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Mars 2003
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Conseil Municipal
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2 - 2003, SG 7 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres pour la conceptualisation scénographique et sa validation matérielle pour l'opération "Paris-plage" du dimanche 20 juillet au dimanche 17 août 2003 inclus

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2003


M. LE MAIRE DE PARIS. - Sans perdre de temps, je vous propose donc de reprendre cette séance par l'examen du projet de délibération SG 7 qui consiste en une autorisation à donner au Maire de Paris de signer un marché pour la conceptualisation scénographique et la validation matérielle pour l'opération "Paris-plage".
Je donne d'abord la parole à Mme NENNER.
Melle Charlotte NENNER. - Merci, Monsieur le Maire.
Chers collègues, le projet dont il est question permet d'inscrire l'édition 2003 de "Paris-plage" dans la réalité.
La scénographie et l'organisation de la manifestation montrent que cela dépasse le simple champ des transports pour en faire un vrai projet culturel résolument moderne, solidaire et urbain, projet porté par 2 adjoints "Verts" en phase avec les attentes des Parisiens.
Je souhaite néanmoins revenir sur l'aspect "transports" de cette opération. Ainsi, les voies sur berges, comme en 2001 et en 2002, seront rendues, l'espace d'un bout d'été, aux piétons, aux vélos et aux rollers. Il s'agit bien de démontrer que les voies sur berges sont capables de passer du statut infernal d'autoroutes au c?ur de Paris au statut de promenades au bord de l'eau. Et nous rappelons notre souhait de voir, à terme, ces berges définitivement piétonnes.
L'approche de l'espace urbain intégrant la notion du temps me paraît tout à fait intéressante. Comme pour l'opération "Paris respire", le visage de rues, de voies parisiennes change le dimanche par rapport aux autres jours de la semaine, l'été par rapport à l'hiver.
Nous devons donc nous emparer de cette question et penser les aménagements de la façon la plus souple possible, permettant par exemple de libérer telle ou telle rue le mercredi après-midi pour les enfants ou de réaliser des voies marchés les samedis et dimanches matins.
J'ai fait le parallèle avec l'opération "Paris respire" à dessein. Ainsi, pour les prochaines années, je vous propose de donner une nouvelle ampleur à "Paris-plage" et d'étendre cette opération à d'autres berges parisiennes comme, par exemple, pour le canal Saint-Martin, pour le bassin de la Villette ou pour le Port de l'Arsenal. Ceci doit pouvoir s'envisager en concertation avec les arrondissements concernés.
Et puisque vous parliez à la dernière séance de faire ce que Jacques CHIRAC avait promis il y a quinze ans, nous pourrions évoquer à nouveau cette promesse de pouvoir se baigner dans la Seine.
Sans aller jusque là, j'avais proposé il y a quelques mois de créer une piscine temporaire dans le canal Saint-Martin. En effet, le grand défaut de "Paris-plage" est qu'on ne peut s'y baigner. Je vous soumets donc cette idée de piscine en structure souple et amovible dans le canal Saint-Martin qui serait installée le temps d'un bout d'été.
Une autre possibilité consisterait en une amélioration de la qualité de l'eau du canal pour atteindre la qualité d'eau de baignade, ce qui semble plus réaliste que pour la Seine.
Voici quelques propositions et quelques idées pour améliorer encore une manifestation dont le succès de l'édition 2002 ne demande qu'à être renouvelé.
(Applaudissements sur les bancs du groupe "Les Verts").
M. LE MAIRE DE PARIS. - J'attendais les applaudissements...
Je vous remercie de toutes vos suggestions et toutes doivent être examinées.
Simplement, il faut éviter que tel ou tel parti tente de récupérer les opérations. Il me semble que sur "Paris-plage", il y a une ?uvre assez collective et dire que c'est fait par "Les Verts" risque de devenir à peu près aussi ridicule que quand un élu de l'opposition dit que c'est lui qui a créé "Paris-plage" !
