noté aussi avec surprise que vous regrettiez qu?il n?y ait pas de cyclistes et de piétons sur les voies sur berges.

Je vous rassure, c?est dans notre projet. Donc j?espère que - c?est d?ailleurs le plan déplacement de Paris - bientôt il y aura des cyclistes et des piétons sur les voies sur berges et sans doute beaucoup moins de voitures.

M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Bien.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u n° 105 déposé par le groupe ?Paris Libre? avec un avis défavorable de l?exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est rejetée.