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Fevrier 2006
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2006, DAC 123 - Désignation de trois personnalités qualifiées au conseil d’administration de l’établissement public local de la Maison des Métallos 94, rue Jean Pierre Timbaud (11e). 2006, DAC 127 - Modification des statuts de l’établissement public local de la Maison des Métallos.

Débat/ Conseil municipal/ Février 2006


 

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Nous passons à l?examen du projet de délibération DAC 123 relatif à la désignation de 3 personnalités qualifiées au Conseil d?administration de l?établissement public local de la Maison des Métallos, 94, rue Jean-Pierre-Timbaud, Paris 11e.

Je donne la parole à M. Renaud DUTREY pour le groupe ?Les Verts?.

M. René DUTREY. - Comme vous le savez, le groupe ?Les Verts? est particulièrement attaché à la Maison des Métallos et à son devenir depuis le combat pour la sauvegarde du bâtiment bien avant son rachat par la Ville en mars 2001.

Il nous paraît essentiel qu?il puisse devenir un lieu culturel ouvert sur le quartier et ses besoins et favorisant le lien social. Dans ce quartier politique de la ville, il ne doit en aucun cas devenir une simple salle de spectacles à vocation parisienne. J?étais déjà intervenu en novembre dernier lors de l?adoption des statuts juridiques de la structure qui sera chargée de gérer le lieu. Depuis lors, le Préfet a partiellement annulé cette délibération et une nouvelle délibération amendant ses statuts a été présentée en Conseil du 11e arrondissement il y a 15 jours. Mais bizarrement ce n?est pas la même que celle qui nous est présentée aujourd?hui, bien qu?elles aient le même numéro : DAC 127.

Par ailleurs, l?autre projet de délibération DAC 123 qui concerne la désignation de membres du Conseil d?administration qui nous est présenté aujourd?hui, n?a pas été soumis au Conseil du 11e. J?ai un peu de mal à m?y retrouver dans ces procédures.

Tout cela témoigne d?une précipitation que nous comprenons mal, d?autant que la question majeure de l?articulation entre un équipement culturel et son ouverture sur le quartier ne nous paraît pas résolue. Cette question est pour nous d?autant plus essentielle qu?elle n?est pas propre à la Maison des Métallos. C?est bien de l?orientation de notre politique culturelle qu?il s?agit, la Maison des Métallos n?étant en l?espèce qu?un révélateur.

Quel est l?objectif principal dans notre politique culturelle municipale ? Veut-on uniquement créer des lieux d?excellence qui ont vocation à rayonner internationalement ou veut-on faire venir les habitants des quartiers dans des lieux où se côtoient pratiques amateurs, programmations de qualité et vie citoyenne ? L?enjeu n?est-il pas de réinscrire la culture sous toutes ses formes dans le quotidien de chacun ?

Nous nous réjouissons que la Mairie de Paris dépense plusieurs millions pour soutenir des lieux et des structures qui permettent à Paris de compter parmi les grandes capitales culturelles mondiales, mais il faut aussi que les pratiques amateurs et semi professionnels trouvent leur place à côté des grands professionnels dans des lieux où les citoyens peuvent trouver réponse à leurs besoins et où ils ne soient pas seulement des consommateurs de culture.

Il n?y a pas d?opposition entre une culture d?élite et une culture populaire, à condition de ne pas concevoir l?une sans l?autre. C?est bien en inscrivant les pratiques culturelles dans le quotidien des Parisiens que Paris trouvera les sources de son rayonnement de demain.

Si tel est bien notre projet politique, nous avons besoin de lieux à la confluence de l?implication citoyenne et de la culture. La Maison des Métallos est idéale pour créer un de ces lieux dont nous manquons tant.

Du fait de son histoire, de la mobilisation qui a permis sa sauvegarde, toutes les conditions sont remplies pour réussir là si nous le voulons vraiment. De telles occasions sont rares, il ne faudrait pas manquer celle-ci.

Mais quand on voit que notre Municipalité soutient difficilement des lieux aussi importants que le théâtre du Nord-Ouest ou que le 104, rue d?Aubervilliers va accueillir un projet à vocation strictement international, la difficile gestion du projet ?La Forge? dans le 20e, on peut légitimement craindre pour le devenir de la Maison des Métallos.

Outre le risque encouru de se faire à nouveau sanctionner par le Préfet ou le Tribunal administratif pour ces problèmes de délibération que j?ai décrits dans la première partie de mon intervention, il nous apparaît urgent de clarifier notamment avec le Comité des Métallos et les acteurs locaux porteurs du projet citoyen le devenir de ce lieu emblématique de Paris et, je l?espère bientôt, de notre politique culturelle.

Pour toutes ces raisons et dans l?attente de cette clarification nécessaire, le groupe ?Les Verts? s?abstiendra sur ce projet de délibération.

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Monsieur Jacques DAGUENET, vous avez la parole.

M. Jacques DAGUENET. - Oui, les élus communistes voteront ce projet de délibération, comme celui relatif à la création d?une régie personnalisée.

Je rappelle que les élus communistes s?étaient abstenus lors du précédent vote en novembre 2005 sur le projet de délibération relatif à la création d?une régie personnalisée. Non pas, je le rappelle, parce que le projet de délibération nous posait un problème en soi, mais parce qu?on regrettait que l?on précipite les choses alors que l?on avait décidé ensemble d?associer les conseils de quartier et les associations au bilan de la mission de préfiguration et d?organiser une réunion bien en amont pour en discuter.

Il ne s?agissait pas pour nous de contester le rôle du comité de pilotage qui avait fait ce travail, et bien fait d?ailleurs, mais bien d?associer tous les acteurs au bilan du travail fait pendant la mission de préfiguration et de leur soumettre les contenus des usages diversifiés du futur établissement culturel. C?est pourquoi nous nous sommes abstenus.

Décider de la structure de la future Maison des Métallos avant cette réunion était maladroit, brouillait notre image quant à notre réelle volonté de faire vivre la démocratie de proximité, alors même qu?on avait su créer des liens, associer les conseils de quartier, les habitants, les associations, pour présenter et discuter bien en amont du projet architectural.

D?autant plus que nous avons avancé sur le projet de la Maison des Métallos, malgré ce qui vient d?être dit, avec une volonté forte d?en faire un lieu précisément singulier, et je crois que nous travaillons bien dans ce sens, un grand équipement culturel populaire, un lieu pour tous articulant précisément exigences artistiques et culturelles avec la volonté de créer du lien social, de développer les savoirs et la citoyenneté, de proposer à chacun, notamment à ceux qui en sont souvent exclus par ailleurs, l?opportunité de rencontrer des pratiques artistiques et culturelles inédites tout autant que d?affirmer leur talent, un lieu qui s?oppose à toute dérive précisément élitiste ayant pour objectif d?assigner à chaque catégorie sociale et culturelle une place et des activités bien établies une fois pour toutes.

Au contraire pour nous, il s?agit avec le projet de la future Maison des Métallos que soit bouleversé un certain ordre culturel dominant qui exclut les uns et enferme les autres dans des ghettos dorés. Cela suppose précisément de travailler un projet d?un genre nouveau, et je crois que c?est précisément ce qui est recherché.

Nous renouvelons notre souhait qu?au fur et à mesure de l?avancement des travaux au 94, on puisse inviter les habitants, le conseil de quartier, les associations à visiter l?état d?avancement de la future Maison des Métallos et faire connaître les différentes initiatives qui sont prises par ?Planète Emergence? dans différents lieux.

Je terminerai en faisant une proposition. Compte tenu de ce qu?un certain nombre de personnes se font un plaisir de dire des contrevérités qui rencontrent un certain écho dans la presse, je propose d?organiser assez vite une visite du chantier et de parler de la future Maison des Métallos, de son contenu en présence de l?architecte mais aussi de Gérard PAQUET, d?autant que malgré la fermeture de la Maison des Métallos, je le rappelle, les activités continuent dans différents lieux.

Activités, qui mériteraient aussi d?être connues du grand public. Merci.

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Merci.

