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Janvier 1999
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Conseil Municipal
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29 - 1998, PJEV 63 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres pour l'exécution de travaux de restauration de murs d'enceinte dans les cimetières parisiens

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 1999


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Mes chers collègues, nous passons au projet de délibération PJEV 63 qui concerne l'exécution de travaux de restauration de murs d'enceinte dans les cimetières parisiens.
Je donne la parole à Mme SCHNEITER.
Mme Laure SCHNEITER. - Monsieur le Maire, vous vous apprêtez à faire restaurer les murs des cimetières parisiens. A certains endroits, la reconstruction de portions entières de mur est prévue.
Les cimetières parisiens, surtout dans leur partie ancienne, sont de véritables jardins avec de grands beaux arbres. Pourquoi ne pas profiter de ces réfections pour percer, de loin en loin, des ouvertures dans ces murs ?
Des grilles ont ainsi été installées le long des murs des jardins de certains ministères.
Au lieu des interminables murs gris et parfois sinistres des cimetières parisiens, de tels aménagements changeraient totalement l'aspect des rues qui les bordent, permettant d'offrir aux passants de la rue des " échappées " sur un espace verdoyant, tout en préservant la tranquillité à l'intérieur des cimetières.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je donne la parole à Mme MACÉ de LÉPINAY pour répondre en lieu et place de Mme de PANAFIEU à Mme SCHNEITER.
Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY, adjoint, au lieu et place de Mme Françoise de PANAFIEU, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Merci, Monsieur le Maire.
Madame SCHNEITER, les murs qui entourent les cimetières remplissent deux fonctions que ne rempliraient pas ou mal des grilles ou des grillages.
En effet, une des fonctions, c'est d'épargner aux gens qui passent aux alentours du cimetière la vue des sépultures. De tout temps, certaines personnes sont en effet effrayées et plongées dans la tristesse par la mort et ses signes, et peut-être seraient-elles gênées de voir des alignements de tombes. Certes nos cimetières sont des jardins comme vous le dites, mais ils comportent aussi un certain nombre de sépultures, et cela pourrait peut-être gêner un certain nombre de personnes.
La deuxième fonction est de protéger les individus et les familles qui viennent s'incliner sur la tombe d'un proche, des bruits et de l'agitation qu'il peut y avoir autour des cimetières en milieu urbain, et de favoriser le recueillement.
Je pense que, dans ces conditions, la proposition que vous faites, Madame SCHNEITER, n'est pas opportune.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Mme SCHNEITER pour un mot d'explication.
Mme Laure SCHNEITER. - Je crois simplement que Mme MACÉ de LÉPINAY n'a pas écouté ce que j'ai dit. Il n'est pas question de remplacer les murs par des grillages, il est question de percer les murs de loin en loin à des endroits, effectivement, où on ne voit pas les tombes, pour avoir juste des échappées sur la verdure. Il n'est pas question d'offrir à la rue une vue sur les tombes, il est question de donner la vue sur des coins de verdure, comme c'est pratiqué dans beaucoup de pays, et notamment nordiques.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Chacun ayant pu s'exprimer, je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération PJEV 63.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (1998, PJEV 63).
Je vous remercie.