La parole est à M. BARIANI.
Je ne vise personne en particulier...
M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Qui a dit cela ?
M. LE MAIRE DE PARIS. - Un élu de l'opposition à la télévision récemment encore.
Mais j'ai fait exprès de ne pas citer le nom, alors ne m'obligez pas à souligner.
Monsieur BARIANI ?
M. Didier BARIANI. - Merci, Monsieur le Maire.
Nous ne revendiquons pas, en ce qui nous concerne, la paternité de cette opération et l'attention de ma collègue Elisabeth de FRESQUET et de moi-même a été tout particulièrement attirée sur la réédition de l'opération "Paris-plage".
Bien sûr, revoilà de nouveau "Paris-plage". On a presque envie de dire "enfin", tant cette locution annonce déjà les premiers beaux jours et la grande saison parisienne, celle qui commence avec le Printemps du Cinéma, qui trouve son point d'orgue avec la quinzaine de Rolland-Garros et qui place en perspective le défilé du 14 juillet. Tout ce qui fait que "Paris-plage" est un événement nouveau et désormais accepté. Tout ce qui fait que Paris restera toujours Paris quoi qu'il arrive.
Mais c'est aussi "Paris-plage" avec ses premiers engagements financiers qui seront suivis d'autres délibérations et qui feront que l'événement sera certainement, en 2003, plus onéreux que l'année précédente.
Aucun d'entre nous, bien sûr, ne pourrait supposer qu'il y a quelque chose d'un peu obligé à rééditer une fête dont vous seriez, Monsieur le Maire, l'unique instigateur...
M. LE MAIRE DE PARIS. - Non, non, surtout pas.
M. Didier BARIANI. - ... Mais voilà surtout un nouveau "Paris-plage" plus programmé, plus institutionnel, avec sa validation matérielle, sa conceptualisation scénographique et son évolution du plan de situation.
J'avoue que, sérieusement, cette délibération précédant de peu celle - légitime - sur la sécurisation de "Paris-plage" et de la "Nuit-blanche", tend à attribuer 100.620 euros hors taxes à la S.A.R.L. "Nez Haut", domiciliée à Montaran, dans le Gard, chargée de la conceptualisation scénographique du "Paris-plage 2003".
Pour ce montant, qui n'est pas modeste, Monsieur le Maire, cette société sera chargée (je cite) : "d'établir le bilan de l'année dernière que la presse et les Parisiens ont déjà largement fait, de créer de nouveaux sites, comme s'ils n'existaient pas déjà dans le prolongement naturel du site initial". Nous observons toutefois que nous avons affaire au même titulaire que l'année dernière, M. Jean-Christophe CHOBLET, agissant au nom d'une nouvelle société et, en toute simplicité, reconnaissons qu'il lui sera difficile d'être juge et partie dans son appréciation de l'événement de 2002.
Parmi les nouvelles prestations, nous avons noté la création d'un nouveau mobilier. C'est vrai qu'il tarde déjà à chacun d'entre nous de voir et d'apprécier le nouveau design des chaises longues, des cabines de plage et parasols. Si nous étions plus insidieux, nous dirions : pourquoi ne pas lancer une ligne de mobilier, une ligne de vêtements de bain... Cela permettrait de rapporter quelques euros supplémentaires tout en fidélisant année après année la clientèle.
Mais nous arrêtons là la déclinaison de ces prestations budgétées tout en nous interrogeant sur leur réelle nécessité.
"Paris-plage" méritait sans doute d'être amélioré mais on a l'impression que vous cherchez à aller bien au-delà et au-delà de ce que vous avez peut-être dit vous-même avec l'intention finalement de changer beaucoup de choses.
Et l'appel des partenaires privés laisse d'ailleurs craindre que cet été tout coûtera plus cher et qu'au bout du compte vous nous demanderez de valider un changement d'échelle et un changement de portée de cette opération.