Avant de donner la parole à M. Christophe GIRARD, je souhaiterais qu?il donne également son point de vue sur l?amendement n° 29 bis relatif au projet de délibération DAC 127 qui a trait à la modification des statuts d?établissement public local, la Maison des Métallos, de façon à pouvoir ensuite faire un vote sur les deux questions.

M. Christophe GIRARD, adjoint, au nom de la 9e Commission. - Les propos du Président DUTREY rejoignent finalement une inscription de Mme CATALA et donc me permettent de répondre un peu plus globalement avant d?arriver au point précis de la Maison des Métallos.

La culture, la notion même de culture, c?est-à-dire le savoir, la création, la recherche, la réflexion la plus intime et la plus profonde, le dépassement de soi, sont à nouveau attaqués de toutes parts et par toutes sortes de nouveaux idéologues. Je m?inquiète donc quand la culture devient suspecte. Cela n?annonce rien de bon pour les années à venir.

Avec Bertrand DELANOË, nous n?opposerons jamais la recherche la plus pointue et l?accès au plus grand nombre car ce n?est pas contradictoire et c?est même nécessaire. Après avoir rénové, modernisé, nos plus grands musées parisiens, le Petit Palais, déjà plus de 150.000 visiteurs et le musée d?Art moderne avant d?ouvrir ou de soutenir la Gaîté lyrique, le 100, rue de Charenton pour y installer des collectifs artistiques, la Ferronnerie du Guignier, le 104, rue d?Aubervilliers - j?y reviendrai -, Les Trois Baudets, le Point Ephémère, la Maison des Métallos, Les Frigos et la médiathèque Marguerite Yourcenar dans le 15e arrondissement, après avoir instauré la gratuité des collections permanentes, comment ne pas se réjouir qu?un nouveau moyen de transport - et là j?en viens au tramway - un moyen de transport particulièrement écologique pour les centaines de milliers de Franciliens leur permettent aussi d?accéder à des oeuvres contemporaines, en effet les plus audacieuses, à l?art et à la beauté à toutes heures.

Les plus grandes innovations se sont faites comme cela. Les plus grandes émotions sont nées ainsi, dans la démesure parfois, l?ambition et la volonté toujours avec de l?excès et de la passion. Berlioz était détesté dans son propre pays, Van Gogh ne vendait pas une toile, Rimbaud, Verlaine, Genet, j?en passe. Méfions-nous donc du petit consensus populiste.

Les financements publics ne sont-ils pas là pour créer un lien entre le public et la recherche artistique pure en contournant les lois du marché ? Puis-je vous dire, que parfois quand j?entends certains propos, ils me donnent l?impression d?entendre des programmateurs de télévision soucieux de chasser l?élitisme en matière culturelle et j?en suis navré.

Pour ce qui est du 104, le projet est un projet à la fois de proximité, d?ouverture sur le quartier et de structuration de deux arrondissements, le 18e et le 19e arrondissement, très pauvres en établissements culturels. Certes, il est vrai que le 104, rue d?Aubervilliers a vocation à accueillir des artistes qui ne seront pas seulement Franciliens ou Français mais des artistes du monde entier, pour y produire des ?uvres, comme Paris en a l?habitude, à caractère universel et nous ne ferons pas de ségrégation ni de différences entre les artistes du quartier, les artistes de Paris, les artistes d?Ile-de-France, les artistes venus du monde entier, qu?ils aient d?ailleurs ou pas parfois leurs papiers.

Voilà, je pense avoir répondu à peu près à tout, en tout cas sur le fond et dans l?esprit. Mais je vous le répète, je m?inquiète quand la culture devient suspecte car on entend à une extrémité des propos et, à une autre extrémité, finalement les mêmes propos. Je pense que la raison se trouve entre les deux et que nous sommes capables ensemble, dans une ville qui a plus d?un cinéma par soir, 371 à ce jour, plus qu?il y a dix ans, une ville qui a plus de théâtres que n?importe quelle autre ville au monde, une ville qui accueille des cirques, une ville qui a en effet des artistes qui réclament des résidences mais dans une ville qui est dix fois plus petite que Berlin. Paris fait 105 kilomètres carrés à 2,5 millions d?habitants. Berlin fait 1.300 kilomètres carrés et a deux millions d?habitants. Donc, en effet, l?offre et la demande n?ont rien à voir et nous le regrettons mais il faut que la Région Ile-de-France puisse accueillir les artistes partout dans tous ses départements. Donc une plus grande solidarité est nécessaire. Paris ne peut pas accueillir toutes les artistes mais en tout cas elle continue d?en accueillir de plus en plus. Faisons en sorte que sur ce dossier, il n?y ait pas une opposition idéologique mais simplement de la stimulation entre nous.

