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Avril 2002
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157 - Vœu n° 28 déposé par le groupe socialiste et radical de gauche relatif aux licenciements de salariés de la Maison Cerruti

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2002


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. Nous passons à l'examen du v?u n° 28 du groupe socialiste et radical de gauche concernant les salariés de la maison Cerruti.
Monsieur MADEC, vous avez la parole.
M. Roger MADEC, maire du 19e arrondissement. - Compte tenu de l'heure tardive, je pense qu'il ne convient pas de s'appesantir sur ce v?u dont l'objet est rappelé dans sa rédaction.
Néanmoins, je voudrais rappeler que de nombreux salariés de la Maison Cerruti sont victimes des choix industriels conduisant à des dizaines de licenciements.
Cette décision témoigne une nouvelle fois de l'utilisation des salariés comme variable d'ajustement d'une politique d'entreprise tournée en priorité vers les seuls intérêts financiers. De plus, de nombreuses règles du code de travail n'ont pas été respectées. C'est pourquoi dans la continuité de la nouvelle politique en matière d'emplois menée par la municipalité depuis mars 2001, comme elle s'est illustrée lors du conflit du groupe Marks & Spencer, les élus des groupes socialiste et Radical de gauche souhaitent que le Conseil de Paris émette le v?u que la Ville témoigne sa solidarité avec les actions conduites par les salariés du groupe Cerruti et rompe les partenariats qui pourraient être en cours entre la Ville et cette Maison en attendant la reprise du dialogue social.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Pour une explication de vote rapide, Monsieur VUILLERMOZ, vous avez la parole.
M. Jean VUILLERMOZ. - Ce n'est pas une explication de vote, je pense que les auteurs du v?u étaient d'accord pour que le parti communiste soit associé puisque c'était une des demandes du parti communiste à la dernière séance.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Si le parti communiste vote le v?u, il y sera nécessairement associé.
Monsieur NAJDOVSKI, vous avez la parole.
M. Christophe NAJDOVSKI. - Outre le fait qu'il y a une coquille dans le texte du v?u, puisque c'est le groupe socialiste, j'imagine et non pas socialise, pour que les autres élus hors du groupe socialiste et radical de gauche participent à ce vote, je pense qu'il serait préférable de modifier le texte du v?u et de dire que c'est le Conseil de Paris qui émet le v?u et non pas les élus ; sinon, en dehors des élus du groupe socialiste et radical de gauche, les autres n'auraient aucun intérêt à participer au vote.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Le v?u a été posé par le groupe socialiste et un certain nombre d'élus ; c'est la procédure habituelle et il est voté comme des v?ux émanant d'autres groupes. Je ne vois pas où est la difficulté !
Donc je mets aux voix le v?u...
Monsieur SAUTTER, désirez-vous la parole ?
M. Christian SAUTTER, adjoint. - Je crois qu'il est utile que l'Exécutif dise un mot sur ce v?u d'autant que je voulais faire une proposition concrète.
Je sais qu'il est important d'aller vite, mais je ne veux pas répéter, parce que je crois que cela coule de source, l'importance que l'Exécutif c'est-à-dire Lyne COHEN-SOLAL, Christophe GIRARD et moi-même, apporte au développement du secteur de la mode à Paris et l'importance que tout l'Exécutif attache à ce que les conditions de travail et d'emploi en vigueur dans les entreprises de ce secteur soient décentes.
Je voudrais simplement dire que comme nous l'avons fait pour les salariés de Marks & Spencer, Mme HIDALGO, première adjointe et moi-même, sommes prêts à recevoir les salariés s'ils le souhaitent pour - bien que cela n'entre pas vraiment dans les compétences de la Ville de Paris - examiner leur vision de ce conflit.
Je rappelle aussi qu'un courrier est actuellement en cours du Maire de Paris vers le Ministre de l'industrie et la Ministre de l'Emploi et de la Solidarité marquant les préoccupations que le Maire de Paris a quant au conflit en cours.
Voilà ce que je voulais dire très rapidement, Monsieur le Maire. Et l'Exécutif est évidemment favorable à ce v?u qui, si j'ai bien compris, bénéficie d'un très large patronage.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci. Je mets aux voix, à main levée, la proposition de voeu n° 28 déposée par le groupe socialiste et radical de gauche.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
La proposition de v?u n° 28 est adoptée.
Nous passons à la 3e Commission.