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Octobre 1999
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Conseil Général
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4 - 1999, DPP 1 G - Politique de la ville. - Subventions à des associations menant des actions de prévention de la délinquance. - Montant total : 465.000 F

Débat/ Conseil général/ Octobre 1999


M. LE PRÉSIDENT. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DPP 1 G portant attribution de subventions à des associations sur la prévention de la délinquance.
Je donne la parole à Mme Malvina PIN.
Mme Malvina PIN.- Merci, Monsieur le Président.
Je vais être extrêmement brève. Nous sommes toujours contents de voir des subventions en faveur d'associations menant des actions de prévention de la délinquance.
Je demanderai un vote dissocié car nous ne voterons pas pour l'association " Aux captifs la libération " pour les mêmes raisons que précédemment, étant donné le prosélytisme de cette association. Par contre nous émettons un vote favorable pour les autres.
M. LE PRÉSIDENT. - Merci, Madame.
Madame TAFFIN, vous avez la parole.
Mme Benoîte TAFFIN.- Merci Monsieur le Président.
La politique de la collectivité parisienne, comme dans les départements limitrophes, est un échec complet, ce qui ne serait pas très grave si ce n'était bien sûr un gouffre financier.
Aujourd'hui, avec ce projet de délibération, il nous est proposé d'aider quatre associations allant principalement à la rencontre des jeunes en difficulté dans tel ou tel quartier de Paris. Le point commun à ces demandes : elles portent sur des sommes d'argent très importantes.
Je prends l'exemple de l'association "Atelier rue club 75" qui dispose d'un département d'accueil dans le 18è arrondissement. Le budget prévisionnel de la seule action qui nous est présentée dans le cadre de ce projet de délibération s'élève à 1.950.000 francs. Or, en 1998, douze jeunes ont été hébergés pour des durées de deux à dix semaines. Faites le calcul. Cela correspond à un hébergement de grand luxe ou plutôt cela veut dire que l'accompagnement psychologique offert à ces jeunes en difficulté dépasse tout simplement les moyens de notre collectivité.
Je pourrais également prendre le cas de l'association que je connais assez bien "Aux captifs la libération". En l'occurrence, il s'agit d'une action limitée à un quartier du 12ème arrondissement, sans doute celui qui touche le bois de Vincennes. Un projet serait mis en ?uvre pour un coût de 1.154.601 francs. Il s'agit de mener des opérations de prévention de la prostitution. L'association va au devant des personnes prostituées et, dans le secteur concerné par l'opération dont il est question dans le projet de délibération, en 1998, elle dit avoir rencontré un peu moins de 700 personnes, soit un peu moins de deux par jour.
Au regard des sommes d'argent engagées et au regard des résultats observés sur le terrain, je considère que la Ville ne doit pas s'engager dans cette direction. Les deux autres actions qu'il nous est demandé de subventionner sont sans doute moins onéreuses mais j'ai les mêmes doutes sur leur pertinence et sur leur efficacité.
C'est la raison pour laquelle les élus indépendants voteront contre ce projet de délibération.
Merci, Monsieur le Président.
M. LE PRÉSIDENT. - La parole est à M. GOUJON.
M. Philippe GOUJON, au nom de la 3e Commission.- Monsieur le Président, malgré le caractère un peu décousu des interventions, j'ai constaté que les orateurs qui se sont exprimés ont surtout insisté sur l'association "Aux captifs la libération" et je regrette d'ailleurs les propos qui ont été tenus, notamment par Mme Malvina PIN, qui fait preuve d'un anticléricalisme primaire, auquel elle nous a accoutumé puisqu'elle avait déjà exprimé les mêmes positions, il y a quelques mois, sur cette association.
Je crois qu'à partir du moment où des associations luttent contre la dérive dans la prostitution, luttent pour la réinsertion des jeunes marginalisés, essaient d'arracher au milieu proxénète et à la prostitution des jeunes, à partir du moment où leur compétence est fondée et où aucune discrimination religieuse n'est établie, il revient à la collectivité de les aider et, pour notre part, cela fait de longues années que nous collaborons avec cette association, dont le président s'est vu remettre sa Légion d'Honneur par l'Abbé Pierre lui-même.
Nous souhaitons donc évidemment continuer à ?uvrer avec cette association qui, dans le 12e arrondissement comme dans le bois de Boulogne, dans le 16e, mène une action remarquable, ainsi que sur le Forum des Halles.
J'ajoute que la lutte contre la prostitution et contre la toxicomanie relève du domaine de l'Etat et que c'est une action complémentaire que nous mettons en ?uvre dans le cadre du 11e Plan par une convention passée entre la Ville et l'Etat sur un certain nombre de thèmes, pour aller plus loin que ce qui est fait par les services sociaux en matière d'aide aux jeunes en difficulté et en situation de rupture sociale, d'aide aux victimes, de prévention des violences faites aux femmes, de lutte contre la toxicomanie et la prostitution et de prévention de la récidive.
Il s'agit bien là d'une initiative supplémentaire par rapport aux moyens, très importants, consacrés à la politique de la ville menée avec beaucoup de force et de compétence par notre collègue Didier BARIANI, en plus, bien sûr, de l'effort du Département en matière de prévention spécialisée, effort qui augmente d'année en année.
Je vous remercie.
Mme Malvina PIN.- On n'est pas obligé de passer par la prière pour avoir la rédemption !
M. LE PRÉSIDENT. - Je mets aux voix tout d'abord, à main levée, la subvention de 80.000 francs à l'association "Aux captifs la libération".
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Cette subvention est adoptée.
Je mets maintenant aux voix, à main levée, le projet de délibération DPP 1 G dans son ensemble.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Il est adopté. (1999, DPP 1 G)