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47 - 2002, DVD 232 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres pour l'assistance à la maîtrise d'ouvrage pour l'élaboration des plans d'extension du stationnement payant

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2002


M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Nous passons maintenant au projet de délibération DVD 232 qui autorise M. le Maire de Paris à signer un marché sur appel d'offres pour l'assistance à la maîtrise d'ouvrage pour l'élaboration des plans d'extension du stationnement payant.
M. COUMET doit intervenir, M. BERTHAULT ensuite et c'est M. BAUPIN qui leur répondra.
Monsieur COUMET, vous avez la parole.
M. Jérôme COUMET. - Je vais essayer de le faire rapidement à cette heure-ci.
Ce projet de délibération doit nous permettre d'affiner la visibilité de l'état des places de stationnement et d'accompagner la généralisation du stationnement payant. Elle va dans le bon sens et est donc positive.
J'en profite pour attirer notre attention sur les difficultés que nous avons constatées ces dernières semaines lors des premières mises en place. Cela concerne les problèmes liés au calibrage pompiers plus particulièrement.
J'ai été, en tant qu'adjoint à la voirie, destinataire d'une missive de la Préfecture de police m'invitant à remettre aux normes quelques dizaines de voies du 13ème, excusez du peu ! C'est donc un problème qui va se généraliser à l'échelle parisienne et qui va poser des difficultés.
Je passe sur le caractère un peu formel, car la mise en place du stationnement latéral au lieu du bilatéral n'empêche pas un certain nombre de véhicules de stationner des deux côtés de la rue, mais j'attire notre attention sur la nécessité d'une information spécifique sur ces voies quand il y a la mise en place du stationnement pour expliquer aux riverains ce qui se passe, faire comprendre cette contrainte lourde et éviter tout quiproquo.
Ensuite j'aimerais que nous regardions rue par rue ce que cela induit en termes de vitesse des véhicules puisque la suppression d'une rangée de stationnement engendre souvent une chaussée trop large et donc mécaniquement une accélération des véhicules dans ces mêmes rues.
Nous sommes interpellés assez régulièrement par les riverains sur la nécessité soit de recalibrer les voies, ce qui est lourd et coûteux, mais plus modestement il pourrait s'agir de réaménager a minima certains carrefours avec implantation d'oreilles, afin d'éviter cette dérive.
Je souhaite que cette question soit posée dès maintenant pour nous permettre de préparer dans de bonnes conditions le budget 2004.
M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci pour cette intervention courte mais précise.
Je donne la parole à M. BERTHAULT qui est aussi un modèle de concision.
M. Jean-Didier BERTHAULT. - Mon intervention sera concise également.
L'objectif est ici d'étendre sur l'ensemble de Paris le stationnement payant.
L'exposé des motifs commence par "la maîtrise du stationnement est un facteur de gestion des déplacements en raison notamment de son impact direct sur les flux de circulation" point de vue que je partage.
Peut-être moins évidente l'idée selon laquelle l'extension du stationnement payant "favoriserait l'utilisation des transports en commun et des circulations douces".
Vous le savez, je n'ai aucun a priori contre cette politique d'extension, mais dans la mesure où l'on trouve des solutions acceptables pour les résidents. Je n'utiliserais pas les arguments de l'opposition d'hier (j'ai relu les débats) qui y voyait les mesures de rentabilisation des parcs de stationnement nouvellement créés ou celle de pré-fourrières ou fourrières du Nord de Paris.
Je ne revendiquerai pas non plus des mesures démagogiques tendant à maintenir certaines voies gratuites dans les quartiers populaires ; elles servent de garages aux véhicules des communes limitrophes et les voitures ventouses y sont nombreuses.
En revanche, je m'étonne que ce projet ne soit pas précédé d'un bilan de l'existant. Nous devrions connaître le taux de respect, l'efficacité du contrôle et de la répression. L'année dernière, vous avez mis le stationnement résidentiel à 0,5 euro par jour décision que j'ai approuvée. Peut-on savoir si cette mesure a contribué à réellement inciter les Parisiens à laisser leur véhicule et à emprunter les transports en commun ?
