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Janvier 1999
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Conseil Municipal
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97 - QOC 99-8 Question de M. Jean-Pierre BURRIEZ et des membres du groupe " Paris-Libertés " à M. le Préfet de police au sujet du taux d'élucidation des cambriolages à Paris

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 1999


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons à la question de M. Jean-Pierre BURRIEZ à M. le Préfet de police au sujet du taux d'élucidation des cambriolages à Paris.
Je vous en donne lecture :
" M. Jean-Pierre BURRIEZ et les membres du groupe " Paris-Libertés " souhaitent connaître le taux d'élucidation des cambriolages à Paris, arrondissement par arrondissement. "
La parole est à M. le Préfet de police.
M. LE PRÉFET DE POLICE. - Le nombre de cambriolages constatés à Paris est relativement stable : 33.310 en 1997, 34.194 en 1998.
Cette légère progression (+ 2,65 %) concerne les cambriolages commis au préjudice de locaux industriels et commerciaux, alors que les cambriolages de lieux d'habitation (qui représentent 60 % de ces infractions) sont restés stables.
En revanche, je ne dispose pas, à ce jour, des résultats détaillés concernant l'élucidation des divers crimes et délits, tant par catégorie que par arrondissement.
J'ajoute que les statistiques portant sur le taux d'élucidation de ce type de délits, lorsqu'elles sont établies sur le champ, n'ont guère de signification.
En effet, s'agissant en particulier d'infractions comme les cambriolages, dont la nature et le préjudice sont considérablement hétérogènes, les résultats des enquêtes ne peuvent s'apprécier qu'après une période qui peut se révéler très longue. Il n'est pas rare que la Police judiciaire établisse la culpabilité des auteurs d'un cambriolage après plusieurs mois, voire plusieurs années de recherches. Dans un bon nombre de cas, ces recherches peuvent avoir été interrompues et être reprises après la survenance d'un fait nouveau ou d'une information tardive.
A cette difficulté, tenant au délai qui s'écoule entre la commission du délit et l'arrestation de ses auteurs, s'ajoute une particularité liée au caractère souvent professionnel des cambrioleurs.
En effet, les auteurs des cambriolages les mieux préparés sont souvent des malfaiteurs agissant en équipe qui réalisent des séries, parfois nombreuses, de méfaits.
Lorsqu'ils sont interpellés, la Police les défère à l'autorité judiciaire pour un seul fait prouvé, ou un petit nombres de faits. Ainsi, malgré l'intime conviction des enquêteurs, un grand nombre de cambriolages ne pourront jamais être officiellement déclarés comme élucidés, alors même que leurs auteurs ont été mis hors d'état de nuire.
Enfin, dans un certain nombre de cas, les biens dérobés sont retrouvés chez un receleur et restitués à leur légitime propriétaire sans qu'il soit possible de remonter aux cambrioleurs et donc d'élucider officiellement le délit constaté.