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Decembre 2009
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Conseil Municipal
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2009, DAC 758 - Signature avec l'établissement public de coopération culturelle "104" (19e) d'un avenant à la convention d'objectifs du 17 juillet 2009, relative à l'attribution d'une subvention. - Montant: 600.000 euros.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2009


 

M. François DAGNAUD, adjoint, président - Nous passons à l'examen du projet de délibération DAC 758 relatif à la signature, avec l'établissement public de coopération culturelle "104" (19e) d'un avenant à la convention d'objectifs du 17 juillet 2009, relative à l'attribution d'une subvention de 600.000 euros.

La parole est à Mme Danielle FOURNIER.

Mme Danielle FOURNIER. - A-t-on voté la subvention de 37 millions d'euros ? Si ? Je n'ai pas fait attention.

Au sujet du "104", il s?agit d?un projet de délibération qui nous demande d'autoriser le Maire de Paris à signer un avenant à la convention de juillet 2009, afin d'attribuer une subvention de fonctionnement complémentaire exceptionnelle à l?établissement public de coopération culturelle à caractère industriel et commercial "104".

Cette subvention s?ajoute à celle déjà votée en février 2009 - nous avions voté une subvention de 2 millions 750.000 euros -, à celle de juillet 2009 de 5 millions 250.000 euros et, puis, à l'aide, elle aussi exceptionnelle, que nous avions votée au dernier Conseil pour aménager une pépinière d'entreprises au sein du "104".

Certes, les difficultés liées au démarrage de l'Etablissement, particulièrement dans un contexte économique qui n?est pas du tout favorable, qui est difficile, ont une incidence négative sur les recettes de commercialisation par rapport à ce qui était attendu. Je suis bien d'accord qu'il faut permettre à l?E.P.C.C. de terminer l'exercice budgétaire 2009 en équilibre.

Mais, ces difficultés ne viennent pas seulement du contexte difficile. Elles tiennent aussi à différents facteurs et notamment au statut, que j'évoquais, qui a été choisi et que nous avions critiqué en son temps, qui oblige à une commercialisation importante des espaces, ce qui à mon sens nuit à l?image du lieu en général et à la lisibilité de sa ligne éditoriale auprès des Parisiens puisque l'accès du lieu est parfois complètement privatisé, comme j'ai pu en faire l'expérience la semaine dernière.

En effet, dans les activités du "104", il y a le spectacle vivant, l'art contemporain dans la diversité de ses formes, aussi bien création que diffusion, mais aussi les activités commerciales, qu'il s'agisse des commerces sur lesquels on compte pour mettre de la vie, alors qu'ils ne devraient être finalement qu'accessoires dans ce lieu, et des salons ou des événements pour lesquels de vastes superficies sont régulièrement mises à disposition.

Ce statut dont on nous promettait - peut-être pas monts et merveilles - mais, en tout cas, un appui sérieux, solide pour la gestion - semble-t-il - ne remplit pas son rôle. Il brouille l'image du lieu et il ne remplit pas l'office pour lequel il a été proposé, c'est-à-dire d'avoir d'autres ressources, et nous regrettons que l?équipement soit, en quelque sorte, enfermé dans ce cercle infernal.

D'autre part, à la relecture de la délibération qui a créé cet E.P.C.C. à caractère industriel et commercial, j'ai relevé qu?il permet de "conserver la souplesse du droit privé dans les relations de travail". Aussi, Monsieur le Maire, je souhaite vous poser une question. Depuis un an, "Le 104" s'est mis en route avec des hauts et des bas, de nombreuses aides de la Ville que j?ai rappelées, mais aussi l'énergie, le dynamisme et parfois l'enthousiasme des personnels qui ont eu à c?ur de rendre vivant ce projet.

Alors qu'il est question des évolutions du projet, que les directeurs n'ont pas proposé leur candidature pour la suite, que la Ville est à nouveau sollicitée par cette demande, ce projet de délibération ; est-ce que nous pouvons avoir l'assurance que les emplois créés seront maintenus et, en tout cas, qu'une grande attention sera portée à ces personnels nouvellement recrutés ?

Merci.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

M. GIANNESINI s'était inscrit mais, manifestement, il n'est pas là. Donc, je propose à Christophe GIRARD de répondre à Danielle FOURNIER.

M. Christophe GIRARD, adjoint, au nom de la 9e Commission. - Alors, Jean-Jacques GIANNESINI, de toute façon, je vais le voir, Monsieur le Maire, début janvier au sujet du "CENTQUATRE" puisque je réunirai un Conseil d'administration exceptionnel, afin de discuter avec les membres du Conseil d'administration de l'avenir du "CENTQUATRE" et de les écouter. Il y aura donc tous les membres, s'ils sont là, en tout cas, qui pourront bien évidemment discuter avec moi. Donc, l'absence de M. GIANNESINI n'est pas trop préjudiciable. Je pense que j'aurai du temps, évidemment, à lui consacrer et qu'il en aura également pour moi.

Pour répondre à Mme FOURNIER, on a beaucoup parlé ces dernières semaines - comme vous le savez - du "CENTQUATRE", mais nous allons donc continuer à en parler car je vais réunir le Conseil d'administration début janvier. Aujourd'hui, c'est de son avenir dont j?aimerais vous entretenir. Comme vous le savez, les deux directeurs ont annoncé qu'ils ne demandaient pas, au cours du Conseil d'administration du 12 novembre dernier, leur renouvellement.

Aujourd?hui, c'est donc une nouvelle page que le "CENTQUATRE" doit écrire. Ainsi, dans quelques semaines, un appel à candidature sera lancé pour qu'une nouvelle direction puisse mener à bien les missions confiées à un équipement culturel d'une telle importance, donner aux artistes de toutes disciplines de véritables moyens de production, permettre aux habitants des quartiers, ainsi que les établissements culturels comme la bibliothèque qui est toute proche, comme le Conservatoire qui est non loin, de s'emparer de cet équipement, les inviter à se frayer une voie en direction de ces univers artistiques, initialement peu accessibles, fabriquer un lieu de vie social, susciter des rencontres artistiques inédites et permettre un foisonnement nécessaire à une grande capitale comme dans des quartiers longtemps dépourvus d'établissements culturels.

Malgré la crise, je souhaite rester optimiste et je demanderai d?ailleurs aux membres du Conseil d'administration qui ont été d'ailleurs constructifs et attentifs, il n'y a pas eu de débats politiciens? D'ailleurs, au dernier Conseil, Jean-Marie CAVADA m'avait confié son pouvoir, ce qui exprimait, évidemment, la confiance qu'il peut avoir dans le Conseil d'administration et dans ma présidence et je l'en remercie.

Je suis certain que nous parviendrons à poursuivre le développement, en tout cas, la vraie naissance du "CENTQUATRE" en 2010 et cela pour de nombreuses années, en associant à la fois les élus du quartier et de l'arrondissement, mais également et surtout, les membres du Conseil d'administration et un certain nombre de personnalités.

Sachez qu?à ce jour, déjà plus de 50 candidatures spontanées se sont révélées et se sont manifestées auprès de nous mais, bien évidemment, cela sera étudié par une procédure que je mettrai en place avec le Conseil d'administration dès début janvier et dans les semaines qui vont suivre.

Je vous remercie.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 758.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2009, DAC 758).

Je vous remercie.