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Novembre 1995
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39 - QOC 95-207 Question de MM. Bertrand BRET, Michel CHARZAT et des membres du groupe socialiste à M. le Maire de Paris sur le devenir des terrains situés 117, rue de Ménilmontant (20e).

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 1995



Libellé de la question :
"MM. Bertrand BRET, Michel CHARZAT et les membres du groupe socialiste attirent l'attention de M. le Maire de Paris sur le devenir du site, 117, rue de Ménilmontant (20e).
Ce site, formant angle entre les rues de Ménilmontant et des Pyrénées, se compose de plusieurs bâtiments anciens et récents dont l'un- le pavillon carré de Beaudoin- datant du 18e siècle, est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Il comprend également un important E.V.I.P.
Propriété de la Compagnie des Filles de la Charité, ce site accueille les activités de deux associations indépendantes, "l'Association des groupements éducatifs" et le "Foyer des jeunes de Ménilmontant" qui ont pour mission d'apporter aide et secours aux jeunes en difficulté.
Ce site a longtemps hébergé un orphelinat dirigé par les Soeurs de la Congrégation.
Aujourd'hui, ces deux associations, subventionnées et suivies par la Ville de Paris, abritent plus de 130 jeunes et emploient près de 100 salariés.
Le "Foyer des jeunes de Ménilmontant" constitue, avec 50 jeunes en internat et 35 pré-majeurs en chambres individuelles dans le 20e arrondissement, à lui seul le plus gros foyer d'adolescents sur Paris.
Désireuses d'accentuer leur mission à l'étranger, les Soeurs de la Congrégation ont décidé de vendre le terrain. Contre toute attente, la Ville de Paris semble décidée à ne pas préempter et la D.A.S.E.S. envisagerait même de ne pas apporter le concours financier dont auraient besoin les responsables des deux associations pour poursuivre leurs activités.
Un promoteur privé, la société "GEPA", serait intéressé par la reprise du terrain et envisagerait la destruction des bâtiments pour une opération immobilière de prestige.
Une telle opération signifierait la fin d'un des principaux centres d'accueil des jeunes en difficulté de Paris et la disparition d'un lieu de mémoire du 20e arrondissement.
Aussi, MM. Bertrand BRET, Michel CHARZAT et les membres du groupe socialiste demandent-ils à M. le Maire de Paris de bien vouloir leur préciser les dispositions qu'il entend prendre afin d'assurer la préservation du site et le maintien de sa vocation sociale."
Réponse (M. Michel BULTÉ, adjoint) :
"La Compagnie des Filles de la Charité est effectivement propriétaire de l'immeuble 117-121, rue de Ménilmontant, 301-303, rue des Pyrénées à Paris 20e.
Sur cette parcelle de 6.879 mètres carrés sont implantés divers bâtiments à usage de foyers pour enfants et adolescents gérés par 2 associations :
- le centre éducatif, qui accueille environ 70 Parisiens de 6 à 13 ans, est géré par l'Association des groupements éducatifs, association contrôlée de fait par le Département de Paris ;
- l'autre structure, qui accueille environ une cinquantaine de jeunes de 15 à 20 ans, est gérée par l'Association du foyer des jeunes de Ménilmontant, association proche de la Congrégation.
La plupart des bâtiments sont en état d'entretien moyen, voire mauvais. Les établissements sont maintenant inadaptés à leur fonction. Des travaux importants de remise en état et de restructuration seraient nécessaires si les occupations actuelles devaient être pérennisées.
Depuis plusieurs années, la Congrégation désire vendre cet ensemble immobilier et dans cette perspective a successivement négocié avec plusieurs promoteurs.
Elle est effectivement parvenue à un accord avec la société "GEPA" qui projette de réaliser à l'adresse une opération de promotion immobilière.
Le prix auquel la Congrégation et la société sont parvenues à un accord était trop élevé pour que la Ville puisse envisager de préempter, d'autant plus que, comme il a été indiqué précédemment, la collectivité aurait dû financer directement ou indirectement la remise en état et la restructuration des lieux voire la reconstruction des foyers.
Aussi a-t-il été décidé de privilégier une solution de négociations avec le promoteur en vue de la reconstitution des équipements dans le cadre de son opération. Ces négociations sont actuellement menées avec le promoteur par les services de l'Action sanitaire de l'Enfance et de la Santé tant sur le programme des équipements que sur le montage juridique et financier de leur réalisation.
En tout état de cause, cette opération sera soumise aux contraintes de permis de démolir et de construire, le projet devant outre recueillir l'accord de l'Architecte des Bâtiments de France, respecter l'unité et l'intégrité de l'EVIP de 1.500 mètres carrés qui grève la parcelle en bordure de la rue des Pyrénées et mettre en valeur le pavillon Pompadour inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques."