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Janvier 1999
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Conseil Municipal
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20 - I - Question d'actualité du groupe communiste à M. le Maire de Paris sur la situation des personnels, particulièrement du service social de la 20e section du C.A.S., face à l'augmentation importante de l'activité

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 1999

Nous prenons tout d'abord la question d'actualité du groupe communiste sur la situation des personnels particulièrement du service social de la 20e section du C.A.S., face à l'augmentation importante de l'activité.
M. MANSAT, vous avez la parole.
M. Pierre MANSAT. - Monsieur le Maire, l'activité de la 20e section du C.A.S. a augmenté de 5 % en 1998, après la hausse de 7 % en 1997. Cette progression de l'activité sur le long cours est ressentie dans toutes les sections du C.A.S.-V.P.
Cette augmentation touche l'aide médicale, les prestations familiales et le service social. Elle se traduit par une augmentation importante de la charge de travail du personnel, tant du point de vue du nombre que de la complexité des dossiers, ce personnel ayant également à gérer les situations de détresse et d'agressivité.
En 1996, la file active d'une assistante sociale de la 20e section était en moyenne de 120 dossiers. Elle est passée à 149 en 1998 avec, dans certains secteurs, des pointes à 200-210.
Le personnel du service social, assistantes sociales et secrétaires, demande une adaptation des postes pour faire face à cette augmentation et afin d'assurer un service de qualité. Il revendique donc 5 postes d'assistante sociale et 2 postes de secrétaire médicale.
Après un premier refus, il a été répondu à cette demande qu'ils devaient organiser différemment leur travail et définir des priorités. On sait ce que cela signifie : l'abandon d'actes et d'actions sociales dans le traitement des dossiers.
Ensuite, il a été promis la création d'un poste d'assistante sociale et d'un poste de secrétaire qui seraient financés par la D.A.S.E.S. On se demande bien comment puisque aucune création de poste n'est prévu en 1999 à la D.A.S.E.S.
Et puis, la semaine dernière, le personnel du service social du C.A.S. 20e a observé à l'unanimité une grève, mais il s'est heurté aux grilles du C.A.S. qui sont restées closes.
Vos déclarations sont nombreuses concernant tant le service social de la Ville que le personnel et l'attention que vous prétendez lui porter. Il faut donc mettre vos actes en accord avec ces déclarations : accepter des négociations sérieuses et répondre positivement à la demande unanime de ces personnels de la 20e section mais aussi de l'ensemble des sections du C.A.S.
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs des groupes communiste, socialiste, et Mouvement des citoyens).
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je donne la parole à Marie-Thérèse HERMANGE pour répondre à M. MANSAT.
Mme Marie-Thérèse HERMANGE, adjoint. - C'est une vraie question, c'est la raison pour laquelle nous avons reçu, contrairement à ce que vous dites, à trois reprises différentes, les représentants du Centre d'action sociale. Nous les aurions bien reçus une quatrième fois, y compris à l'Hôtel-de-Ville, si cela n'avait été sous la pression des médias, car c'est un peu inacceptable de procéder de cette façon-là.
Toujours est-il qu'il y a eu une réforme dans le 20e arrondissement, il y a quelques années, qui concernait à la fois le Centre d'action sociale et la D.A.S.E.S. puisqu'il avait été décidé que les représentants du Centre d'action sociale et ceux de la Direction de l'Action sociale travailleraient ensemble d'un commun accord.
Depuis 1996, nous avons effectivement constaté une progression de l'activité du secteur social qui se conjugue avec un accroissement du niveau de complexité des situations rencontrées, notamment du fait de la dislocation du lien social à Paris comme ailleurs.
C'est la raison pour laquelle, conscients de cette problématique, contrairement à ce que vous dites, nous avons d'ores et déjà affecté une assistante sociale et une secrétaire supplémentaires au Centre d'action sociale du 20e arrondissement.
Si cette mesure répond à la situation actuelle, elle doit être néanmoins poursuivie par une réflexion sur l'organisation des services sociaux de l'arrondissement. En effet, il convient de vérifier que la sectorisation mise en place en 1996 reste pertinente, et à cet égard je ne manquerai pas, comme je l'ai promis au Conseil d'administration du Centre d'action sociale, de faire le bilan de cette action puisque cette politique vraisemblablement sera étendue, mais de façon modulée, en s'adaptant à chaque arrondissement, au cas de chaque section du Centre d'action sociale.
J'indique, par ailleurs, que je me rendrai prochainement dans le 20e arrondissement pour apprécier la situation de la polyvalence sociale sur cet arrondissement.
Je vous remercie, Monsieur le Maire.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Merci, Madame HERMANGE.