Notre vote d'aujourd'hui ne suppose donc en rien notre approbation sur l'ensemble de l'opération, car nous ne pouvons donner notre accord à tout sans information supplémentaire et sans justification indispensable.
Du fait de cette attitude de prudence que, nous en sommes sûrs, vous comprendrez, comme l'année dernière, il n'y aura donc pas de blanc seing de notre part.
(Applaudissements sur les bancs du groupe U.D.F.).
M. LE MAIRE DE PARIS. - La parole est à M. LECOQ.
M. Jean-Didier BERTHAULT. - Merci, Monsieur le Maire. J'interviendrai pour mon collègue Jean-Pierre LECOQ.
Monsieur le Maire, mes chers collègues, ce mémoire qui traite de l'opération "Paris-plage" dans sa future édition 2003 est pour moi - ainsi que pour mes deux collègues concernés : Jean TIBERI pour le 5e et Michel DUMONT pour le 7e - l'occasion de vous dire que nous sommes préoccupés par l'intention que l'on vous prête d'étendre cette opération sur les quais de la Rive gauche.
Si nous n'y sommes pas opposés par principe, en revanche il nous semble indispensable d'être écoutés, d'être entendus - et nous l'espérons suivis - dans la définition, l'éventuelle scénographie et les thèmes qui seront mis en ?uvre cet été sur les quais.
J'ajoute que les déclarations successives du Maire sur le recours à des entreprises privées qui deviendraient les partenaires, les sponsors de l'opération, suscitent bien des interrogations.
Comment envisage-t-on d'associer des entreprises privées à cette opération ? Quelles en seraient les contreparties ?
Il est impensable que sur les berges de la Seine classées au patrimoine mondial des entreprises puissent faire la promotion de leurs produits même en contrepartie d'une contribution généreuse.
De deux choses l'une : ou les entreprises partenaires s'associent à l'opération en se contentant de leur statut d'entreprise mécène associée ou bien alors il faut se passer d'elles...
S'agissant de la Rive gauche, dont les quais sont bordés de maisons anciennes, de palais qui font face à Notre-Dame, au Palais de Justice, au Louvre, on ne peut reproduire l'opération "chaises longues et crème solaire" de l'année dernière sur la Rive droite.
Rive gauche, il faut non seulement associer les commerçants des quais, mais aussi tous les acteurs culturels, qu'ils soient bouquinistes, libraires ou que ce soit une des grandes institutions présentes comme l'Hôtel des Monnaies ou l'Institut.
Il conviendra aussi de recueillir les avis des conseils de quartiers concernés : pour le 6e, le conseil Monnaie-Beaux-Arts et le conseil Saint-Germain-des-Prés qui ont émis des v?ux demandant à être consultés.
Monsieur le Maire, nous n'accepterons pas d'être mis devant le fait accompli sur cette opération.
Vous avez suffisamment de temps à votre disposition pour mener sur ce dossier une concertation exemplaire, que nous avons réclamée dès l'automne dernier lorsque nous avons appris que vous envisagiez de l'étendre en 2003 à la Rive gauche !
Le temps qui vous est imparti aujourd'hui est beaucoup plus bref ! Mais vous ne ferez pas l'économie de la concertation, Monsieur le Maire.
En outre, l'opération "Paris-plage" étant d'un coût particulièrement élevé, de plus de 2 millions d'euros, un marché global divisé en plusieurs lots permettrait d'avoir une vision claire de son coût réel.
Pour toutes ces raisons, nous ne pouvons, Monsieur le Maire, voter favorablement ce mémoire.
M. LE MAIRE DE PARIS. - La parole est à Mme KUSTER.
Mme Brigitte KUSTER. - Monsieur le Maire, je voudrais d'abord regretter que ce soit par le biais d'une délibération technique que nous soyons amenés à évoquer une manifestation importante.
