Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Fevrier 2006
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

VI - Question d’actualité déposée par le groupe socialiste et radical de gauche à M. le Maire de Paris relative à l’activité commerciale parisienne.

Débat/ Conseil municipal/ Février 2006


 

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Nous passons maintenant à la question d?actualité du groupe socialiste et radical de gauche relative à l?activité commerciale parisienne.

C?est M. COUMET qui pose la question.

M. Jérôme COUMET. - Merci, Monsieur le Maire.

Effectivement, la question du groupe socialiste et radical de gauche portera sur l?activité commerciale parisienne.

Alors que le commerce parisien est en pleine mutation et qu?une nouvelle génération de petits commerces voit le jour, une rumeur persistante assortie de chiffres plus ou moins fantaisistes circule alléguant une prétendue ?hécatombe? - je cite - du petit commerce à Paris.

Aussi, alors que les fêtes de Noël sont désormais derrière nous, que les soldes d?hiver sont terminés depuis une semaine, pouvez-vous, Monsieur le Maire, Madame la Maire, Madame COHEN-SOLAL, indiquer au groupe socialiste et radical de gauche et à l?ensemble de notre Assemblée la réalité de l?activité commerciale à Paris, en tirant un premier bilan chiffré des deux événements commerciaux de ces derniers mois dans la Capitale ?

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Monsieur COUMET.

Mme COHEN-SOLAL vous répond.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire.

Merci, Monsieur le Conseiller, de votre question car nous entendons en effet des rumeurs étranges et pas mal de contrevérités sur l?état de santé du commerce à Paris.

C?est pourquoi, après les fêtes de fin d?année et au lendemain des soldes d?hiver qui se sont déroulées du 11 janvier au 21 février, je me permettrai de rappeler quelques réalités, chiffres à l?appui. Nous allons naturellement parler des chiffres qui nous ont été fournis par les professionnels ; d?autres sortiront sans doute plus tard, une fois qu?ils auront tous été validés.

En tout cas, selon les chiffres qui nous ont été communiqués par l?U.C.V. (Union du Grand Commerce de centre ville) qui regroupe les grands magasins parisiens (Printemps, Galeries Lafayette, BHV, Bon Marché, FNAC, HABITAT, DARTY, etc.), leur chiffre d?affaires a augmenté de 3,8 % lors des fêtes de fin d?année 2005 par rapport à 2004, alors que dans la France entière cette progression n?a été que de 2 %.

De son côté, le PROCOS qui rassemble plus de 200 enseignes des plus importantes aux plus petites annonce une progression dans toute la France de 1,5 % du chiffre d?affaires des boutiques des centres ville et des centres commerciaux par rapport à 2004. Par comparaison, à Paris, dans leurs trois quartiers tests, ils progressent de 1,7 % sur les Champs-Elysées, de 2,2 % rue du Commerce et de 2,2 % dans le centre commercial Italie 2.

S?agissant des soldes de janvier 2006, les grands magasins parisiens ont vu leur chiffre d?affaires progresser de 9,7 % par rapport au mois de janvier 2005, alors que cette progression n?a été que de 7,5 % dans la France entière. Dans la capitale, chacun des grands magasins affiche des résultats en progression de 8 à 12 %, alors même qu?en banlieue cette progression n?est que de 4 %.

De son côté, le PROCOS annonce, toujours pour janvier 2006, une progression dans l?ensemble de la France de 3,4 % du chiffre d?affaires des boutiques des centres ville et des centres commerciaux par rapport à 2005.

Les chiffres d?affaires enregistrés dans les trois mêmes quartiers tests de la Capitale indiquent des progressions de 5,1 % rue du Commerce, de 9,4 % sur les Champs-Elysées et de 9,5 % à Italie 2, par rapport au mois de janvier 2005.

Tous les professionnels que je viens de vous citer nous ont naturellement exprimé leur satisfaction pour ces soldes 2006. Notre Municipalité, comme eux, ne peut que se réjouir de ces bons résultats qui sont incontestables puisque calculés par des experts professionnels du commerce eux-mêmes.

Dans un contexte national plutôt morose où chaque Français s?inquiète pour son avenir, ces chiffres témoignent du dynamisme de l?activité du commerce parisien, de la constante attractivité de la Capitale et des perspectives de développement économique et donc d?emploi qui s?offrent à elle, alors même qu?un des grands magasins vient de faire connaître sa fermeture pour de très longs mois.

Ces bons résultats apportent aussi un sévère démenti à tous ceux qui affirment que la politique de transport mise en ?uvre dans la Capitale nuirait à son dynamisme commercial. A cet égard, je regrette que Françoise de PANAFIEU soit retenue par ses nouvelles responsabilités ou activités parce qu?elle fait partie de ceux qui ont émis des affirmations excessives dans ce domaine.

Même si nous convenons que des travaux en cours puissent, temporairement, gêner tel ou tel commerce, on voit facilement que les clients de la Capitale recourent prioritairement aux transports en commun et ne font que marginalement usage de leur automobile, quand ils en ont une.

Enfin, vous me permettrez, Monsieur l?ancien Ministre du Budget, de dire que le Ministre des Finances propose aujourd?hui même aux professionnels de la distribution de multiplier les périodes de solde dans l?année.

Après l?enregistrement de tels résultats que je viens de vous détailler, il est très prévisible que les professionnels optent pour le maintien de la situation existante où les soldes conservent, aux yeux des consommateurs, l?attrait d?un événement exceptionnel. C?est ainsi donc que les consommateurs consomment.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Madame COHEN-SOLAL, pour cette réponse très claire et très complète.

M. COUMET veut-il ajouter quelque chose ? Non.