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Mars 2003
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8 - 2003, DPP 5 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres pour la surveillance des manifestations "Paris-Plage" et "Nuit blanche"

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2003


Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Nous passons au projet de délibération DPP 5 concernant une autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres pour la surveillance des manifestations "Paris-plage" et "Nuit-blanche".
Je donne la parole à M. GOUJON.
M. Philippe GOUJON. - Il a fallu que des événements qui auraient pu devenir tragiques surviennent l'an passé lors de la première édition de "Nuit-blanche" pour qu'enfin mus par un subit accès de lucidité, les responsables de la Ville comprennent qu'il est grave de réunir des dizaines de milliers de personnes sans assurer leur sécurité et dans une complète inorganisation.
Le constat est sévère :
L'an passé, "Paris-plage" n'a que très peu été surveillé le jour et la nuit par seulement une vingtaine d'agents privés, vite débordés et seule la convivialité ambiante a évité des incidents graves.
On ne peut ainsi gérer de grands rassemblements.
Quant aux débordements inadmissibles survenus lors de "Nuit-blanche", ils ont amené l'Adjoint compétent à constater en Commission, je le cite : "l'improvisation des conditions de sécurité" et à déclarer, et je partage son point de vue : "c'est une chose que nous n'accepterons plus".
Nous ne nous satisfaisons pas de ce mea culpa tardif et pensons qu'il eut été opportun que l'Inspection de la Ville - si attentive d'habitude à tout dysfonctionnement - se penche sur l'organisation de la sécurité et propose des sanctions s'il y a lieu, car on a joué avec la vie des Parisiens.
Avec ce mémoire, on a le sentiment que le balancier part brutalement dans l'autre sens car une prestation évaluée 80.000 euros pour la "Nuit-blanche" équivaut au recrutement de près de 500 agents privés, à 15 euros l'heure de vigile !
De plus, jamais le recours aux sociétés privées de vigiles n'a été aussi important. Jamais, par le passé, des vigiles privés n'ont été autorisés à exercer dans les lieux publics municipaux où ils ne sont dotés d'aucun pouvoir.
Seuls les 700 inspecteurs de sécurité dont on vient de parler à l'instant peuvent assurer véritablement la conservation du patrimoine municipal dans de bonnes conditions, d'autant plus que vous avez confirmé pour eux l'autorisation de porter le "Tonfa", le bâton de défense et la bombe lacrymogène.
Il est vrai que près d'une centaine d'entre eux, un peu écoeurés par les conditions dans lesquelles ils exercent, sont en train de quitter la D.P.P. mais c'est un autre sujet.
Quant à la somme très importante de 200.000 euros pour "Paris-plage", elle correspond à la moitié du coût qui avait été annoncé pour l'opération l'an passé.
Au moins, cette année, procède-t-on par un appel d'offres, contrairement à ce qui s'était produit l'an dernier où la prestation avait été fractionnée en plusieurs marchés de gré à gré.
Ma question est simple : peut-on évaluer le coût de ces deux opérations pour cette année puisque celui de la sécurité est déjà à juste titre d'ailleurs, mais dans des conditions peut-être parfois contestables, considérablement augmenté ?
Je vous remercie.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - La parole est à M. Christophe CARESCHE.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, au nom de la 5e Commission. - En premier lieu, je n'accepte pas les mises en cause que vous venez de faire, Monsieur GOUJON, mais il est vrai que l'exploitation de l'insécurité est une spécialité de la droite et de l'opposition. C'est votre fonds de commerce et vous le démontrez une fois de plus.
S'agissant de ce qui s'est passé l'année dernière, en ce qui concerne tant "Paris Plage" que "Nuit Blanche", un dispositif de sécurité avait été mis en place.
En ce qui concerne "Paris Plage", un certain nombre d'incidents ont été dénombrés. Le fait qu'il n y ait pas eu de problème très important n'est pas dû simplement à la convivialité, comme vous l'avez indiqué, mais à la présence des inspecteurs de sécurité et de la Préfecture de police, très présente sur ces événements.
Par ailleurs, il est vrai qu'en ce qui concerne "Paris Plage", nous avons eu à faire face à un afflux de population qui, honnêtement, n'avait pas été prévu initialement. Il est par conséquent légitime qu'aujourd'hui, nous anticipions et bénéficions d'un dispositif plus important. C'est ce que nous vous proposons à travers cette délibération.
Je pense qu'il faut faire en sorte que les conditions de sécurité, lorsqu'il y a de tels événements soient maximales. C'est dans cet esprit que nous travaillons et je pense que cette délibération répond parfaitement à cet impératif.
Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Merci, monsieur CARESCHE.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPP 5.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, DPP 5).