En effet, dans l'ordre du jour de la 3e Commission, ce projet de délibération dans le cadre de "Paris-plage" est intitulé "autorisation à M. le Maire de signer un marché sur appel d'offres". Or, en fait, il s'agit d'un marché passé directement avec une entreprise, sans mise en concurrence. Ce lapsus est très révélateur car vous n'auriez pas du appliquer l'article 30 du Code des marchés mais mettre en concurrence comme c'est indiqué.
Pourquoi en avoir décidé autrement ? La transparence de votre gestion n'y gagne pas, j'allais dire une fois de plus.
Vous nous demandez aussi par ailleurs d'approuver le principe de l'opération "Paris-plage" au détour d'un simple article d'une délibération technique, ce qui au vu de l'événement est quand même pour le moins étonnant. Auriez-vous donc quelques inquiétudes à ouvrir le débat ? Ne seriez-vous pas prêt à nous donner plus d'informations sur la prochaine édition ?
Nous aimerions avoir en effet un minimum d'éléments en ce qui concerne cette opération, comme les animations, de façon à ce que "Paris-plage" ne se transforme pas en "Paris-foire", sur un site - rappelons-le - classé patrimoine mondial de l'UNESCO.
Nous aimerions également connaître les mesures d'accompagnement initiées pour limiter au minimum les conséquences sur la circulation générale.
Nous aimerions aussi connaître le coût global prévu comprenant les dépenses budgétaires et la valorisation par les services de la Ville. Mais par ailleurs et surtout, cette opération, Monsieur le Maire, ne pourrait-elle pas être l'occasion d'avoir une réflexion plus globale sur l'aménagement des bords de Seine ? En effet, qu'en est-il du "projet Seine" initié sous la précédente mandature ? Au-delà du ludique et du festif, n'est-il pas temps de penser à des aménagements pérennes, à revoir l'illumination de certains ponts pour poursuivre le remarquable chantier de mise en valeur des ponts et des voies sur berge engagé par la précédente mandature ? Le temps également peut-être de ravaler certains murs ? Sur toutes ces questions nous attendons vos réponses pour que "Paris-plage" s'inscrive dans un pré-projet pour revitaliser la Seine et ses abords.
Je vous remercie.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Monsieur DARGENT, vous avez la parole.
M. Claude DARGENT. - Oui, Monsieur le Maire, chers collègues, on se souvient du succès de l'opération "Paris-plage" l'année dernière. Cette opération qui a rassemblé plus de 2 millions de personnes et beaucoup de Parisiens et de Franciliens qui sont venus à Paris pendant une partie, voire pendant tout l'été, leur a permis de profiter d'un moment de loisir et de plein-air.
Je tiens ce succès pour celui de l'ensemble de la Municipalité parisienne et plus généralement de l'ensemble de la majorité municipale et je crois qu'il y a lieu ici de s'en féliciter.
Alors, à écouter les interventions de l'opposition ce matin on croit discerner une évolution par rapport à ce dossier, tout simplement parce que les faits sont là. Rappelons-le, il y a un an la droite était diamétralement opposée à ce projet. Mme KUSTER nous promettait dans "Le Figaro" Paris-bouchons, elle condamnait par avance la prise en otage des Franciliens sous prétexte qu'ils sont automobilistes. Il faut de temps en temps se souvenir de ce que l'on dit.
Aujourd'hui, évidemment, le ton est un peu différent et il est un peu plus modéré. Simplement la droite visiblement est moins opposée aujourd'hui au principe même de l'opération qu'à ses modalités et qu'à son éventuelle extension. Une fois de plus on constate ainsi que la droite et notamment la droite parisienne est souvent en retard d'une guerre.
Je crois qu'il faut ce matin, Monsieur le Maire, se féliciter de la reconduction de cette opération. Maintenant il est clair que son succès l'année dernière n'empêche pas un certain nombre d'adaptations et un certain nombre de modifications et je souhaiterais donc savoir quelles modifications sont envisagées aujourd'hui pour cette édition 2003 de l'opération "Paris-plage".
Je vous remercie.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci.
La parole est à Denis BAUPIN.... Vous redemandez la parole, Madame KUSTER ?
