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Decembre 2002
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74 - 2002, JS 479 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer une convention avec l'association "Centre de promotion du livre de jeunesse Seine-Saint-Denis" à Montreuil (Seine-Saint-Denis). - Subvention correspondante. - Montant : 30.000 euros

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2002


Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Nous passons au projet de délibération JS 479 concernant une autorisation accordée à M. le Maire de Paris de signer une convention avec l'association "Centre de promotion du livre de jeunesse Seine-Saint-Denis" à Montreuil. C'est une subvention d'un montant de 30.000 euros.
Je donne la parole à Mme GÉGOUT.
Mme Catherine GÉGOUT. - Merci, Madame la Maire.
Concernant le salon du livre, nous saluons tout à fait cette heureuse initiative qui est proposée dans le projet de délibération et la participation au salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, par le biais d'une subvention au montage de l'exposition "Tendance noir".
Vous êtes nombreux dans cette Assemblée à connaître ce salon dont la 18e édition vient de se clôturer et qui a accueilli près de 140.000 visiteurs. Il est d'une qualité reconnue par l'ensemble des professionnels et au-delà il constitue le résultat d'un travail mené tout au long de l'année en direction des bibliothèques et des écoles du Département de la Seine-Saint-Denis notamment.
La raison de notre partenariat est dans le fait que de très nombreuses écoles parisiennes, notamment des arrondissements de la proximité de Montreuil 18e, 19e, 20e et 12e, se rendent chaque année à ce salon. Le nombre de jeunes parisiens et parisiennes était de 6.000 en 2001. De nombreuses familles le visitent également. C'est pourquoi il a semblé à nos collègues Clémentine AUTAIN, Pierre MANSAT, et Christophe GIRARD tout à fait légitime d'accepter de coproduire une exposition dans ce cadre.
Celle-ci est consacrée à un courant esthétique de la bande dessinée qui a pour titre "Tendance noir". Elle a vocation, dans les mois à venir, à être installée dans les équipements de la Ville de Paris (bibliothèques, centres d'animation, etc.) et à profiter largement aux jeunes parisiens.
Cette délibération souligne en premier lieu la volonté de Paris de participer et de faire connaître aux Parisiens et au jeune public les livres sous un angle différent. C'est une véritable promotion du livre démontrée au travers de la qualité de l'exposition. Elle permet de valoriser les actions artistiques qui peuvent être montées dans ce domaine.
Dédiée en particulier à un public de jeunes lycéens ou collégiens, l'exposition a eu par ailleurs le mérite de faire l'affiche sur une très importante manifestation. La participation de Paris à ce salon, au travers de cette exposition de qualité et non d'une simple présence institutionnelle, démontre une nouvelle politique de soutien aux actions menées par les autres collectivités territoriales et de coopération qui prend des formes concrètes dans l'intérêt des Parisiens. Je vous remercie.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente.- Merci, Madame GÉGOUT.
Mme AUTAIN a la parole pour répondre.
Mme Clémentine AUTAIN, adjointe, au nom de la 7e Commission. - Je partage bien entendu les propos tenus par ma collègue Mme GÉGOUT. Je ne vais donc pas rappeler tout ce que vous avez rappelé. Je suis très contente que Paris profite de cette richesse culturelle qui est finalement apportée de l'autre côté du périphérique et me féliciter du travail transversal que nous avons mené avec mes collègues Christophe GIRARD et Pierre MANSAT. C'est important quand on arrive à mettre ensemble différentes délégations au profit des jeunes parisiens. C'est une bonne chose.
M. Pierre MANSAT s'est rendu à l'inauguration la semaine dernière et je crois qu'il a apprécié l'exposition que je tiens là pour partie à disposition des conseillers qui voudraient la voir.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - M. GOASGUEN a demandé la parole. Je la lui accorde.
M. Claude GOASGUEN. - Je voudrais remarquer qu'il n'est pas de tradition, dans l'instance du Conseil de Paris comme d'autres collectivités territoriales, de se porter au secours systématiquement des collectivités territoriales voisines.