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Monsieur GIRARD, sur l?amendement n° 29 bis relatif au projet de délibération DAC 127, quelle est votre position ?

M. Christophe GIRARD, adjoint, rapporteur. - Sur l?amendement, en effet, René DUTREY a tout à fait raison, il y a une erreur d?ordre matériel et une version erronée de la délibération DAC 127 a été diffusée aux Conseillers de Paris. Pour cette raison, il y a un amendement de l?Exécutif qui propose de modifier l?exposé des motifs.

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Merci.

Monsieur le Président BLOCHE, vous avez la parole.

M. Patrick BLOCHE. - Merci, Monsieur le Maire.

Très rapidement après avoir entendu René DUTREY, j?ai remarqué que le groupe ?Les Verts? s?abstiendrait. Après avoir écouté avec bonheur Jacques DAGUENET, disant son vote positif, et après avoir entendu la réponse de l?Exécutif, je crois que sur le dossier de la Maison des Métallos, comme toujours le temps en politique est important. Il y a le temps pour le dire, pour l?échange, pour le débat, pour la confrontation, pour la concertation et il y en a eu sur la Maison des Métallos, je pense qu?on ne peut pas faire de reproches à l?Exécutif de ce point de vue. Il y a eu un comité de pilotage qui a eu plus d?une réunion dans laquelle, bien sûr, tout le monde était représenté y compris les associations locales et le Comité des Métallos.

On a donc beaucoup parlé sur la Maison des Métallos. Et puis il y a un moment où il faut basculer dans le temps du faire, c?est-à-dire dans le temps de la réalisation. Et l?enjeu est là. Soit on retarde, et on retarde, et on retarde encore, soit on se dit que le moment est arrivé et parce que la Maison des Métallos est en travaux déjà pour des raisons de sécurité mais surtout pour son aménagement futur, on est dans le temps de la réalisation.

Je dis cela parce que l?aspect calendrier et l?aspect temps est déterminant et a motivé principalement la position des élus socialistes. Je disais que la concertation a eu lieu. Nous avons beaucoup discuté de la Maison des Métallos et je le dis avec conviction, compte tenu de ce que sont pour moi les fondements d?une politique culturelle qui, plus que jamais, doit renouer avec les fondamentaux de l?éducation populaire, de Jean Zay et de Léo Lagrange, dans un quartier comme celui de la Fontaine-au-Roi, (rue Jean-Pierre-Timbault pour qui connaît l?endroit). S?agissant de la Maison des Métallos, elle s?inscrit évidemment dans la mémoire du mouvement ouvrier. Il nous faut, par la légitimité que nous donne le suffrage universel, trancher un débat qui dure de puis des mois.

Soit on fait un lieu culturel, ouvert bien sûr au quartier, ouvert bien sûr aux associations locales, ouvert au Comité des Métallos, bref ouvert à tout le monde, mais on en fait un lieu culturel qui concerne aussi tous les Parisiens. Car il ne s?agit pas d?une appropriation par le quartier Fontaine-au-Roi ou par le 11e arrondissement de ce lieu qui ne peut concerner que tous les Parisiens.

Donc soit, on en fait un lieu culturel au sens fort du terme, de par la programmation, de par les contenus, de par la diversité, de par tout ce qui est prévu, notamment à partir des préconisations de Gérard PAQUET, soit - et je vais dire directement les choses parce qu?il est tard - soit on en fait une salle polyvalente. Et pour moi, dans ma démarche d?élu de gauche - alors élitisme, populisme, employons les termes et de toute façon Christophe GIRARD s?est exprimé en temps qu?adjoint à la culture de la Mairie de Paris - moi, je fais le choix effectivement, d?abord par rapport à la population du quartier, mais parallèlement par rapport à tous les Parisiens, quelles que soient leurs conditions, de leur permettre dans ce lieu rénové l?accès à la culture qui trop souvent leur est refusé. Parce que j?ai du respect pour eux, je ne veux pas qu?effectivement on transforme la Maison des Métallos en salle polyvalente. Petit 1.