Mme Brigitte KUSTER. - Oui.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Si vous appelez cela une mise en cause, qu'est-ce que je devrais dire ! Je devrais demander la parole toutes les trois secondes. Allez-y si vous souhaitez encore dire une phrase.
M. Alain LHOSTIS, adjoint. - Vous avez été mise en relief.
Mme Brigitte KUSTER. - Je veux juste indiquer que j'espérais à l'époque que "Paris-plage" ne deviendrait pas "Paris-bouchons". Je n'ai pas dit que c'était le cas, c'était un souhait, ce n'est pas la même chose de dire que je souhaitais quelque chose et de prendre les devants.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Comme chacun sait, l'année dernière quand nous avons lancé "Paris-plage" l'opposition municipale a été enthousiaste !
Vous vous souvenez ?
(Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste et radical de gauche).
Elle a tellement été enthousiaste que, quelques mois après, l'un d'entre eux disait : "Mais "Paris-plage", c'est moi qui l'ai créé !"
M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - Qui ?
M. LE MAIRE DE PARIS. - Monsieur TIBERI, c'est un plaisir de vous donner la parole.
M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - C'est un plaisir partagé. Je n'ai jamais dit que j'avais fait "Paris-plage" !
(Protestations sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche, du Mouvement républicain et citoyen, communiste et "Les Verts").
M. LE MAIRE DE PARIS. - J'ai le script !
M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - J'ai dit que moi et mon équipe avions fait de la restauration, de la mise en valeur de la Seine et des berges de la Seine, une priorité. Je vous renvoie à tous les débats qui ont eu lieu à l'époque. C'est une réalité ! Les berges, les ponts, tout cela a été valorisé. Première observation.
Deuxièmement, il n'y a pas eu la fête que vous avez décidée, il y a eu les fêtes de la Seine qui ne duraient pas plusieurs semaines mais plusieurs jours et qui avaient un succès très grand. Il y avait des centaines de milliers de Parisiennes et de Parisiens. Ce n'est pas la même chose, mais il y a eu tous les ans, plusieurs jours, les fêtes de la Seine. Je n'ai jamais employé le terme que vous avez utilisé.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Si ! Je tiens à votre disposition deux vidéos. Vous dites dans deux émissions de télévision : "Mais "Paris-plage", c'est moi qui l'ai créé !" à telle enseigne que ma réaction a été d'éclater de rire.
M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - J'apporte un démenti formel.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Ce n'est pas grave.
La parole est à M. BAUPIN.
M. Denis BAUPIN, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Beaucoup de choses ont été dites et des réponses ont été apportés sur cette délibération. Je ne reviendrai pas sur le grand succès populaire souligné par un certain nombre de nos collègues au sujet de l'opération "Paris-plage".
Mme NENNER a souligné que l'opération "Paris-plage" dépasse l'aspect déplacement en raison du dispositif culturel, sportif, touristique qui accompagne cette opération. Elle a fait un certain nombre de suggestions qui concernent l'extension des opérations "Paris respire". Nous aurons l'occasion d'y revenir puisque cette opération reprendra au printemps prochain. J'indiquerai bientôt quelles extensions pourront être mises en place dès le printemps prochain.
En ce qui concerne l'intervention de M. BARIANI, que je remercie de souligner le fait que "Paris-plage" fait désormais partie du patrimoine de Paris, je voudrais lui préciser qu'à partir du moment où on choisit un concepteur, il est difficile de savoir à l'avance quelles seront ses propositions d'organisation de l'opération.
Je voudrais vous rassurer sur le montage juridique de l'opération. Il s'appuie sur l'article 30 du Code des marchés publics relatif aux services culturel, récréatif et sportif.
En ce qui concerne les partenaires qui seront choisis par la Municipalité, il est clair que l'objectif est que l'opération coûte moins cher aux contribuables. C'est dans cet état d'esprit que le choix des partenaires sera fait.
