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143 - 2002, DPA 226 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer des marchés de définition sur appel d'offres en vue de la réalisation des travaux d'aménagement d'un centre dédié aux musiques actuelles et à l'art interactif dans l'ancien théâtre de la Gaîté Lyrique (3e)

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2002


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DPA 226 concernant une autorisation à M. le Maire de Paris à signer des marchés de définition sur appel d'offres en vue de la réalisation des travaux d'aménagement d'un centre dédié aux musiques actuelles et à l'art interactif dans l'ancien théâtre de la Gaîté Lyrique.
Je donne la parole à Moïra GUILMART.
Mme Moïra GUILMART. - Je regrette un peu que M. GIRARD ne soit pas là, mais bon...
Monsieur le Maire, mes chers collègues, c'est avec un grand plaisir, disons mieux, c'est avec bonheur que nous approuvons aujourd'hui le principe de la renaissance de la Gaîté Lyrique sous forme d'un centre dédié aux musiques actuelles et à l'art interactif.
En effet, aujourd'hui, cette salle n'est pas une belle endormie sur laquelle il suffirait de souffler pour enlever la poussière qui la recouvre depuis 1987 et par là même la réveiller.
En effet, bien pire, elle offre le spectacle d'un parfait désastre culturel et financier.
Voilà Christophe, c'est dommage, vous avez manqué le début de mon intervention.
(Applaudissements sur les bancs des groupes du Mouvement des citoyens, socialiste et radical de gauche, communiste et "Les Verts").
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Ne flattez pas son ego sinon on ne va pas s'en sortir !
Mme Moïra GUILMART. - Monsieur GIRARD, je disais donc que la Gaîté Lyrique n'était pas une belle endormie qu'il fallait simplement réveiller délicatement, qu'au contraire elle offrait le spectacle d'un parfait désastre culturel et financier et que face à ce désastre devait correspondre un vrai projet novateur et donc un vrai défi.
C'est pourquoi nous avons à c?ur d'implanter au centre de Paris un lieu qui soit le symbole de la jeunesse, de ses goûts, de ses pratiques, de sa créativité. C'est là une des conditions du rayonnement artistique contemporain que doit conserver la Capitale de la France.
Nous savons que ce projet a été réfléchi, mûri, en liaison avec le Maire du 3e arrondissement, Pierre AIDENBAUM, mais également avec les habitants de l'arrondissement, notamment ceux du voisinage dont nous partageons le souci de concilier animation, activité culturelle, économique et qualité de l'environnement.
Il est donc essentiel que les habitants du quartier puissent se réapproprier la Gaîté Lyrique, mais que dans le même temps cette renaissance vue l'ampleur du projet et sa vocation, bénéficie à Paris dans son ensemble.
Les techniques musicales seront modernes, prospectives, expérimentales, mais plus que les seules techniques, c'est l'esprit même du projet qui implique de nouvelles façons d'être et de faire.
Ouvert aussi bien aux amateurs, semi-professionnels et professionnels, cet équipement offrira des possibilités de formation, de création, d'expérimentation, il devra favoriser les échanges, le croisement des différentes disciplines avec une volonté de coopération et de convivialité.
De nombreuses activités porteuses de réalisations tangibles sans négliger les retombées économiques, pourront voir le jour grâce aux studios d'enregistrement, aux salles de diffusion, etc. Le texte de la délibération nous détaille tous ces aspects.
Et donc enfin, en conclusion, il est clair que nous attendons de cette renaissance, qu'elle serve d'impulsion à la mise en ?uvre d'une véritable politique en faveur des musiques actuelles car Paris souffre d'un déficit de lieux de répétitions et de création. Jeunes amateurs, artistes, sont nombreux à s'enthousiasmer pour développer des formes musicales novatrices qui correspondent à ce qu'ils ressentent de leur époque.
C'est pourquoi je formulerai le v?u que d'autres lieux, diverses formes d'aide et de partenariat soient offerts aux jeunes talents dans différents arrondissements en liaison avec la nouvelle Gaîté Lyrique. Sachant, Monsieur le Maire, l'attachement que vous avez pour ce projet aux perspectives innovantes, nous ne doutons pas que tout sera fait pour que le rideau se lève, au moins partiellement, le plus rapidement possible. Merci.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci, je donne la parole à Mme Elisabeth de FRESQUET.
