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Fevrier 2006
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Conseil Municipal
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2006, DAC 102 - Attribution d’une subvention de fonctionnement à la Société coopérative d’intérêt collectif “De rue et de cirque”, 1, rue Duvergier (19e). Montant : 410.000 euros.

Débat/ Conseil municipal/ Février 2006


 

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Nous passons à l?examen du projet de délibération DAC 102 relatif à l?attribution d?une subvention de fonctionnement de 410.000 euros à la société coopérative d?intérêt collectif ?De rue et de cirque? 1, rue Duvergier dans le 19e.

Je donne la parole à Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY, pour le groupe U.M.P.

Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY. - Merci, Monsieur le Maire.

Alors que le nombre de projets de délibérations est encore bien maigre en cette seconde séance du Conseil de l?année et que Mme de LA GONTRIE nous a annoncé en Commission que toutes les subventions aux associations ne pourraient pas être votées avant l?été, je vous propose mes chers collègues de vous réjouir avec la société coopérative ?De rue et de cirque? d?avoir de la part de la Ville un traitement aussi favorable.

Rappelez vous, mes chers collègues, cette société coopérative créée en mars 2005, il y a moins d?un an, a perçu sa première subvention de 410.000 euros grâce au vote de notre Assemblée lors de sa séance de juillet 2005. La coopérative n?était, à l?époque, même pas agréée par la Préfecture de police puisque que le projet de délibération qui nous est soumis aujourd?hui fait mention de son agrément le 14 septembre 2005.

Dès maintenant, au lendemain du Carnaval du b?uf gras, si cher à feu le président RIOU, et alors même que le dossier ne nous donne même pas l?idée de ce que pourrait être le compte de résultat de l?année 2005, alors que le projet lui-même n?est pas encore défini, la coopérative fait l?objet d?un traitement de faveur avec une nouvelle subvention de 410.000 euros. Encore une fois, je m?en réjouis, d?autant plus que cette association semble représenter la presque totalité de l?aide que la Ville apporte au cirque et aux arts de la rue.

Mais beaucoup d?autres associations n?ont pas cette chance. Je pense en particulier au théâtre ?Silvia Monfort? qui risque d?être en cessation de paiement à la fin du mois d?avril. Au mois de novembre 2005, le Conseil d?administration a été informé que le commissaire aux comptes avait déclenché une procédure d?alerte depuis le mois d?octobre.

Pourquoi, alors que vous êtes parfaitement au courant de la situation critique de ce théâtre et de l?inquiétude de son personnel, n?avez-vous pas fait instruire en urgence la demande de subvention ? Notre prochaine séance n?est qu?en avril. Si le théâtre n?est pas en faillite, si la banque veut bien encore une fois accorder un crédit, une partie importante de la subvention servira encore à payer des agios.

Alors, je sais que vous allez probablement me répondre que vous avez une réflexion générale sur les théâtres d?arrondissement et que vous devez analyser les conclusions de M. FAIVRE D?ARCIER. Mais, Monsieur le Maire, les théâtres d?arrondissements ne sont qu?une catégorie factice. Vous le savez, chacun a une personnalité ; leurs locaux, leurs jauges, leurs statuts mêmes sont différents.

Comment pouvez-vous rester sourd à cette communauté du théâtre ?Silvia Monfort?. Je regrette vraiment que nous vous n?ayez pas été à même de nous présenter aujourd?hui une subvention pour cette association. Je veux souligner ici que certaines associations ont beaucoup plus de chance que d?autres.

Merci.

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Dites-nous ce que vous entendez par là, Monsieur GIRARD.

M. Christophe GIRARD, adjoint, au nom de la 9e Commission. - Ecoutez, d?abord, j?ai trop de respect pour le service public et l?administration pour opérer une quelconque pression sur tel ou tel dossier. L?administration instruit et lorsque nous avons les éléments d?instruction après être passé par le bureau des subventions, nous sommes en mesure de présenter les demandes. Parfois d?ailleurs, ces demandes concernent le 6e arrondissement, le 1er arrondissement, en tout cas les arrondissements de l?opposition.

Franchement, traitement de faveur? Je pense qu?en effet, on est sorti d?un système où peut-être il y avait, de temps en temps, de la tendresse pour l?un ou pour l?autre. Aujourd?hui, c?est un système plus juste. C?est vrai que nous aimons le cirque, on assume. C?est un art populaire, c?est la deuxième fréquentation des Français et des Parisiens après le cinéma. Il est vrai que l?on a eu une fâcheuse tendance à pousser l?art circassien qui est en danger comme beaucoup de créations françaises en général.

?De rue et de cirque? est une société coopérative d?intérêt collectif créée en 2005 qui a pour but de favoriser la diffusion et la production de spectacles de cirque et d?art de la rue à Paris et en Ile-de-France. La Ville de Paris a subventionné cette structure en 2005 à hauteur de 410.000 euros et la Région Ile-de-France, que je salue et remercie, à hauteur de 150.000 euros.

Les sociétés ont un délai de 6 mois pour présenter leurs comptes définitifs à l?issue de leur exercice. Le bilan 2005 ne peut donc être exigé pour examiner la demande formulée au titre de 2006 par cette société coopérative, toute jeune et toute neuve.

Nous sommes pour la création de nouvelles structures. Nous sommes pour qu?il y ait une innovation dans tous les domaines. Un compte de résultats prévisionnels arrêté au premier octobre 2005 a été établi et laisse apparaître un déficit d?un montant de 60.000 euros. Je le regrette. Toutefois, compte tenu des bonnes recettes obtenues au mois de décembre, et de la très bonne fréquentation par le public, le déficit ne devrait pas dépasser 35.000 euros. La coopérative prévoit de résorber le déficit sur deux exercices, 17.500 euros en 2006 et 17.500 euros en 2007.

Le déficit s?explique par le fait qu?il s?agit d?une première année de lancement. La coopérative a effectué, dès 2006, des ajustements suite à cette première expérience qui, par ailleurs, a rencontré un succès public incontestable et a suscité les encouragements de la profession. Afin de ne pas fragiliser cette structure, notamment sur le plan de sa trésorerie et compte tenu de l?importance de la programmation artistique en 2006, le versement de la subvention doit s?effectuer au plus tôt. La Région Ile-de-France maintient son engagement en 2006, ce qui, à mon avis, est un gage de sérieux.

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 102.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2005, DAC 102).