Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Janvier 1999
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

77 - QOC 99-51 Question de Mme Martine DURLACH, MM. Michel VION, Alain LHOSTIS, Michel TUROMAN et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris au sujet de l'Association des jeunesses musicales de France

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 1999


M. Jean-François LEGARET, adjoint président. - La question suivante de Mme Martine DURLACH, MM. Michel VION, Alain LHOSTIS et Michel TUROMAN à M. le Maire de Paris est au sujet de l'Association des jeunesses musicales de France.
Elle est ainsi rédigée :
" Depuis de très nombreuses années, les activités de l'Association des jeunesses musicales de France permettent à tous les enfants scolarisés à Paris d'assister à des concerts et spectacles éducatifs, d'accéder à une culture vivante et de s'ouvrir ainsi à toutes les musiques.
Le succès des concerts est tel que l'association ne parvient pas à satisfaire l'ensemble de la demande.
Or, depuis maintenant 3 ans, les subventions de la Ville ont diminué de 75 %. Cette décision met en cause la poursuite des activités de l'association au bénéfice des jeunes Parisiens.
Aussi, Mme Martine DURLACH, MM. Michel VION, Alain LHOSTIS, Michel TUROMAN et les membres du groupe communiste demandent-ils à M. le Maire de Paris de bien vouloir leur indiquer les mesures qu'il compte prendre pour redonner à cette association les moyens de développer ses activités en lui octroyant une subvention à la hauteur des besoins. "
Je vous donne la réponse au lieu et place de M. Jean de GAULLE, adjoint.
Depuis 1996 la Ville de Paris reste la seule institution parisienne à verser une participation aux Jeunesses musicales de France conformément à une convention conclue en 1988 et reconduite systématiquement chaque année. Cette participation annuelle était de 250.000 F en 1998.
En temps scolaire, en sus de la participation versée par la ville, les JMF demandent une participation financière des familles qui, fixée de 8 à 12 F dans la convention de 1988 est actuellement de 15 à 20 F par enfant selon les programmes.
Par ailleurs, alors que la participation financière restait stable, les effectifs des élèves des écoles élémentaires participant aux animations JMF en temps scolaire ont chuté de 44,2 % entre 1983-1984 (89.290 enfants) et 1996-97 (48.693 enfants).
En temps périscolaire des spectacles sont achetés pour les centres de loisirs en dehors du cadre conventionnel. Les sommes engagées étaient de 220.500F en 1996-97 soit 8,3 % de plus que 9 ans auparavant alors que pendant la même période la fréquentation des enfants a baissé de 42 %.
Lors de l'examen des comptes d'exploitations des JMF, communiqués conformément à l'article 9 de la convention, on constate une importante diminution des propres recettes de l'association passées de 4.722.700F en 1990-91 à 747.824F en 1994-95.
Par contre pendant la même période les recettes produites par la participation de la direction des affaires scolaires, l'achat de places pour les centres de loisirs et la participation des familles aux concerts en temps scolaire est passée de 932.277F à 1.325.507F.
A ce jour les JMF ne nous ont pas communiqué les comptes d'exploitations des années ultérieures à 1994-1995.
La participation de la Ville est donc restée à un niveau élevé alors que parallèllement on a constaté une diminution du nombre de demandes de participation, diminution due sans doute au manque de renouvellement d'une programmation qui s'inscrit de plus en plus difficilement dans le cadre des programmes d'éducation musicale.