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Avril 2002
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147 - 2002, DAC 23 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec l'association du "Musée d'art et d'histoire du judaïsme" (3e) une convention d'objectifs relative à l'attribution d'une subvention de fonctionnement. - Montant : 2.630.959 euros

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2002


M. Christophe CARESCHE, adjoint président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DAC 23 concernant une autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec l'association du "Musée d'art et d'histoire du judaïsme" une convention d'objectifs relative à l'attribution d'une subvention de fonctionnement.
Je donne la parole à M. BOHBOT, pour cinq minutes.
M. Jack-Yves BOHBOT. - Monsieur le Maire, l'objet de la délibération consiste à attribuer une subvention de fonctionnement de près de 3 millions d'euros au Musée d'art et d'histoire du judaïsme afin de lui permettre de poursuivre son action.
Ce musée a été créé en 1986 à l'initiative de la communauté juive et avec le soutien de Jacques CHIRAC, Maire de Paris, et de M. LANG, Ministre de la Culture. Cela a été une réussite exceptionnelle.
Le Musée d'art juif de Paris, qui est abrité actuellement à l'hôtel de Saint-Aignan, est le premier Musée d'art juif d'Europe avant celui de Prague et d'Amsterdam.
Ce musée n'est pas encore tout à fait terminé. On attend, depuis 1998, date de son inauguration, la réalisation du jardin attenant, jardin qui se tient derrière le musée du côté de l'impasse Bertaud.
Dans les projets initiaux, ce jardin doit être partagé en un lieu pour les visiteurs du musée et un jardin pour les familles du quartier, le long de l'impasse Bertaud.
Les plans ont été retrouvés en Suède à Stockholm, ce sont des plans initiaux de Lenôtre.
Je voudrais savoir, Monsieur le Maire, quand la Ville de Paris envisage de réaliser ce musée qui satisfera bien sûr évidemment les utilisateurs du musée et les familles de ce quartier de Paris.
Je vous remercie.
Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, au nom de la 9e Commission. - Comme vous venez de le rappeler, Monsieur BOHBOT, l'hôtel de Saint-Aignan a fait l'objet d'une restauration vraiment très réussie par l'Etat et par la Ville. C'est un immense succès. Cette restauration devait se poursuivre par la réalisation de ces jardins.
Un premier avant-projet avait été ébauché par M. FONCARNY, architecte en chef des Monuments historiques et présenté à la Commission des opérations immobilières en mars 1999.
Depuis, l'élaboration du jardin a connu certains blocages. L'architecte en chef des Monuments historiques prévoyait une restitution des projets de Lenôtre, ce qui était fort coûteux, et puis il y avait aussi des contraintes liées à la sécurité du musée lui-même.
En particulier, le musée demandait qu'une grille sépare le jardin en deux, et protège d'une certaine manière le musée.
Je vous rappelle que ce jardin est situé dans le secteur sauvegardé du Marais et qu'à ce titre, tout aménagement nécessite un avis conforme, préalable de l'architecte des bâtiments de France.
Par ailleurs, même s'il n'est qu'un terrain vague, ce qui est regrettable, le jardin est classé, ce qui implique pour toute réalisation d'aménagement du jardin, l'accord du Ministre de la Culture, après présentation en Commission supérieure des Monuments historiques.
De la conjonction de ces deux protections, il résulte que les démarches qu'il convient d'engager sont, comme vous le savez, assez lourdes et en tout état de cause, les services du Ministère de la Culture auront un droit de regard sur le projet proposé.
Je souhaitais vous assurer de la volonté de l'Exécutif de faire aboutir ce projet de réhabilitation et d'ouverture du jardin de l'hôtel de Saint-Aignan dans un arrondissement qui est particulièrement dépourvu en espaces verts.
A cet effet, le Maire de Paris a saisi Mme la Ministre de la Culture, afin que soit renforcée la coopération entre les services de l'Etat et ceux de la Ville dans le traitement de ce dossier et que surtout les blocages que nous avons connus soient enfin surmontés.
Des mesures vont être étudiées en concertation avec le musée portant à la fois sur les moyens humains, qui pourraient être dévolus à la surveillance du jardin et sur les moyens matériels et techniques qui permettraient d'améliorer les abords du musée.
Les services sont actuellement au travail. Ils ont esquissé un calendrier qui prévoit une définition du programme pour l'automne de cette année, avec élaboration du projet proprement dit en 2003, ce qui permettrait un début des travaux en 2004, et ce qui permettrait surtout une concertation dans le 3e arrondissement, avec les habitants du quartier concernés, ce qui est important et ce qui n'avait pas été prévu jusqu'à présent, mais qui s'ajoute aux temps de réalisation de ce jardin.
En ce qui concerne le coût de l'opération, il est estimé à un peu plus de 10 millions de francs, en mars 1999, ce qui représente à peu près 1,5 million d'euros.
Les autorisations de programmes sont inscrites à cette fin au budget de la Direction des Affaires culturelles.
A cela, il faudrait ajouter le coût des mesures complémentaires liées à l'amélioration de la sécurité aux abords du musée qui vont être étudiés tout particulièrement comme vous l'imaginez.
Voilà les éléments d'information que je souhaitais vous apporter en vous confirmant la volonté de l'Exécutif, et je pense de tous les élus du 3e, d'aboutir rapidement sur ce projet de jardin.
M. Christophe CARESCHE, adjoint président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 23.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2002, DAC 23).