Mme Elisabeth de FRESQUET. - Monsieur le Maire, chers collègues, nous devons nous prononcer sur le principe de réalisation de travaux d'aménagement d'un centre dédié aux musiques actuelles et à l'art interactif dans l'ancien théâtre de la Gaîté Lyrique.
C'est l'occasion pour moi de rappeler ce qu'a été ce lieu durant des décennies avant qu'il ne perde de son influence et de son rayonnement, c'est-à-dire un lieu populaire par excellence où le tout Paris - j'insiste sur ce terme parce que c'était "tout Paris" - se bousculait pour écouter les airs à la mode.
C'est sans nostalgie que je dis que c'était une époque où l'opéra était populaire, l'opéra bouffe ou encore l'opérette pour employer une expression souvent dénigrée, mais les airs qui se chantaient ici étaient repris dans tout Paris et étaient chantés par tout le monde.
Bien sûr, cette évocation ne saurait dicter quoi que ce soit pour l'avenir sauf qu'il me paraît que la musique doit rester l'axe déterminant et dénominateur de ce lieu privilégié.
Or, si je me situe dans cette perspective, que je crois la plus pertinente, votre projet ne me semble pas suffisamment clair ni relever d'une véritable cohérence.
Si j'approuve le choix d'un centre culturel et artistique dédié aux musiques actuelles, je reste perplexe sur la notion d'art interactif qui recouvre, d'après votre projet, le champ des techniques virtuelles, les sites Internet, les jeux, les Cd-Rom, les DVD, les scénographies technologiques, le design et la mode impliquant les technologies numériques, dont je me demande ce qu'elles ont à voir avec un centre culturel et artistique dédié en premier lieu aux musiques actuelles.
Je crois qu'à force de courir après tous les champs d'activité et de création culturelle, vous finirez par vous tromper d'objet, vous disperser. Vous risquez in fine d'enfermer le lieu et de l'isoler de son environnement social et humain.
N'aurait-il pas été préférable pour un espace aussi prestigieux de définir au préalable une politique plus exigeante et plus cohérente à la hauteur de ce que vous définissez dans votre propre introduction : la création d'un lieu spécifique aux musiques actuelles, ouvert alors que vous le fermez à toutes les autres formes de musique qui manquent aujourd'hui de lieu pour s'exprimer.
Je vous rappelle incidemment que les conservatoires municipaux sont surchargés et ne peuvent assumer leur mission première à savoir l'apprentissage de toutes les musiques pour tous.
Pour en terminer, j'apprécierais d'avoir plus de précision sur les conditions du choix définitif du futur projet dont les études se montent tout de même à 321.000 euros. J'ajouterai que le groupe U.D.F. s'est déjà opposé à des projets qu'il jugeait somptuaires au regard du coût d'investissement alors estimé.
J'ose espérer que la décision finale fera au moins la part "belle Hélène" à la musique pour que la "Vie parisienne" retrouve sa gaîté et que les "contes d'Hoffmann" trouvent leurs comptes. Je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs du groupe Union pour la Démocratie française).
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Madame TAÏEB, si vous pouviez être aussi concise, ce serait bien.
Mme Karen TAÏEB. - Monsieur le Maire, en 1987, la municipalité parisienne propriétaire de la Gaîté Lyrique, cède ce magnifique théâtre à des promoteurs qui prétendaient y installer une sorte de parc d'attraction forain intérieur. Sans discuter leurs mirifiques prévisions, la Ville cautionne les emprunts nécessaires aux travaux pour 15,2 millions d'euros. Ouverte à grands fracas le 19 décembre 89, la planète magique ferme ses portes trois jours plus tard. Tentative de relance, nouveau cautionnement, résultat : une faillite retentissante et, bilan de cette opération mal conçue et mal gérée, une ardoise de 27 millions d'euros pour la Ville de Paris.
A la faillite financière s'ajoute un désastre architectural : derrière la belle façade aux colonnes de marbre rouge seul le foyer aux lambris dorés témoigne encore des splendeurs du passé ; au-delà c'est un véritable chaos de béton.
