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Decembre 2002
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78 - 2002, DASCO 104 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres pour la fourniture et la livraison de lait aux enfants des écoles maternelles et de leurs centres de loisirs pour 2003

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2002


M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Mes chers collègues, nous passons au projet de délibération DASCO 104 concernant une autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres pour la fourniture et la livraison de lait aux enfants des écoles maternelles et de leurs centres de loisirs pour 2003.
Je donne la parole à M. GAREL.
M. Sylvain GAREL. - Merci, Monsieur le Maire.
Bien sûr, nous nous réjouissons de cette proposition de l'Exécutif qui vient après un v?u que nous avions déposé cet automne, pour que le lait, servi dans les crèches et les centres de loisir de la Ville, soit issu de l'agriculture biologique, car même si ce qui nous est proposé aujourd'hui n'est qu'un passage progressif, nous pensons que ce v?u va dans la bonne voie.
Notre demande est d'autant plus pressante dans ce domaine que dans le cas des produits laitiers et du lait en premier lieu, il y a actuellement une surproduction de lait biologique et donc une facilité d'accès à cette matière première, à des coûts très proches du lait issu de l'agriculture traditionnelle.
Pourquoi voulons-nous du biologique dans certaines cantines scolaires ?
Je vais me répéter pour un certain nombre de personnes, surtout à droite de l'hémicycle, qui n'ont pas tout à fait compris pourquoi le biologique est un avantage non seulement pour les enfants des écoles parisienne mais aussi pour notre agriculture et notre environnement : par ces méthodes et ces techniques rassemblées dans les cahiers des charges officiels, précis et contrôlés, l'agriculture biologique garantit un aliment sain et naturel d'une qualité gustative et qualitative préservée. Contrairement à une idée largement répandue, l'agriculture biologique n'est pas une agriculture simplifiée ou simpliste. Au contraire, elle emploie des méthodes souvent très élaborées, s'interdisant entre autres, l'emploi d'engrais chimiques, des pesticides de synthèse, le biologique se donne les moyens d'échapper à l'agriculture productiviste et à l'élevage intensif qui nous ont conduits aux dérives de la vache folle et aux égarements irresponsables des Organismes génétiquement modifiés.
Composée de petites et moyennes exploitations, elle contribue au maintien des populations agricoles dans nos campagnes et participe activement à la survie du tissu rural.
Est-ce que le biologique est plus cher ? C'est une question que l'on nous pose souvent. Effectivement le prix des produits issus de l'agriculture biologique est plus élevé que le prix des produits classiques.
Le petit nombre des exploitations biologique ainsi que le coût des contrôles effectués par les organismes agréés et certifiant le label biologique est aujourd'hui payé par le producteur et les transformateurs empêchent l'agriculture biologique de s'aligner sur la concurrence.
Le bénéfice est immense car avec sa démarche non polluante, l'agriculture biologique garantit une économie pour tous dans la durée. C'est cela le développement durable.
Au contraire, l'élevage intensif destiné à produire de la viande à bas prix finit par coûter très cher. Le meilleur exemple est celui de l'élevage porcin intensif en Bretagne qui pollue les nappes phréatiques avec les nitrates issus du lisier et c'est pourquoi pour rendre l'eau potable, il est prévu de construire de nouvelles stations d'épuration d'eau qui sont indispensables.
Cette viande prétendue à bas prix finit par revenir plus cher à tout le monde. Ce sont les habitants qui verront le prix de leur eau augmenter.
La seule économie est d'avoir une agriculture responsable dans la durée ce qui n'est garanti que par l'agriculture biologique.
Je voudrais terminer en disant que nous menons une campagne auprès des parents d'élèves des écoles du 18e sur le biologique.
L'enthousiasme des parents sur ce sujet ne se dément, bien au contraire. Tous les contacts que nous avons montrent que les parents d'élèves des écoles parisiennes souhaitent que très rapidement l'ensemble de la nourriture servie dans les cantines scolaires de Paris soit issue de l'agriculture biologique.
Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs du groupe "Les Verts").
M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Je donne la parole à Eric FERRAND pour répondre.
M. Eric FERRAND, adjoint, au nom de la 7e Commission. - Merci, Monsieur le Maire, tout simplement pour dire qu'effectivement, un v?u avait été présenté. J'avais donné un avis favorable. Nous mettons en application les termes des v?ux qui sont votés dans cette Assemblée.
Je m'étais engagé à ce que l'on introduise du lait issu de l'agriculture biologique dans les écoles et ce par étape. C'est donc l'objet du présent projet de délibération.
D'autres considérations nous ont empêché de réaliser la totalité de ce que nous voulons faire pour des raisons de conditionnement, mais je ne vais pas rentrer dans les détails.
J'ai bien entendu ce que M. GAREL a dit et il peut compter sur la Ville de Paris pour poursuivre des objectifs qui sont communs.
M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 104.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2002, DASCO 104).