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Janvier 1999
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Conseil Municipal
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11 - 1999, DVD 3 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec la société " Sopane " une convention de concession en vue de la modernisation et de l'exploitation du parc de stationnement " Picpus-Nation " (12e)

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 1999


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DVD 3 relatif à une convention de concession en vue de la modernisation et de l'exploitation du parc de stationnement " Picpus-Nation ", dans le 12e.
Je donne la parole à M. REY, et c'est M. PLASAIT qui répondra.
M. Gérard REY. - Monsieur le Maire, merci.
J'interviendrai d'une façon très brève sur ce projet, en notant une nouvelle fois qu'il apparaît nécessaire que la Commission qui s'occupe de la loi dite " SAPIN " puisse être modifiée d'une façon rapide.
Il apparaît en effet à nouveau que 8 sociétés ont soumissionné à l'origine et au final on a 3 propositions qui ont été déposées et 3 propositions émanant des 3 sociétés qui gèrent l'ensemble des parcs, c'est-à-dire qu'on ne sort pas de 3 sociétés qui ont le monopole ou, pourrait-on dire, " le triopole " de la gestion des parkings souterrains de Paris.
Une nouvelle fois, aucune tentative d'ouverture, de multiplication d'intervenants économiques extérieurs ne peut se réaliser.
Parmi ces 3 sociétés qui ont été retenues, c'est une des trois qui a été retenue, c'est-à-dire la filiale de " G.T.M. " qui gère déjà un tiers de la Ville et cela continue !
Sur le fond, il y a une remarque qui peut être faite, c'est que votre politique concernant les parcs souterrains continue et s'aggrave. Dans la convention précédente, 300 places étaient réservées par amodiation, donc réservées au stationnement résidentiel.
Dans cette délibération le nombre de places, tout compris, amodiations, locations, stationnement résidentiel ou autres, est ramené à 150 places, ce qui veut dire qu'à nouveau dans la délibération on s'aperçoit que le stationnement résidentiel, qui favorise l'immobilisation des voitures et donc lutte contre la pollution est à nouveau rejeté. On favorise la partie rotative de ce parc qui est bien évidemment plus rentable pour les sociétés mais qui ne favorise pas la lutte contre l'environnement. C'est au moins pour ces deux raisons que nous allons voter contre.
Merci.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Monsieur Bernard PLASAIT, vous avez la parole pour répondre à M. REY.
M. Bernard PLASAIT, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Oui, Monsieur le Maire, j'ai beaucoup de mal à comprendre cette façon de voir parce que la loi " SAPIN " a été strictement respectée. Il se trouve qu'un certain nombre de sociétés seulement ont répondu. M. REY fait un procès d'intention, parce qu'ont été retenues la " S.A.E.M.E.S. Sopane ", et, " Parc France " qui ne gère qu'un seul parc à Paris. " Sogeparc ", par contre, n'a pas été retenu.
La gestion de ce parc, du point de vue de la tarification, va tout à fait dans le sens souhaité de rendre aussi facile que possible l'utilisation de ces parkings par l'ensemble de la population et s'il n'y a pas davantage de places pour amodiation, c'est parce que les demandes ne sont pas plus nombreuses.
En ce qui concerne les places horaires, les places d'abonnés ou les places d'abonnement résidents, les solutions peuvent être modulées en fonction des demandes. Je voudrais attirer l'attention de M. REY sur le fait qu'il y a, en particulier pour les abonnés résidants, ce qui est particulièrement important et ce qui correspond à une demande très forte, un effort en matière de tarification : le montant annuel est de 4.000 F avec en plus un certain nombre de facilités. Aussi, je crois que contrairement à ce que dit M. REY, tout est fait non seulement pour respecter la loi, mais également pour être aussi équitable et ouvert que possible, afin de rendre service à l'ensemble des usagers des parkings.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je remercie M. PLASAIT.
Avez-vous un mot à rajouter, Monsieur REY ?
M. Gérard REY. - Un mot, j'ai dit qu'il y avait 300 places à usage horaire et abonnés qui étaient amodiés, donc les places amodiées c'était des places qui favorisaient le stationnement résidentiel.
Dans la nouvelle proposition, ne figurent plus que 150 de ces places. Il y a bien une différence. Bien entendu il y a des redevances différentes, mais l'amodiation fait partie d'un élément favorisant le stationnement résidentiel et vous nous ramenez de 300 à 150 places. Donc vous réduisez le volume du parc résidentiel, c'est ce que j'ai dit. Bien entendu, le tarif n'est pas excessif, il est même favorable mais quand vous diminuez le nombre de places, vous arrivez au même résultat.
M. Bernard PLASAIT, adjoint, rapporteur. - Non, Monsieur REY, car le nombre de places amodiées a été diminué, uniquement parce qu'il y avait moins de demandes.
En revanche, par la qualité d'abonné résidant, vous avez la possibilité d'utiliser le parking à des conditions plus intéressantes.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 3.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (1999, DVD 3).