Il était temps de réhabiliter la Gaîté Lyrique fermée depuis 1949. La Ville de Paris a décidé de créer dans ce lieu un centre dédié aux musiques actuelles et à l'art interactif à destination tant des professionnels que des amateurs.
Dire oui à la création artistique, oui à une politique culturelle dynamique et innovante, ce projet comme celui de la Maison des Métallo et le 104, rue d'Aubervilliers, s'inscrit dans cette perspective.
Nous voterons donc favorablement cette délibération. Je vous remercie.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - M. BOHBOT a la parole.
M. Jack-Yves BOHBOT. - Monsieur le Maire, je voudrais rappeler qu'au début de la mandature vous nous aviez d'abord soumis pour la Gaîté Lyrique un projet de création d'une bibliothèque. Je suis heureux que le Maire de Paris soit revenu sur le projet parce que vous savez que le contrat de plan Etat-Région voté en mars 2000 prévoyait un financement de 87 millions de francs (65 millions par la Région et 22 par l'Etat) pour financer justement un établissement à la Gaîté Lyrique qui serait dédié à la musique et c'est bien aujourd'hui le projet sur lequel vous êtes revenu : un établissement dédié à la musique et - pourquoi pas - les musiques nouvelles. C'est donc un projet musical qui pourra être aidé et financé à la fois par l'Etat et par la Région Ile-de-France.
J'aimerais intervenir sur plusieurs aspects du projet qui ne figurent pas dans le projet au stade où on le trouve actuellement mais qui seront importants pour la suite.
Premièrement, Monsieur le Maire, vous avez mis en place un Comité de pilotage avec des représentants de l'Administration, de la mairie d'arrondissement. Il me paraît important aussi que dans ce comité l'opposition puisse siéger car la Gaîté Lyrique est un projet de l'arrondissement, mais aussi et surtout un projet parisien. Je crois que si on veut en faire un dossier consensuel parce qu'il n'y a pas sur ce dossier de polémique politique, l'opposition a tout à fait sa place dans le comité de pilotage.
Le deuxième aspect concerne les riverains : les riverains font quand même des problèmes. Ils ont assisté aux réunions de concertation mais ont soulevé des problèmes très intéressants qu'il faut noter, notamment le problème des nuisances phoniques. Qui dit musique dit bruit, bruit de qualité mais bruit quand même. Il faudra, Monsieur le Maire, associer de manière très proche les associations de riverains pour qu'elles puissent suivre à chaque étape du projet, l'évolution de ce dossier.
Troisième aspect des choses : l'environnement du Théâtre de la Gaîté Lyrique. Vous nous parlez des abords immédiats du projet qu'il faudrait requalifier et vous ne parlez en fait que de la rue Papin qui est la rue adjacente au théâtre. Il faut avoir une vision plus large, à la fois englober le jardin qui est en face de la Gaîté Lyrique, le square Emile-Chautemps où se retrouve des boulistes, des mères de famille, des joueurs de ping-pong. Il faut réhabiliter ce jardin.
Il faut aussi revoir la voirie boulevard Sébastopol, rue Réaumur, rue Saint-Martin.
Dernier point sur lequel il faudrait aussi se pencher, l'accessibilité du lieu qui va accueillir beaucoup de monde, j'espère. Je sais que vous n'êtes pas très favorables au parking mais il y a une station de métro très proche, Réaumur-Sébastopol, qui n'est pas non plus dans un très bon état, qui a une sortie qui jouxte le théâtre de la Gaîté Lyrique et qu'il faudrait aussi refaire.
Vous savez que les Arts et Métiers ont été totalement refaits il y a quelques années pour accueillir l'installation du Musée des Arts et des Techniques et des Arts et Métiers. Je pense que l'on pourrait s'inspirer de la manière dont a été traitée cette station de métro pour imaginer quelque chose de ludique, de musical autour de la station Réaumur-Sébastopol.
Dernier point : l'évaluation du coût et la date de livraison de l'équipement. Nous n'avons pas d'information dans le dossier. Est-ce que vous pouvez indiquer, Monsieur le Maire, dans quel délai vous imaginez que le Théâtre de la Gaîté lyrique sera réouvert et à quel coût ? A ce stade de la préparation du dossier, cela peut-il être évalué ? Je vous remercie.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci. M. DOMINATI est absent. Donc je donne la parole à M. GIRARD pour une réponse courte.
