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Avril 2002
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65 - QOC 2002-313 Question de M. Yves GALLAND et des membres du groupe Union pour la démocratie française à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police à propos des couloirs de bus en site propre et des conditions de circulation dans Paris

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2002


Libellé de la question :
"Les couloirs de bus réduisent la largeur de la chaussée accessible aux voitures. Ils créent ainsi un effet d'entonnoir aux endroits où débutent les banquettes de mise en site propre.
Les véhicules qui s'agglutinent pour libérer la voie de droite finissent par paralyser le carrefour le plus proche et les voies qui s'y rattachent.
C'est notamment le cas de la place du Châtelet en dehors des heures creuses, et ce malgré le renfort de plusieurs équipes d'A.S.P.
Si bien que, non seulement les voitures n'avancent plus, mais les bus eux-mêmes, pour lesquels ce dispositif a été créé, ne peuvent accéder à des couloirs désespérément inutiles.
Il est envisagé de poursuivre dans cette logique, due par des accords passés. Dans ces conditions, les Parisiens s'interrogent sur la cohérence du plan de circulation prévu dans la Capitale avec les objectifs affichés.
Au final, combien d'A.S.P. M. le Maire de Paris et M. le Préfet de police seront-ils contraints d'affecter aux problèmes de circulation plutôt qu'à des missions de surveillance ?"
Réponse (M. Denis BAUPIN, adjoint) :
"L'attractivité du réseau d'autobus parisien est liée à ses performances, notamment en matière de vitesse commerciale et de régularité.
La Municipalité, conformément à son contrat de mandature, entend bien mettre en ?uvre les mesures qui s'imposent en la matière.
L'effet d'entonnoir évoqué, qui reste à démontrer, peut toutefois s'expliquer par le fait que les protections des couloirs d'autobus ne sont pas actuellement continues.
Dès lors, qu'elles le seront, l'observation faite n'aura plus cours.
Par ailleurs, aucune augmentation substantielle, de l'engorgement des carrefours, notamment place du Châtelet n'a été constatée, sauf situation exceptionnelle. En tout état de cause, ce site fera l'objet d'un traitement spécifique à l'occasion des aménagements de la ligne "Mobilien 38" qui devraient être réalisés dès cette année.
Quant aux A.S.P., leur action s'avère efficace dans la mesure où dans des situations difficiles et au niveau des carrefours, ils arrêtent le flux de circulation des axes encombrés au bénéfice des voies transversales.
Il convient, de rappeler que sur les axes supportant un trafic important, les gestions des feux tricolores sont gérées de façon centralisée grâce au Système urbain de régulation des feux (SURF 2000). Ce système adapte le régime de fonctionnement des feux à la demande constatée tant pour la circulation générale que pour la traversée des piétons.
Sur un plan plus général, la cohérence de l'ensemble de la politique menée par la Municipalité en matière de transports et de circulation, et plus globalement de ses implications en matière de qualité de vie et de l'environnement des Parisiens, sont au coeur de l'élaboration du Plan de déplacements de Paris."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Dans le cadre de son Programme de développement et d'amélioration des transports en commun, la Ville de Paris a aménagé un certain nombre de couloirs bus protégés supplémentaires.
La création de ces couloirs s'inscrit dans le cadre du Plan de déplacements urbains de la Région d'Ile-de-France, qui vise à requalifier l'espace public au profit des circulations douces et des transports collectifs.
Les aménagements précités peuvent, en raison de la réduction de l'espace consacré à la voiture, engendrer des files d'attente de voitures, particulièrement sur la voie de droite, lorsqu'il s'agit de franchir le couloir réservé pour tourner à un carrefour.
Cela étant, malgré les ralentissements pouvant être constatés à certains carrefours, la vitesse et la régularité des autobus ont été sensiblement améliorées sur leur trajet global au sein des couloirs protégés, ce qui était le principal but recherché.
Par ailleurs, je vous précise qu'à la date du 28 mars 2002, 438 agents de surveillance de Paris (A.S.P.) étaient affectés aux Compagnies centrales de circulation de la Direction de l'Ordre public et de la Circulation (D.O.P.C.).
La mission principale de ces agents est de permettre une meilleure gestion des flux de circulation dans la Capitale.
J'ajoute que depuis l'intervention de la loi sur la sécurité quotidienne, le 15 novembre 2001, les compétences judiciaires de ces personnels ont été renforcées, puisqu'ils possèdent désormais la qualification d'agent de police judiciaire adjoint. Leurs possibilités de relever des contraventions au Code de la route demeurent néanmoins subordonnées à la publication d'un décret en Conseil d'Etat en cours de préparation.
Enfin, à terme, 800 A.S.P. seront affectés aux Compagnies centrales de circulation de la D.O.P.C. et encadrés par 200 à 300 policiers ce qui permettra de multiplier par deux les moyens personnels consacrés à la circulation. Ce renforcement particulièrement significatif permettra, sans aucun doute, d'assurer une meilleure gestion de la circulation dans Paris."