Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Fevrier 2006
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

2006, SG 26 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer une convention de mise à disposition des locaux 15, cité Champagne (20e) à l’association PIMMS de Paris.

Débat/ Conseil municipal/ Février 2006


 

M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons à l?examen du projet de délibération SG 26 relatif à la signature d?une convention de mise à disposition des locaux 15, cité Champagne (20e) à l?association PIMMS de Paris.

Je donne la parole à Anne Le STRAT.

Mme Anne LE STRAT. - Merci, Monsieur le Maire.

Mes chers collègues, pouvoir bénéficier au mieux de services publics locaux indispensables au quotidien participe d?une amélioration de la qualité de vie. Or, garantir une qualité de services publics commence par un accès garanti pour tous aux informations relatives à ces services. C?est l?objet des P.I.M.M.S., point d?information et médiation multiservices.

A l?occasion de cette délibération, je voulais saluer cette initiative prise par la Ville de Paris et encourager sa poursuite avec l?installation de P.I.M.M.S. dans plusieurs arrondissements. Cela a commencé dans le 18e, mais il y a également le 19e, le 20e et bientôt le 15e arrondissement.

(M. Christophe CARESCHE, adjoint, remplace M. le Maire de Paris au fauteuil de la présidence).

Cela s?inscrit dans le développement d?une politique de proximité d?accès aux services publics. Ces espaces ont en effet pour but d?apporter au plus près de la population et notamment dans les quartiers les plus défavorisés, ?politique de la ville? ou G.P.R.U., à la fois une information mais aussi une assistance au public dans ses relations avec les différents services publics, qu?ils soient gérés par la municipalité, l?Etat ou autres établissements.

Les P.I.M.M.S. ont également un rôle important de sensibilisation du public sur tous les aspects et prérogatives de ces services.

Selon cette logique, de nombreuses conventions de partenariat ont été signées avec la Ville et notamment avec ?Eau de Paris? qui s?est associée à cette démarche dès le départ, à la création de l?association P.I.M.M.S. de Paris, car l?information du public constitue une des conditions pour une meilleure gestion de l?eau. Concernant autant la qualité de l?eau potable, que les gestes permettant une économie de la ressource, que la facture des usagers, l?information est nécessaire pour la qualité du service public mais aussi pour une plus grande responsabilisation des consommateurs.

Ainsi ?Eau de Paris? a formé les agents médiateurs des P.I.M.M.S., leur permettant une meilleure connaissance des caractéristiques du service de l?eau et leur permettant de répondre aux questions et attentes des usagers.

A également été mis à disposition dans les différents

P.I.M.M.S. la documentation existante sur le service de l?eau, comme des sessions d?information et de sensibilisation du public ont été organisées autour des différents thèmes.

De manière générale, et cela concerne évidemment tous les partenaires, nous avons à répondre aux questions des usagers citoyens, réponses qu?ils sont en droit d?attendre pour faciliter leurs démarches dans la gestion des services publics locaux.

Le premier P.I.M.M.S. a été ouvert en octobre 2004 dans le 18e, dans les locaux de la Poste Bichat. A l?usage, l?intérêt d?une telle structure dans ce type de quartier n?est plus à démontrer. Seul petit bémol et peut-être une piste d?amélioration : la communication sur l?ouverture et les fonctions des P.I.M.M.S. m?apparaît encore insuffisante au regard des enjeux et nous pourrions peut-être améliorer cette piste pour que l?ensemble de la population connaisse mieux ces maisons de service public dans leur quartier.

Je vous remercie.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Pour répondre, je donne la parole à Anne HIDALGO.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, au nom de la 1ère Commission. - Je voudrais tout d?abord remercier Anne LE STRAT pour son appui à cette initiative des P.I.M.M.S. et pas uniquement en tant que Conseillère de Paris, mais aussi en tant que Présidente de la Société des Eaux de Paris puisqu?elle y est étroitement associée et partenaire.

Il est vrai que ces P.I.M.M.S. (Points d?information multi services) sont une possibilité offerte, notamment dans les quartiers ?politique de la ville? - et c?est le cas, ici, dans le quartier Saint-Blaise -, de proposer du service public, c?est-à-dire de l?autorité publique dans des quartiers qui avaient été bien souvent abandonnés, notamment par le service public, et, de ce fait, de mieux satisfaire les besoins des habitants.