M. Christophe GIRARD, adjoint, au nom de la 9e Commission. - Courte, ce sera difficile. Parce que c'est un sujet...
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Si vous ne voulez pas être là jusqu'à trois heures du matin...
M. Christophe GIRARD, adjoint, rapporteur. - Il s'agit d'un dossier important et coûteux, donc je crois que le coût mérite des explications détaillées.
J'aimerais défendre ce projet avec beaucoup de modestie car, comme je l'ai perçu dans les interventions des uns et des autres dans cette Assemblée, les nouvelles technologies, la numérisation, peuvent parfois sembler très abstraites, très étranges et peut-être pas forcément de notre génération.
Alors d'un désert, qu'est la Gaîté Lyrique, je crois qu'on a le devoir d'en faire un îlot de bonheur et je vais m'employer à vous décrire ce que sera, je l'espère, la nouvelle Gaîté Lyrique, pour toutes les Parisiennes et tous les Parisiens, dans les trois ou quatre années qui viennent.
L'environnement musical et auditif a profondément évolué, comme vous le savez, ces dernières années, avec l'utilisation des nouvelles technologies. Si vous vous rendez à Karlsruhe ou à Tokyo, il existe des lieux en effet comme nous souhaitons transformer la Gaîté Lyrique, où sont mêlés à la fois la musique et les arts plastiques, à partir des nouvelles technologies.
Pourtant, la Ville de Paris ne dispose pas aujourd'hui d'un lieu spécifique dédié aux musiques actuelles et à l'art interactif. Je le répète, c'est vrai que les mots d'interactif, de numérique, nous semblent des mots un peu barbares mais je crois que l'on a un travail à faire, d'éducation, nous tous les élus, comme je l'ai fait ces dernières semaines, en rencontrant des spécialistes et c'est vrai qu'en écoutant les spécialistes on comprend mieux ensuite que ce sont ces musiques et on comprend qu'elles portent en effet une création très innovante.
Alors nous ferons un espace ouvert à la Gaîté Lyrique, s'adressant aussi bien aux amateurs qu'aux professionnels et aux semi-professionnels, en offrant des possibilités de formation, de diffusion et de création-expérimentation. Sur la formation j'ajouterai quelques commentaires à la fin de cet exposé.
Il est donc proposé de créer dans l'ancien théâtre de la Gaîté Lyrique un centre culturel interactif, ouvert à ces deux secteurs d'activité et répondant également aux activités culturelles de l'arrondissement. Un espace sera en effet réservé aux habitants du 3e, comme l'ont souhaité Pierre AIDENBAUM et son Conseil municipal et je crois, comme nous le souhaitons, nous, la nouvelle majorité. Il ne faut jamais oublier quand on construit un projet pour l'ensemble de Paris, et pour la Région Ile-de-France - je vous rappelle qu'un financement de la Région Ile-de-France est prévu pour ce projet - qu'il est important que l'on ne perde jamais de vue que les habitants du quartier ont besoin d'espaces de proximité, de quartier.
L'appellation "musiques actuelles" recouvre le champ des musiques électroniques, le rock, le R&B - vous savez peut-être que c'est le Rythm and Blues mais nouvelle version, par de nouveaux créateurs - le Rap, le Hip-Hop et l'expression des forces musicales issues des nouvelles technologies.
Ce centre culturel de la Gaîté Lyrique occupera une place active dans un réseau de salles actuelles en France comme à Nantes, avec "le Trempolino", à Agen, "le Florida", à Orléans, "l'Astrolabe" et à Paris un lieu exceptionnel que vous connaissez certainement tous, "le Batofar".
L'appellation "art interactif" recouvre le champ des installations interactives et virtuelles, les sites Internet, les jeux, les CD-Rom, les DVD, les scénographies technologiques, le design et pourquoi pas la mode...
M. Alain LHOSTIS, adjoint. - Pourquoi pas ?...
M. Christophe GIRARD, adjoint, rapporteur. - ... impliquant les nouvelles technologies numériques.
L'ancien théâtre de la Gaîté Lyrique désaffecté depuis de nombreuses années, présente d'intéressantes possibilités d'aménagement. Le programme général de l'opération est articulé autour des espaces suivants pour l'activité musicale : une salle de capacité moyenne, des locaux de répétition, des salles de diffusion et des studios d'enregistrement.
