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Avril 2002
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99 - QOC 2002-365 Question de Mme Nicole CATALA à M. le Préfet de police sur l'augmentation de la délinquance dans le 14e arrondissement

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2002


Libellé de la question :
"La délinquance ayant augmenté de 10 % en 2001 par rapport à l'an 2000 dans le 14e arrondissement, Mme Nicole CATALA demande à M. le Préfet de police quels sont les effectifs supplémentaires qu'il a pu accorder à cet arrondissement pour permettre aux forces de police qui y sont affectées de faire face à cette situation.
Elle souhaiterait également savoir comment se répartissent ces forces de police (Brigade anti-criminalité, îlotage, etc.)."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"La comparaison des statistiques établies au terme des années 2000 et 2001 révèle effectivement une augmentation des actes de délinquance de l'ordre de 10 %, dans le 14e arrondissement.
Cette situation a, bien entendu, été prise en compte et des mesures ont été adoptées pour remédier aux difficultés rencontrées dans cette partie de la Capitale.
Parmi elles, j'évoquerai l'opération d'envergure menée le 5 mars dernier dans la cité sensible sise 10, boulevard Brune, dans le cadre d'une action ciblée associant les services territoriaux de la Direction de la Police urbaine de proximité, la 3e Division de police judiciaire et la Direction des Renseignements généraux, ainsi qu'un magistrat désigné par le Procureur de la République.
Cette intervention a donné lieu à l'interpellation de 16 personnes, dont 8 pour vente de produits stupéfiants. Les perquisitions menées ont, par ailleurs, permis la découverte de 1,1 kilogramme de cannabis, 1.920 euros, deux armes, des munitions et une cagoule.
Cette action et la pertinence des mesures arrêtées par les autorités judiciaires (quatre trafiquants placés sous mandat de dépôt et quatre autres placés sous contrôle judiciaire, assorti d'une mesure d'interdiction de séjour et de paraître sur le territoire du 14e arrondissement), ont permis de restaurer une physionomie positive dans cette cité et plus généralement dans ce quartier.
Au-delà de cette mesure spécifique, il convient de souligner les effets très positifs et déjà perceptibles du "plan 1000".
Ce plan de renforcement progressif de la police de quartier engagé en avril 2001 concerne, bien entendu, les effectifs du 14e arrondissement, qui sont en augmentation sensible.
Le nombre de gradés et gardiens y est ainsi passé de 255 au 2 janvier 2001 à 279 un an plus tard.
Cet effort quantitatif s'est doublé de la mise en ?uvre d'une approche totalement nouvelle de l'activité des services, concrétisée par la création des "aires" (aires d'initiative, de responsabilité et d'échanges), qui couvrent l'ensemble de la Capitale.
Le 14e arrondissement est divisé en sept aires, douze fonctionnaires de police étant affectés dans chacune des trois aires les plus importantes, six policiers étant affectés dans chacune des quatre autres aires.
Ces aires constituent de véritables micro-quartiers homogènes, qui ont été définis en tenant compte des bassins de vie et des points de fixation de la délinquance.
Elles permettent de fidéliser des policiers sur des secteurs de dimension réduite, tout en offrant une bonne connaissance et maîtrise du terrain.
Au-delà de leurs missions de patrouille et de contact, ces policiers de quartier prennent également part aux enquêtes judiciaires et administratives locales.
Je précise, par ailleurs, que ce déploiement de la police de quartier, dans la Capitale et en particulier dans le 14e arrondissement, ne s'est pas fait au détriment des autres services des commissariats centraux (les services de voie publique et les services de l'accueil, de la recherche et de l'investigation judiciaire, en particulier), puisque ces derniers ont conservé, voire augmenté, l'ensemble de leurs effectifs.
J'ajoute enfin que, tous corps et grades confondus, l'effectif global du commissariat du 14e arrondissement est à ce jour de 396 fonctionnaires répartis comme suit : 303 au Département de la police de quartier et de la voie publique, chargés d'assurer une présence visible polyvalente ; 51 au Service de l'accueil, de la recherche et de l'investigation judiciaire, dont 35 dans les unités de traitement judiciaire en temps réel et 16 à la Brigade anti-criminalité ; 42 fonctionnaires sont enfin affectés aux services généraux."