Par exemple, dans ce P.I.M.M.S. du 20e arrondissement, il va y avoir une information de premier niveau sur les différents services publics, qu?ils soient municipaux, d?Etat, qu?ils soient gérés par des entreprises, des établissements ou des organismes publics.

Pour les demandes un peu plus complexes, il y aura une orientation après entretien avec l?usager pour préciser ses besoins et aussi une possibilité, par exemple, de prise de rendez-vous dans un point d?accès au droit ou avec une assistante sociale. Il y aura aussi une aide pour remplir des formulaires, pour rédiger des courriers aux services publics ; un examen et des explications des factures d?eau, de gaz et d?électricité ; une médiation pour aider au règlement des différends les plus simples auprès des administrations publiques ou des services publics.

Ce P.I.M.M.S., comme celui du 18e arrondissement et bientôt celui du 15e arrondissement, est aussi une façon de redonner confiance à nos concitoyens en leur proposant, à proximité, un service public de qualité.

A Bichat, nous avons un bilan très positif de l?ouverture du PIMMS qui a permis d?ailleurs le maintien de La Poste dans un quartier très sensible. Je suis tout à fait d?accord avec Anne LE STRAT pour dire qu?on peut sans doute encore améliorer la communication et l?information des résidents des quartiers dans lesquels s?implantent les P.I.M.M.S.

Travaillons-y ensemble. En tout cas, je suis tout à fait prête à regarder cela avec vous.

Je vous remercie.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération SG 26.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2006, SG 26).

Observations sur l?ordre du jour.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Monsieur le Maire, je demande la parole.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Oui, Monsieur LEGARET, je vous en prie.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Puisque nous abordons les dossiers de la 1ère Commission, en quelques mots, je voudrais rappeler que lors de notre dernière séance, le 30 janvier, le Président de notre groupe, Claude GOASGUEN, avait posé des questions concernant le Crédit municipal de Paris. Nous avions demandé qu?une communication soit faite au Conseil de Paris, avec débat, sur la situation du Crédit municipal, d?autant que les réponses à apporter à la Commission bancaire doivent être déposées aujourd?hui ou demain au plus tard puisque c?est demain la date limite.

Le C.O.S. s?est réuni et a arrêté un certain nombre de décisions importantes sur les structures du Crédit municipal de Paris, sur des nominations. Je suis surpris que le Maire de Paris, Président du C.O.S., n?ait pas associé les élus parisiens et ne les ait pas informés. Nous avons vu des communiqués de presse et les journaux en ont fait état. Pourquoi le Conseil de Paris n?a-t-il pas été informé ? Pourquoi n?avons-nous pas la possibilité d?en débattre ?

Nous sommes dans un contexte manifestement tendu. Une plainte a été déposée au pénal ; il y aura donc des suites judiciaires. Vous avez arbitré un certain nombre de modifications qui concernent les structures du Crédit municipal.

Je réitère cette demande. Je rappelle que nous n?avons pas de débat au Conseil de Paris et que le Maire de Paris n?a pas répondu aux questions que nous avions posées. Pouvons-nous en avoir la raison, ce matin ?

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Madame FLAM, je vous donne la parole.

Mme Mireille FLAM, adjointe. - Comme vous l?avez justement dit, la réponse aux observations de la Commission bancaire doit être transmise le 28 février, c?est-à-dire demain.

Il est prévu une communication au Conseil de Paris, lors de la prochaine séance, lors de la séance qui suivra la transmission de la réponse à la Commission bancaire. Cette communication sera faite au prochain Conseil de Paris.

Je tiens à rappeler, comme vous l?avez dit dans votre intervention, que le Conseil d?orientation et de surveillance du Crédit municipal s?est réuni, le vendredi 17 février, et que j?ai fait part aux membres du Conseil d?orientation et de surveillance, où l?opposition est représentée, du projet de réponse qui va être transmis à la Commission bancaire.

Nous avons effectivement présenté des réformes, nous avons pris des dispositions nouvelles, qui sont en train d?être mises en ?uvre au Crédit municipal, pour que l?organisation et le fonctionnement du Crédit municipal soient strictement conformes aux obligations réglementaires. Nous en ferons part à nos collègues, lors de la prochaine séance du Conseil de Paris.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.