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Mai 2009
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2009, DDATC 75 - Subvention - Fonds du Maire - à l'association "Jaurès Pantin Petit-J2" du 19e. - Montant : 10.000 euros.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2009


 

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Mes chers collègues, nous examinons maintenant le projet de délibération DDATC 75 relatif à l'attribution d'une subvention Fonds du Maire à l'association Jaurès Pantin Petit J2, dans le 19e arrondissement, pour un montant de 10.000 euros.

La parole est à Mme Anne-Constance ONGHENA.

Mme Anne-Constance ONGHENA. - Je reviens dans mon arrondissement pour un projet de délibération pour l'association J2P. Ce mois-ci, on nous demande de voter une subvention de 10.000 euros via le DDATC 75 sur fonds du maire, sans aucune précision sur l'utilisation de ces fonds.

Dans l'ordre du jour, il y a le DPVI 32, par lequel vous allez nous demander de voter une subvention pour cette même association de 8.236 euros.

Le mois dernier, nous avons voté une subvention de 4.000 euros sur un budget de la DJS, ce qui représente beaucoup d'argent quand Mme LEPETIT nous a expliqué qu'elle ne pouvait financer toutes les campagnes d'affichage qu'elle souhaiterait pouvoir réaliser et qui seraient utiles pour les Parisiens.

Cette association a reçu l'an dernier 161.000 euros de subvention sur fonds municipaux. Dans les documents, nous regrettons une fois de plus que l'utilisation de ces fonds ne soit jamais précisée et que très peu souvent, nous ayons des éléments d'appréciation globaux sur les projets financés par la Ville de Paris.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - La parole est à M. Hamou BOUAKKAZ.

M. Hamou BOUAKKAZ, adjoint, au nom de la 5e Commission. - Le vivre-ensemble à Paris est une fleur fragile qu'il convient d'arroser. Vous le savez, en ces temps de crise, le vivre-ensemble à Paris repose sur notre intelligence collective mais il repose aussi sur le militantisme, le dévouement, l'engagement de milliers de citoyens qui, plutôt que de rentrer chez eux et de regarder leur télévision, se préoccupent de leur voisinage et des plus exclus et des plus précaires d'entre nous.

Comme vous le savez, Madame la Conseillère, L'association J2P, qui est aujourd'hui un centre social - vous faisiez allusion à une subvention plus importante l'année dernière joue un rôle très important dans un quartier à forte difficulté sociale, un quartier dans lequel, je tiens à la saluer, la mairie du 19e met une énergie considérable. Elle joue un rôle très important pour réguler, pour animer et pour faire en sorte de préserver le lien social.

Vous faites allusion à une difficulté de transparence, à une difficulté de vous y retrouver dans les soutiens financiers. Vous avez vous-mêmes répondu à votre question : quoi de plus transparent que des subventions attribuées par direction, attribuées par chantier, pour vous permettre d'embrasser la pluralité des activités de cette association ?

Je vous encourage, Madame ONGHENA, à visiter ce centre social pour vous rendre compte de la disparité entre la faiblesse relative des subventions reçues et l'énormité de l'énergie déployée au service des plus faibles.

Madame ONGHENA, la vraie question à se poser aujourd'hui, je la pose avec une certaine gravité, c'est une nouvelle fois la conséquence tragique qui va survenir après le désengagement massif de l'État vis-à-vis de ces centres sociaux.

Mes chers collègues du groupe U.M.P., j'aurais vraiment aimé que cette question fasse l'objet d'un consensus, parce que le vivre-ensemble à Paris n'est pas une question politique, mais ce désengagement financier de l'État nous fait craindre le pire pour ces centres sociaux qui ont d'ailleurs dit : "et si on arrêtait tout". Pour nous tous, quelle que soit notre appartenance politique, il n'y aurait pas de drame plus grand que la disparition de ces moteurs de liens sociaux que sont les centres sociaux. Voilà le fond.

Pour ce qui est de la transparence, nous continuons, parce qu'elle est toujours perfectible, de la développer.

Vous aurez à connaître dans les toutes prochaines semaines une communication sur la décentralisation d'un certain nombre de subventions, vous aurez à connaître à travers une inspection générale à laquelle nous avons fait procéder, des améliorations sur la manière dont sont contrôlées, attribuées puis évaluées les subventions aux associations.

Sur cette question, comme sur toutes les autres, je nous invite tous à être constructifs.

Merci beaucoup.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Je mets aux voix le projet de délibération DDATC 75?

Les explications de vote sont sur les v?ux, Madame, en règle générale. Vous avez fait une intervention qui, de facto, est une explication de vote quand on s?inscrit sur un projet de délibération.

Je veux bien que vous repreniez la parole, mais 30 secondes, très rapidement.

Mme Anne-Constance ONGHENA. - Je vais reprendre la parole 30 secondes, très rapidement, pour dire à M. BOUAKKAZ que je suis tout à fait d'accord avec lui, une fleur fragile s?arrose, mais vous allez rapidement avoir un problème d'eau.

Vous parlez de transparence, formidable ! Continuez sans cesse vos efforts, parce que la marche à franchir est énorme ! Vous parlez de chantier, super ! Sauf que dans les projets de délibération, les chantiers sont assez peu explicités.

Nous voterons néanmoins cette subvention.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint, président. - Je mets à présent aux voix, à main levée, le projet de délibération DDATC 75.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2009, DDATC 75).

Nous suspendons la séance et la reprendrons à 14 heures 30.