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Decembre 2002
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23 - 2002, SG 53 - Subvention de fonctionnement à l'association "Assemblée des femmes" (14e) pour la réalisation de l'exposition "Les chemins de la parité". - Montant : 12.000 euros

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2002


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération SG 53 relatif à l'attribution d'une subvention de fonctionnement à l'association "Assemblée des femmes" et je donne la parole à Mme Cécile RENSON.
Mme Cécile RENSON. - Merci, Monsieur le Maire.
Monsieur le Maire, mes chers collègues, par la délibération SG 53, la Ville de Paris s'apprête à subventionner, avec l'argent des Parisiens, une association politique de femmes socialistes et l'exposition "Les chemins de la parité" n'est qu'un alibi. En effet, si l'on en juge par la majorité de ses ressources, l'association "Assemblée des femmes" est affiliée au parti socialiste et ce n'est pas la personnalité de la présidente, Yvette ROUDY, que je mets ici en cause.
Il apparaît sur le compte de résultat que trois subventions ont aidé l'association "Assemblée des femmes" : une de 40.000 F octroyée par Nicole PERY et le Secrétariat d'Etat du Droit des femmes ; une autre de 30.000 F octroyée par Alain CLAIES et Michèle SABBAN pour le parti socialiste ; la troisième de 4.000 F, par la Fédération de Normandie du parti socialiste, l'objet de ces subventions étant de financer l'université d'été de l'association.
Or que s'est-il passé à l'université d'été de Floirac, les 27 et 28 août 2002 ?
Je cite le compte rendu donné par Mme Yvette ROUDY : "Près de 300 femmes de gauche, principalement des socialistes, se sont réunies. Six motions ont été proposées à la discussion et portées à l'université d'été du parti socialiste à La Rochelle par les députées présentes à Floirac".
Alors de deux choses l'une, ou la Ville de Paris subventionne toutes les associations féminines qui ont pour objet de promouvoir et de défendre la parité et, dans un souci de neutralité, je demande que l'association que je préside "Femme Avenir", crée à l'instigation du Général de Gaulle pour assurer la promotion des femmes, bénéficie des mêmes largesses que l'"Assemblée des femmes", quitte à proposer une exposition sur l'ordonnance qui a octroyé le droit de vote aux femmes, sur le parcours de Melle Natifa SID CARA, Secrétaire d'Etat auprès de Michel DEBRÉ, ou celui de Marie-Madeleine DIENESCH ou encore Simone VEIL, ou bien il s'agit d'une man?uvre dissimulée pour qu'une des dernières collectivités publiques gérées par les socialistes fasse fonctionner ce qui reste de leur mouvement et je dénonce publiquement ce qui, à mes yeux, ressemble à un détournement de fonds publics au profit d'un parti politique.
Nous voterons donc contre cette subvention.
(Applaudissements sur les bancs du groupe U.M.P.).
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Mme Anne HIDALGO a la parole pour répondre.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, au nom de la 1ère Commission. - Merci.
Nous renouons avec le sens de la mesure qui est celui de Mme RENSON. Je vais répondre avec mon propre sens de la mesure à cette intervention, en donnant des faits.
L'"Assemblée des femmes" est une association féministe créée par Yvette ROUDY, qui regroupe des femmes de tous bords politiques, de gauche comme de droite, qui milite pour la parité, qui s'est créée d'ailleurs pour défendre la parité.
Le projet de délibération qui nous est soumis vise notamment à aider au financement d'une exposition qui serait proposée aux maires d'arrondissement volontaires pour l'accueillir.
Monsieur LEBEL, si vous voulez l'accueillir, et même l'inaugurer, ce sera avec plaisir que nous le ferons en mairie du 8e.
C'est donc une association tout à fait sérieuse, qui ?uvre pour la cause de l'égalité entre les femmes et les hommes, notamment dans le champ politique, mais pas uniquement, comme beaucoup d'autres associations.
Pour ma part, et en ce qui concerne notamment l'Observatoire de l'égalité, qui a été mis en place sous l'égide du Secrétariat général de la Ville, nous recevons des demandes de subvention d'associations très différentes. Vous savez, la loi de 1901, fort heureusement, garantit l'indépendance des associations et nous n'avons pas pour habitude de les instrumentaliser.
Donc, toutes les associations qui ont des projets en lien avec la vie des Parisiennes et des Parisiens sont les bienvenues. Dès lors que nous avons une demande, nous l'examinons et si cela entre dans le cadre de la légalité et dans le cadre des subventions que nous pouvons attribuer, il n'y a pas de problème.
Madame RENSON, si vous avez un projet parisien à faire valoir, je serai ravie de l'examiner.
Je n'ai rien d'autre à ajouter.
Mme Cécile RENSON. - Vous n'avez pas répondu.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, rapporteur. - C'est un projet pour l'accès des Parisiennes et des Parisiens à l'égalité, notamment dans le champ politique.
Merci.
Mme Cécile RENSON. - Vous ne répondez pas !
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération SG 53.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté...
(Protestations sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).
M. François LEBEL, maire du 8e arrondissement. - On compte !
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - On compte, si vous voulez.
Qui est pour ?
25.
Qui est contre ?
23.
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2002, SG 53).
(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche, du Mouvement des citoyens, communiste et "Les Verts").