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Octobre 1999
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Conseil Général
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8 - 1999, ASES 131 G - Subvention à l'association "S.O.S. Mucoviscidose", Quincy-Voisins (Seine-et-Marne). - Montant : 5.000 F

Débat/ Conseil général/ Octobre 1999


M. Roger ROMANI, président.- Nous passons au projet de délibération ASES 131 G portant attribution d'une subvention à "SOS Mucoviscidose" : Montant 5.000 Francs.
La parole est à Mme HOFFMAN-RISPAL.
Mme Danièle HOFFMAN-RISPAL.- Monsieur le Président, mes chers collègues, vous nous proposez de délibérer aujourd'hui sur l'attribution d'une subvention de fonctionnement en faveur de l'association "SOS Mucoviscidose".
Il est évident que nous n'émettons aucune réserve quant à l'attribution d'une subvention de cette nature. Cependant le projet de délibération que vous nous proposez, comporte, dans la forme, une formulation qui nous heurte et que nous ne pouvons pas ne pas relever.
En effet, il est pour le moins regrettable de mettre en rivalité les malades du sida avec ceux atteints d'autres pathologies.
Ce n'est pas la première fois que nous approuvons le soutien des malades atteints de diverses affections graves. Il est évident que si les traitements du sida ont évolué de manière importante ces dernières années, le problème n'est cependant pas pour autant définitivement réglé, et cette maladie n'est ni enrayée, ni traitée, de manière définitive.
Les contaminations se poursuivent, tout particulièrement dans les milieux dits "en précarité".
Il reste encore et toujours du travail de prévention et de soutien aux malades à organiser. Même si nous sommes amenés à réfléchir sur les évolutions des associations de lutte contre le sida, leur action n'est nullement à opposer à celle d'autres associations dont l'existence correspond également à des besoins spécifiques. Des crédits importants ont été consacrés à la lutte contre le sida, mais il est malhonnête de laisser entendre que c'est la seule pathologie que nous n'ayons jamais prise en compte.
Enfin, il semble nécessaire de rappeler qu'à cette époque, Paris avait le triste privilège d'être la ville d'Europe la plus touchée par cette maladie et aux grands maux seuls conviennent les grands remèdes.
M. Roger ROMANI, président.- La parole est à M. LAFAY.
M. Philippe LAFAY, vice-président, au nom de la 5e Commission. - Madame HOFFMAN-RISPAL, si ce projet de délibération fait référence à la lutte contre le sida, ce n'est pas pour opposer des pathologies entre elles, mais pour rappeler que toutes les pathologies, notamment les plus graves, doivent être l'objet de la même attention que l'infection par le VIH. Paris a, depuis plus de 10 ans, mené un ensemble d'actions destinées à prévenir les risques de contamination par le VIH et à venir en aide aux personnes atteintes. Ces actions pilotes, qui ont contribué à faire reculer l'épidémie, doivent servir de modèles pour d'autres actions de lutte contre les maladies graves et invalidantes. L'aide à l'association "SOS mucoviscidose" doit être replacée dans ce contexte d'élargissement de notre politique en faveur des malades.
M. Roger ROMANI, président. - Merci de la brièveté de votre réponse. Je mets aux voix le projet de délibération ASES 131 G.
Sincèrement, s'agissant du traitement de maladies graves et quelles qu'elles soient, la mucoviscidose ou autres, j'aimerais véritablement que nous puissions manifester notre unanimité.
Que ceux qui sont d'avis de l'adopter veuillent bien lever la main ?
Avis contraire?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (1999, ASES 131 G).