La coopération est certainement quelque chose de bien sur le plan international ou bien il est normal que la Ville de Paris intervienne lorsqu'il y a de graves incidents dans les Départements, mais la présentation qui a été faite n'a même pas le mérite d'être enveloppée.
On nous dit en réalité : "La Ville de Paris va subventionner une activité qui ne se déroule pas dans ses murs". Je n'ai rien contre, au contraire, le développement de la lecture, et je trouve que toute initiative dans ce sens est souhaitable. Je tiens à rappeler néanmoins que la logique budgétaire du système c'est de ne pas systématiquement se porter vers d'autres collectivités territoriales ou des activités dont les Parisiens ne sont concernés qu'au second degré, parce qu'on peut aller très loin dans l'analyse. Dans ce cas, quelque chose qui se passe en Lozère concerne aussi les Parisiens quand ils vont en vacances.
M. Jean-Yves MANO, adjoint. - Ou en Corrèze.
M. Claude GOASGUEN. - Ils vous ont remercié puisqu'ils ont élu la gauche en Corrèze. Vouloir continuer à aider la Corrèze, je crois que ce serait bien dans votre logique. Réfléchissez un peu parce que les arguments reviennent !
Il n'est pas de tradition en tout cas, de trop forcer dans les présentations, et je tiens à dire que nous nous abstiendrons, nous ne voterons pas contre. La Ville de Paris n'a pas à être le coopérant principal de départements qui en font la demande. C'est la collectivité territoriale parisienne qui vote des subventions en faveur des Parisiens, et d'abord des Parisiens.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Je suis très heureuse de vous entendre dire cela, mais je ne sais pas si la tradition a bien été respectée par le passé.
Mme AUTAIN a la parole pour répondre.
Mme Clémentine AUTAIN, adjointe, rapporteur. - Je suis d'accord avec M. GOASGUEN pour dire que nous ne sommes pas tout à fait dans la tradition qui prévalait les dernières décennies. Je voudrais inviter M. GOASGUEN à relire ou à lire une première fois le projet de délibération, car je crois qu'il n'a pas bien compris le sens de ce projet de délibération.
Si vous m'écoutez, vous allez être éclairé tout de suite. Il y a de très nombreuses écoles parisiennes, et notamment celles situées dans les arrondissements proches de Montreuil, les 12e, 18e, 19e, 20e, qui se rendent chaque année au salon.
En 2001, pour votre information, ce sont près de 6.000 jeunes parisiens qui, de manière organisée, l'ont fréquenté. Je ne parle pas de ceux qui sont venus spontanément, de nombreuses familles parisiennes ont pu en profiter.
Ce que nous finançons là, c'est une exposition qui s'appelle "Tendance noir", qui a été inaugurée par Pierre MANSAT, mais surtout, qui a vocation, dans les prochains mois, à tourner dans des équipements de la Ville comme les bibliothèques ou les centres d'animation pour que davantage de familles parisiennes puissent en profiter.
Nous dépensons donc l'argent des contribuables parisiens pour les Parisiens.
M. Claude GOASGUEN. - Si Clémentine AUTAIN présentait elle-même le projet de délibération, ce serait plus clair.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Elle vous a convaincu, c'est formidable. Nous irons tous visiter cette exposition.
M. VUILLERMOZ a la parole, et uniquement M. VUILLERMOZ.
M. Jean VUILLERMOZ. - Monsieur GOASGUEN, je pense que la fin de votre intervention a dépassé ce que vous entendiez. Je ne pense pas qu'on puisse dire ici : les Parisiens d'abord, parce que si on commence comme cela, je ne sais pas où cela s'arrêtera, ou tout du moins, si on peut l'imaginer.
Je prends en compte le fait que vous allez vous abstenir pour laisser passer ; en même temps, il y a une situation dans votre discours qui n'est pas acceptable, si vous le maintenez. Commencer par dire : "Les Parisiens d'abord", c'est une situation que je ne peux pas partager du tout.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - On va conclure, Monsieur GOASGUEN.
M. Claude GOASGUEN. - Puisque l'intervention du représentant du parti communiste vient de nous rappeler que pour lui ce n'est pas "les Parisiens d'abord", bien entendu, nous voterons contre la délibération.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Les choses sont claires.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération JS 479.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2002, JS 479).