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Janvier 1999
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Conseil Municipal
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65 - QOC 99-70 Question de M. Pierre CASTAGNOU et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris au sujet du terrain municipal situé 183-185, rue Vercingétorix (14e)

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 1999


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - La question suivante, de M. Pierre CASTAGNOU à M. le Maire de Paris, est au sujet du terrain municipal situé 183-185, rue Vercingétorix.
En voici les termes :
" Le terrain municipal situé 183-185, rue Vercingétorix (14e) est libre depuis plusieurs mois, notamment à la suite de la démolition de baraques préfabriquées et depuis longtemps désaffectées.
La question de son utilisation se pose.
Lors de contacts établis aussi bien avec la Mairie du 14e arrondissement qu'avec la Mairie de Paris, il serait envisagé de destiner ce terrain à un usage social collectif ou associatif.
La fermeture de " Notre maison ", rue Olivier-Noyer, a mis gravement en lumière le manque, fortement ressenti par la population, de locaux associatifs, notamment dans le secteur sensible de Plaisance, réclamés par de nombreuses associations de ce quartier et nécessaires à son animation.
M. Pierre CASTAGNOU et les membres du groupe socialiste et apparentés demandent à M. le Maire de Paris de bien vouloir leur préciser :
1°) les projets de la Ville quant à l'utilisation de ce terrain, afin de répondre aux besoins en équipements de proximité et d'animation ;
2°) les modalités de concertation que la Ville entend engager avec la ou les associations ayant déjà présenté - ce qui est le cas - un projet, et celles ayant exprimé le besoin de locaux pour y exercer leurs activités. "
M. Pierre CASTAGNOU. - Je souhaite entendre la réponse.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je vais vous donner connaissance de la réponse.
Les auteurs de la question font le constat que le terrain municipal situé 183, rue Vercingétorix est libre et posent la question de son utilisation, eu égard notamment au manque de locaux associatifs dans le secteur sensible de Plaisance en particulier.
Le terrain municipal en question est contigu au groupe scolaire de la rue Maurice-Rouvier.
Il avait été acquis en 1957 par voie d'expropriation en vue de l'agrandissement du groupe scolaire précité mais la Direction des Affaires scolaires n'en a plus l'usage aujourd'hui pour satisfaire les besoins du secteur en matière de locaux scolaires.
Toutefois, les responsables de cette situation se situent au niveau de l'Etat, les locaux jusqu'alors occupés par l'association ayant été rachetés par l'Institut national de recherche et de sécurité (I.N.R.S.) pour les transformer en bureaux, avec l'accord du Préfet.
Pour sa part, la Mairie de Paris n'a de cesse de trouver une solution négociée permettant à chacune des parties de prendre ses responsabilités et de trouver une issue favorable aux intérêts des habitants du 14e arrondissement.
Monsieur CASTAGNOU, vous avez la parole.
M. Pierre CASTAGNOU. - Monsieur le Maire, je n'ai pas très bien compris le sens de votre réponse, parce que, moi, je vous interroge sur l'usage de ce terrain municipal qui est actuellement inutilisé rue Vercingétorix et, vous, vous m'emmenez rue Olivier-Noyer, dans une autre partie de l'arrondissement !
Moi, je ne vous interroge pas sur la rue Olivier-Noyer ! Vous n'avez pas pris vos responsabilités à ce moment-là, très bien. Mais là, vous avez à prendre vos responsabilités, parce que le terrain, il existe, il vous appartient, il est en friche, il y a des projets qui sont présentés par des associations, il n'y a plus de locaux associatifs dans le 14e arrondissement, alors profitez-en, c'est une merveilleuse opportunité pour vous, mais ne me répondez pas à côté... sauf si vous ne voulez pas me répondre !
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je ne sais pas si vous avez bien écouté la réponse. Je vous ai simplement rappelé qu'en 1957 ce terrain avait été acquis par voie d'expropriation. Vous savez qu'une expropriation a, en général, un objet. L'expropriation avait pour objet l'agrandissement du groupe scolaire. Le motif de cette expropriation, apparemment, aujourd'hui n'est plus valable. Donc, il vous a été répondu que la Ville était en train de rechercher une solution pour utiliser intelligemment cette parcelle.
M. Pierre CASTAGNOU. - Vous me répondez à côté, mais je ne suis pas trop surpris parce que je sais que ce sont des sujets qui vous embarrassent.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Non, cela ne m'embarrasse nullement.