Petit 2. Il y a un conflit de pouvoir, autant dire les choses depuis le début, qui est lié à l?histoire de la préemption de la Maison des Métallos. Parce que je suis là pour servir l?intérêt général, que je suis en responsabilité par rapport aux Parisiennes et aux Parisiens, et notamment vis-à-vis de ceux du 11e arrondissement, j?ai de fait à veiller à ce qu?il n?y ait pas d?appropriation privée de la Maison des Métallos, aussi légitime qu?ait été l?action du Comité des Métallos pour permettre la préemption et pour fournir des idées quant à ce qui s?y passera une fois les travaux terminés.

La garantie de l?intérêt général, la garantie que toutes celles et tous ceux qui sont concernés par la Maison des Métallos, notamment les élus si on a la gentillesse de ne pas les exclure, c?est de voter le projet de délibération qui nous est proposé par la Municipalité car, cela, c?est la garantie de la diversité, du pluralisme. C?est la garantie qu?effectivement la Maison des Métallos sera ouverte à tous et ne sera pas - je le répète avec insistance - l?objet d?une appropriation privée pour des intérêts particuliers.

Voilà la position du groupe socialiste et radical de gauche qui amène, en cohérence totale avec l?Exécutif, à voter les projets de délibération et les amendements qui nous sont proposés aujourd?hui.

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Merci.

René DUTREY, vous avez la parole.

M. René DUTREY. - Merci.

Monsieur GIRARD, vous avez employé des mots assez durs, tout de même : extrémiste, idéologue, populisme? Beaucoup de choses pour caractériser une opposition, hostile, que j?ai du mal à identifier.

Ce n?est l?intention de personne d?opposer une culture élitiste et une culture populaire. Il n?y a qu?une seule culture et l?objectif, je l?espère, pour notre majorité, est que le plus grand nombre puisse y avoir accès.

Le groupe ?Les Verts?, par ma voix, tente de se faire l?écho de nombreuses petites structures, aujourd?hui, de nombreux lieux de spectacles, de nombreux petits théâtres, qui ne trouvent pas un écho, dans notre politique municipale, à la hauteur des espérances portées en 2001.

Beaucoup de choses ont été faites, mais il y a une nécessité de soutien à l?initiative culturelle, pour que la pratique en amateur puisse rencontrer la pratique en professionnel et que cette pratique professionnelle puisse tirer la pratique en amateur vers le haut.

Donc, c?est effectivement le choix de la place du curseur entre ces deux pratiques, mais je suis persuadé que c?est la coexistence de ces deux pratiques qui permet de faire avancer les choses. Il ne s?agit pas d?opposer une MJC, avec quelques rappeurs, et un grand centre international qui accueille des artistes sans papiers du monde entier. Ce n?est pas l?opposition que j?ai voulue mettre en avant.

Je crois qu?il n?y a qu?une seule culture et que le soutien à l?initiative et aux petites initiatives pour les aider à se professionnaliser devrait être une voie de notre politique à explorer.

Quant aux artistes que vous avez cités (Van Gogh), je ne crois pas qu?ils aient bénéficié de financements publics, à l?époque, et tous ces artistes sont morts très pauvres, en général, et avec rien dans le ventre.

L?argent public n?a pas que très rarement découvert les artistes de demain. C?est dommage, mais on ne peut pas déterminer ce que sera l?art demain. On ne pouvait pas, hier, et je crains que l?on ne puisse pas non plus aujourd?hui. Ou alors, ce serait être d?une très grande prétention.

M. Alain LHOSTIS, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 123.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2006, DAC 123).

Je mets aux voix, à main levée, le projet d?amendement n° 29 bis déposé par l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet d?amendement n° 29 bis est adopté.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 127 ainsi amendé.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération amendé est adopté. (2006, DAC 127).