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Janvier 1999
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71 - QOC 99-45 Question de M. Henri MALBERG et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris au sujet de l'édification d'un mémorial dédié aux Parisiens morts pour la France en Afrique du Nord, au cimetière du Père-Lachaise

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 1999


M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - La question suivante de M. Henri MALBERG à M. le Maire de Paris est au sujet de l'édification d'un mémorial dédié aux Parisiens morts pour la France en Afrique du Nord, au cimetière du Père-Lachaise.
Elle est ainsi intitulée :
" Lors de la séance budgétaire du Conseil de Paris, M. Henri MALBERG et les membres du groupe communiste avaient proposé un amendement consacré au vote d'un crédit d'étude quant à l'érection au cimetière du Père-Lachaise d'un mémorial dédié aux 670 militaires parisiens morts pour la France en Afrique du Nord, de 1952 à 1962.
L'adjoint au Maire chargé des Finances a répondu qu'il préférait, avant de prendre cette décision, s'assurer de l'opinion favorable de l'ensemble des anciens combattants de cette guerre.
M. Henri MALBERG et les membres du groupe communiste précisent que cette demande est portée depuis plusieurs années par la F.N.A.C.A. qui est une organisation représentative des anciens combattants dans toute leur diversité politique, confessionnelle et morale.
Il est vrai que, depuis longtemps déjà, M. le Maire de Paris refuse de fait toute rencontre avec cette association. Toute la France, les municipalités, toutes tendances confondues, ont rencontré et travaillé avec la F.N.A.C.A. Ce serait également souhaitable à Paris.
Il est bien légitime que ces hommes souhaitent célébrer la mémoire de leurs compagnons. M. Henri MALBERG ajoute également que de nombreuses autres associations d'anciens combattants revendiquent, tant au plan national qu'au plan départemental, l'érection d'un mémorial pour honorer la mémoire de ces jeunes qui sont morts pour leur pays. On peut citer, par exemple, l'Association républicaine des anciens combattants, la Fédération nationale des combattants, prisonniers de guerre et combattants d'Algérie, Tunisie, Maroc et l'Union nationale des combattants.
C'est pourquoi M. Henri MALBERG et les membres du groupe communiste souhaitent que M. le Maire de Paris puisse enfin accepter de rencontrer la F.N.A.C.A. comme elle le souhaite et qu'il envisage d'insérer ce crédit d'étude lors du collectif budgétaire qui sera présenté en juillet prochain. "
Je vous donne la réponse au lieu et place de M. Manuel DIAZ, adjoint.
Il convient de souligner en premier lieu que la Ville de Paris a contribué en 1996 à la réalisation d'un premier monument destiné à commémorer le souvenir des victimes civiles et militaires des conflits en Afrique du Nord, installé dans le parc de la Butte-du-Chapeau-Rouge dans le 19e arrondissement.
Par ailleurs, le Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants a saisi le Maire de Paris au mois de juillet 1998 d'un projet de mémorial national en souvenir des soldats " morts pour la France en Algérie " qui devait être érigé dans la Capitale.
Le Maire de Paris a fait connaître l'intérêt de principe qu'il porte à cette initiative et se propose de rencontrer le Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants et les responsables des associations concernées afin de convenir des modalités relatives à l'érection de ce mémorial et de son lieu d'implantation.