J'insiste sur ces points : salle de capacité moyenne, locaux de répétition, salles de diffusion et studios d'enregistrement, qui permettront en effet aux créateurs musiciens de pouvoir s'exprimer du début de la création musicale jusqu'à l'expression, voire l'enseignement.
Pour l'activité interactive, des ateliers pratiques et d'expérimentation, une galerie d'exposition consacrée à la création et qui présentera des installations artistiques interactives.
Alors évidemment, à chaque fois que l'on répète le mot interactif, on a l'impression que c'est opaque ou virtuel...
M. Yves GALLAND. - C'est vrai !
M. Christophe GIRARD, adjoint, rapporteur. - ... mais ce n'est pas le cas. Des locaux communs, une salle permettant le croisement des différentes disciplines destinées à accueillir des concerts, des projections, voire de la danse. Des salles de conférences, des locaux administratifs bien nécessaires, des lieux favorisant la convivialité - je n'aime pas tellement ce mot un peu creux mais je crois que tout le monde le comprend aujourd'hui - et l'accueil des publics.
Pour disposer de ce lieu, il y aura plusieurs projets présentant des réponses culturelles, architecturales, techniques et financières différentes. Trois marchés de définition simultanés sont lancés...
M. Alain LHOSTIS, adjoint. - Oh là là !
M. Christophe GIRARD, adjoint, rapporteur. - ... d'un montant forfaitaire de 107.000 euros T.T.C., soit un montant global de 321.000 euros T.T.C. Comparée aux dépenses faites pendant des années pour maintenir ce lieu en état de non insalubrité et de sécurité je crois que la somme est bien raisonnable pour enfin déboucher sur un projet innovant.
Le marché de maîtrise d'?uvre sera lancé à l'issue de ces études. J'aimerais dire en conclusion que certes on prendra en compte évidemment le square Emile-Chautemps. Vous connaissez mon amour de la pétanque, les boulistes ne seront donc pas abandonnés ni oubliés, Monsieur BOHBOT. On a, je crois, le devoir en effet de savoir favoriser la pratique de proximité, comme le boulisme, et tout en faisant la place pour les personnes âgées, les poussettes, les landaus, et même les familles monoparentales, pourquoi pas ?... En même temps je crois que l'on devra profiter de cette occasion pour faire de ce square un square qui soit un peu plus innovant que ces petits squares de sous-préfecture de nos belles provinces. Je crois que l'on peut vraiment avoir de l'ambition pour Paris et par la même occasion...
Ce n'est ni du mépris, ni du parisianisme, c'est de la lucidité. Donc je souhaiterais également que la Gaîté Lyrique... je suis content de réveiller la salle, vous avez fait un dîner tellement copieux et bien arrosé que je vous sentais un petit peu endormis...
M. Alain LHOSTIS, adjoint. - Nous sommes interactifs.
M. Christophe GIRARD, adjoint, rapporteur. - Silence ! Donc pour structurer ce projet je crois qu'il est également important - et j'en termine là, Monsieur le Maire - de structurer l'enseignement et les pratiques parce qu'en effet un lieu où vous aurez une explosion de jeunes talents entraînera inévitablement une réforme des conservatoires et des pratiques musicales et en effet...
M. Alain LHOSTIS, adjoint. - C'est évident.
M. Christophe GIRARD, adjoint, rapporteur. - Je crois que l'enseignement lui-même s'en verra réformé et c'est une bonne chose pour Paris.
Voilà ce que je voulais simplement vous dire. Sans une audace comme celle d'aujourd'hui, le jazz des années 30, 40, 50, 60, n'aurait sans doute jamais vu le jour. Je souhaite à la Gaîté Lyrique qu'il soit un projet de tous les Parisiens et toutes les Parisiennes mais qu'il soit bien évidemment voté par l'ensemble de ce Conseil.
(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche, communiste, du Mouvement des citoyens et "Les Verts").
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci, Monsieur le Maire GIRARD. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPA 226.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2002, DPA 226).