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Janvier 1999
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62 - QOC 99-67 Question de M. Eric ARNAUD et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police sur le ratio des kilomètres de chaussée consacré au stationnement payant

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 1999


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons à la question de M. Eric ARNAUD à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police sur le ratio des kilomètres de chaussées consacrés au stationnement payant.
Elle est ainsi libellée :
" M. le Maire de Paris et M. le Préfet de police peuvent-ils préciser, par arrondissement, le ratio des kilomètres de chaussées consacrées au stationnement payant au regard, d'une part, de la totalité de la voirie et, d'autre part, de la chaussée accueillant un stationnement encore gratuit ?
Peuvent-ils également préciser s'il existe une corrélation entre la délimitation de stationnement payant de surface et les sites de parkings publics ou privés de stationnement ? "
Je vous donne la réponse au lieu et place de M. Bernard PLASAIT, adjoint.
Il vous a été communiqué, dans la fiche annexe, par arrondissement, le linéaire de voie publique, le linéaire équivalent du stationnement licite en considérant que les véhicules sont en ligne et occupent un linéaire de 5 mètres et enfin le linéaire équivalent du stationnement payant.
Il est rappelé que le stationnement peut présenter des configurations variées : stationnement unilatéral ou bilatéral, en long, en épi ou en bataille, sur chaussée et/ou sur contre-allée et/ou sur trottoir aménagé.
Le nombre total de places licites sur voie publique est de 230.000 pour 145.000 places payantes.
Les garages privés sous immeubles représentent 400.000 places, les parcs publics concédés 70.000 places et les garages commerciaux privés 95.000 places.
Le stationnement payant sur voie publique représente 18 % de la capacité totale de stationnement à Paris.
La politique du stationnement doit s'apprécier de façon globale en tenant compte des capacités privées et publiques, de l'adéquation avec la demande et intégrer les besoins induits par l'activité économique. Elle est un élément clef de la stratégie de la maîtrise de la circulation. Les parcs de stationnement privés ou publics sont donc une composante de cette analyse globale au même titre que le stationnement sur voie publique ou de nombreux autres critères. Il n'y a donc pas de corrélation directe uniquement entre ces deux facteurs car l'approche est beaucoup plus large.
La parole est à M. le Préfet de police.
M. LE PRÉFET DE POLICE. - Les éléments de comparaison, par arrondissement, du linéaire affecté au stationnement payant au regard de la totalité de la voirie et, d'autre part, de la chaussée accueillant un stationnement gratuit sont donnés dans les 2 tableaux qui vous ont été transmis.
Le trafic particulièrement dense et les atteintes portées à l'environnement m'ont conduit à mettre en oeuvre, avec la Mairie de Paris, une nouvelle politique des déplacements, qui passe par la réduction de la place de la voiture dans la ville.
Cette politique est notamment fondée sur le développement des transports en commun, des circulations les moins polluantes et l'utilisation de modes de déplacement alternatifs qui impliquent en particulier la création de couloirs à bus en site propre, de pistes cyclables et de voies piétonnes.
La réduction de l'offre de stationnement sur la voie publique et l'extension progressive du stationnement payant s'inscrivent dans le cadre de ces orientations.
En outre, dans la Capitale où la demande de stationnement sur la voie publique est nettement supérieure aux possibilités physiques de l'offre, la politique menée par les instances chargées de la circulation est de favoriser le stationnement hors voirie, pour améliorer la fluidité de la circulation ainsi que la progression et la mise en station des véhicules de secours, en cas de sinistre.