Bien évidemment, une charte sera mise en place en matière de discrétion de ces soutiens. Il ne s'agit pas de transformer les berges de la Seine en une autoroute envahie par des panneaux publicitaires, bien au contraire !
Avec "Paris plage", nous voulons réaffirmer au contraire que les berges de la Seine appartiennent à l'ensemble des habitants de Paris et à ceux qui se baladent. Comme le rappelait M. DARGENT, cette opération a réussi l'année dernière. Soyez assurés que les questions de circulation seront aussi largement prises en compte dans la préparation de "Paris-plage" pour l'année 2003.
(Applaudissements sur les bancs des groupes "Les Verts" et socialiste et radical de gauche).
M. LE MAIRE DE PARIS. - Je veux ajouter quelques mots car je me sens une petite responsabilité dans cette affaire.
Oui, "Paris-plage" a été conçue pour les centaines de milliers de Parisiens qui ne partent pas en vacances.
Je crois que vous ignorez que des centaines de milliers de Parisiens et d'habitants de banlieue ne partent pas en vacances.
L'idée m'en est venue l'été 2001 quand j'ai croisé une personne âgée sur les berges qui avaient été fermées à la circulation qui m'a dit : "Je ne pars pas l'été, je ne peux pas partir" et qui m'a donné quelques idées.
C'est effectivement d'abord pour eux, et je me réjouis que les autres qui prennent aussi des vacances en profitent en même temps.
C'est un lieu qui, en tout cas, en 2002, a été un lieu de brassage extraordinaire : Paris, banlieue, touristes, jeunes, vieux, Ivry, 16e arrondissement... Puisqu'un élu du 16e m'interpellait, je croisais pique-niquant à 21 heures fin juillet des gens d'Ivry et des gens du 16e ! Et alors ? Cela vous dérange ?
Je tiens à votre disposition les milliers de lettres de gens de toutes sortes qui se sont réjouis de se retrouver au bord de la Seine et de considérer que les bords de la Seine étaient quand même plus agréables à vivre pour eux que pour les voitures.
(Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste et radical de gauche).
Nous considérons effectivement que chaque expérience peut être améliorée. Qu'avons-nous décidé après l'été 2002 ? C'est de faire un bilan de ce qui avait été réussi et raté, de la demande des usagers, pour préparer une édition 2003 qui doit tenir compte de la demande considérable, donc d'un nombre plus grand de personnes qui vont vouloir profiter de "Paris-plage" et d'un service plus grand que l'on veut leur donner.
J'ajoute et j'y insiste qu'effectivement j'ai voulu que cela coûte moins cher aux contribuables parisiens, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y aura pas plus d'argent mobilisé. Et alors ? Oui, j'assume le fait que je souhaite que des entreprises participent à cette opération populaire et soient discrètes.
Et je vous donne rendez-vous à l'été 2003 pour voir si on peut solliciter les entreprises privées sans en faire une foire publicitaire ! Rendez-vous sur les quais de la Seine l'été prochain, et vous verrez !
Ensuite, je souhaite que l'on améliore l'offre et que l'on maintienne la gratuité pour tout ce qui sera culturel, ludique et sportif.
Enfin, je veux vous dire que cela a été une des occasions majeures pour le personnel de la Ville de Paris de faire en sorte que des services très différents travaillent entre eux et avec une motivation particulière. Je l'ai déjà dit à l'époque, mais je souhaite qu'à nouveau on en tienne compte et je me tourne vers l'Adjoint chargé des Ressources humaines : "Paris-plage" est aussi une occasion de démonstration de ce que vaut le personnel de la Ville, de ce qu'il aime faire, de ce dont il est fier de donner aux Parisiens.
J'entends que cette dimension ne soit pas absente de l'édition 2003.
Voilà, mes chers collègues, quelques informations et quel est l'état d'esprit que je tenais à vous donner à cette occasion.
Je mets maintenant aux voix, à main levée, le projet de délibération SG 7.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, SG 7).
Je vous remercie.