M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Monsieur BERTHAULT, quelle concision, effectivement.
M. BAUPIN va répondre à M. COUMET et à M. BERTHAULT.
M. Denis BAUPIN, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Ce projet de délibération entre dans le cadre de la politique décidée par la Municipalité qui consiste à privilégier le stationnement résidentiel.
C'est pourquoi nous avons en 2002 baissé ce tarif en le passant à 10 euros par mois.
La poursuite de ce programme c'est l'extension du nombre de places de stationnement résidentiel et la transformation des places gratuites principalement dans les arrondissements périphériques en places de stationnement a priori résidentiel.
C'est donc le cadre de ce projet de délibération et du programme que nous mettons en ?uvre en coordination totale avec les maires d'arrondissements qui tous ont approuvé cette logique, quelle que soit leur couleur politique.
Pour répondre aux 2 interventions, à celle de M. BERTHAULT, je dirai qu'aujourd'hui nous sommes bien en difficulté pour indiquer quels sont les taux de respect en matière de stationnement. Dans une période où nous avons malheureusement dû faire face à la période de pré-élection présidentielle et d'amnistie. Les principaux candidats n'ont pas pris des engagements que pourtant notre Conseil de Paris à l'unanimité les avait invités à prendre c'est-à-dire à renoncer à toute amnistie en matière d'infractions au Code de la route notamment à la réglementation sur le stationnement. Ainsi avec une telle incitation aux infractions et à l'immunité pour ceux qui ne respectaient pas la réglementation, il était évident que nos concitoyens même les plus civiques étaient incités à ne plus payer le stationnement. Nous sommes donc dans l'incapacité d'avoir suffisamment de mois de recul pour disposer de statistiques fiables.
Dès que nous aurons des chiffres sur une période suffisamment longue, nous les indiquerons au Conseil de Paris.
Il semble toutefois, d'après les éléments que nous pouvons mesurer dans les parkings publics et non pas sur la voirie, grâce aux chiffres recueillis par la S.A.E.M.E.S. ou par son principal concurrent, VINCI, qu'il y ait une évolution dans le comportement de nos concitoyens automobilistes. En effet, la part du stationnement rotatif dans ces parkings est en diminution et la part du stationnement sur abonnement notamment résidentiel augmente progressivement.
Il y a donc réellement une mutation qui est en train de se faire ; elle reste pour l'instant modeste de l'ordre de 5 % mais on constate une évolution qui est quand même significative et intéressante.
M. COUMET soulève la difficulté que nous pose un autre élément qui vient souvent en coordination avec le passage en stationnement résidentiel qui est le respect des normes pompiers.
De ce point de vue, nous avons été saisis par la Préfecture de police d'un programme de mise aux normes de rues dans Paris d'après lequel près de 5.000 places de stationnement devraient être supprimées dans les différentes rues de la Capitale pour mettre ces rues aux normes pompiers.
L'objectif en tant que tel n'est pas contestable même si certains pourraient être surpris que tout à coup on découvre cette contrainte, quelques mois après le transfert de compétences de la Préfecture de police à la Ville de Paris. Mais la responsabilité qui nous incombe aux uns et aux autres en matière de respect des contraintes de la Préfecture de police et notamment de la B.S.P.P. s'impose à nous tous.
J'ai adressé cette liste de rues concernées à l'ensemble des 20 maires d'arrondissement qui m'ont fait part les uns et les autres de leurs remarques. Nous sommes en train d'analyser ces remarques de façon à regarder comment nous pourrons mettre en place le dispositif.
Certains maires nous disent que c'est une contrainte nécessaire puisque c'est pour la sécurité de nos concitoyens. D'autres maires, toutes couleurs politiques confondues, nous disent qu'il n'est pas envisageable de supprimer autant de places de stationnement.
Nous allons regarder si des mesures d'accompagnement sont possibles pour éviter que cela entraîne une suppression trop importante de places de stationnement. Nous allons étudier le passage de places de stationnement jusque là uniquement réservées aux rotatifs, en places de stationnement mixtes afin de compenser au moins partiellement cette suppression de places de stationnement.
M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Monsieur BAUPIN.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 232.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2002, DVD 232).